Ségolène Royal, Ecologie, hausse prix carburant, gouvernement
Politique

L’ancienne ministre de l’écologie Ségolène Royal n’y est pas allée de main morte contre le gouvernement, critiquant vertement sa politique en matière d’écologie.

« Il n’y a pas une semaine où il n’y a pas un recul sur l’écologie et on comprend mieux la démission de Nicolas Hulot, parce que je pense qu’il avait pressenti cette dégradation sur les questions environnementales ». C’est par ces mots que l’ancienne ministre de l’Ecologie a étrillé la politique du gouvernement au micro de RTL. Une déclaration en réaction directe à la hausse brutale du prix du carburant, annoncée comme étant un moyen de lutter en faveur de l’environnement. Un argument que réfute vertement l’ancienne ministre : « Aujourd’huile gouvernement fait 7 centimes sur le gasoil et encore l’année prochaine 6 centimes sur le gasoil, c’est totalement disproportionné, il faut absolument arrêter cette hausse » et d’ajouter que la hausse est selon elle « pas légale ».

La raison avancée ? Le gouvernement doit respecter l’article 1 de la loi sur la transition écologique datant de 2015 : « Quand vous faites un centime de plus de fiscalité écologique, vous êtes obligés de baisser d’un centime ailleurs la fiscalité pour qu’il y ait une neutralité fiscale par rapport à l’écologie ». Au cours de l’entretien accordé à la célèbre radio, Ségolène Royale a enfoncé le clou encore un peu plus en estimant que « Vous ne pouvez pas du jour au lendemain taxer d’une façon aussi violente les automobilistes sans prendre l’écologie d’une certaine façon en otage ».

Plus encore, Bruno Le Maire a selon l’ancienne ministre « cassé tous les leviers positifs de l’écologie positive», citant les « 10.000 euros pour l’achat de la voiture électrique » et « le crédit d’impôt transition énergétique ».

Politique

Pour les présidentielles 2017, Yannick Jadot présente un programme 100% écolo. Une approche qui tranche nettement avec les autres candidats

 

Voilà un candidat dont on n’entendra certainement plus parler à l’issu du premier tour des présidentielles de 2017 mais qui a comme mérite de porter un projet écologiste ambitieux. Yannick Jadot prône parmi d’autres mesures une France qui carbure à 100% d’énergie renouvelable, qui assure son autonomie alimentaire via le bio et qui tourne le dos définitivement aux énergies fossiles.

 

Etiqueté EELV, Yannick Jadot a comme grand mérite de dire et de prôner ce qu’aucun autre candidat ne fait réellement : l’écologie et la protection de l’environnement devraient être au cœur du programme de tous les candidats. Une “croissance verte” peut être à la clé pour le pays avec la création de plusieurs centaines de milliers d’emplois.

 

100% d’ENR et autonomie alimentaire

 

Parmi les points forts du programme du député européen écologiste, figurent sa volonté de voir la France réussir sa transition énergétique en produisant et consommant 100% d’énergie renouvelable d’ici 2050.

 

En parallèle, cet ancien dirigeant de Greenpeace souhaite que le pays soit totalement autosuffisant en alimentation. Une alimentation locale, paysanne et bio qu’il désire par ailleurs retrouver dans les assiettes des restaurants collectifs. Pour y parvenir, l’homme politique propose d’affecter 50% des fonds issus de la PAC à la conversion des exploitations agricoles françaises vers des modèles durables à défaut d’être bio. Autre point : 1% du bénéfice réalisé par le secteur agro-alimentaire serait destiné à la relocalisation agricole.

 

Beaucoup espèrent que l’expertise et l’expérience de cet écolo convaincu et optimiste serviront la cause d’une équipe électorale aux idées proches des siennes, afin que la protection de l’environnement et l’écologie soient enfin réellement inclus au programme des candidats du second tour.

Politique

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C’est lors d’un de ses voyages autour du monde que Christian Kroll a eu l’idée de créer Ecosia, un moteur de recherche écologique. Une idée originale grâce à laquelle les internautes du monde entier peuvent soutenir un programme de plantation d’arbres dans la forêt amazonienne.

Véritable moteur de recherche qui fonctionne grâce à un partenariat avec Yahoo! et Bing, Ecosia présente la particularité de reverser 80% de ses revenus à l’association brésilienne The Nature Conservancy et son action Plant A Billion Trees. Grâce aux liens publicitaires qui lui permettent d’obtenir un revenu au clic (ou un pourcentage lors d’un achat sur un site partenaire), Ecosia récolte chaque jour l’équivalent de 2.000€ pour la forêt amazonienne.

Disponible dans 28 langues différentes, Ecosia s’est développé à Berlin et s’est fait une renommée mondiale en moins de 4 ans. Le site, qui s’est offert un lifting visuel en août 2013, permet de connaitre le nombre d’arbres replantés, le nombre d’arbres que les internautes ont secourus et, dans un souci de transparence, le relevé des dons effectués par la société.

Les équipes d’Ecosia cherchent également à réduire leurs émissions de CO2, notamment celles générées par les recherches utilisateurs. En effet, chaque requête nécessite l’intervention de serveurs utilisant de l’électricité. Pour compenser cela, Christian Kroll a décidé de faire appel au programme de compensation de carbone de Myclimate.

La start-up berlinoise travaille actuellement sur un nouveau projet : “dans le futur nous allons lancer une fonction shopping avec Ecosia. Ainsi les utilisateurs ne pourront pas seulement comparer les prix, mais ils pourront aussi voir à quel point les produits qu’ils veulent acheter sont durables“.

Politique

EELV : la Région Ile-de-France, pionnière de la lutte contre les paradis fiscaux

La fraude fiscale est un fléau contre lequel il faut lutter d’urgence. Elle représente en effet en France de 60 à 80 milliards d’euros qui manquent cruellement à l’Etat.

Dès 2010, à l’initiative des élu/es écologistes, la région Ile-de-France a été pionnière dans cette lutte. Elle a fait adopter à l’unanimité dès 2010 l’imposition de critères de transparence pour les banques auxquelles la Région a affaire.

Depuis, la région exige ainsi de ses partenaires financiers diverses informations sur leurs activités internationales et sur leurs efforts pour lutter contre la corruption, le blanchiment et la fraude fiscale.

Il leur est demandé de renseigner leurs profits, leur chiffre d’affaires, leurs effectifs et les taxes payées dans l’ensemble des pays où ils sont implantés. Mais les réponses n’ont été que partielles. Les élu/es se sont heurtés à un écueil majeur : les banques ont refusé de jouer le jeu de la transparence et de répondre à ce reporting pays par pays.

Depuis, les outils se mettent en place dans la lutte contre les paradis fiscaux.

Dans la loi bancaire votée à l’Assemble Nationale début février, un amendement écologiste adopté oblige les banques à plus de transparence concernant leurs profits et leurs effectifs.

Grâce aux écologistes, la version adoptée au Sénat va même plus loin dans les informations exigées (chiffre d’affaires, impôts, subventions).

En prolongement de l’action menée il y a trois ans en Ile-de-France, la France devient ainsi le premier pays à faire ce pas important dans la lutte contre les paradis fiscaux.

source article : http://elus-idf.eelv.fr/

Politique

EELV : Fuite de gaz au large de la Mer du Nord

La branche britannique de Total a annoncé avoir cessé la production de pétrole et de gaz sur sa plate-forme d’Elgin-Franklin en mer du Nord et mis en place une zone d’exclusion maritime de deux milles, suite à une fuite de gaz survenue dimanche. Alors que la plateforme dispose d’une capacité de production quotidienne de 280.000 barils équivalent pétrole, 175.000 barils de condensats et 15,5 millions de mètres cubes de gaz, plus de 20 tonnes de gaz se seraient déjà échappées en mer. Bien que jugé à ce stade « minime » quant à son impact sur l’environnement, ce nouvel accident conforte la position des écologistes à vouloir faire adopter un cadre réglementaire européen plus sévère pour ces activités à haut risque.

lire la suite sur : http://eelv.fr/2012/03/28/fuite-de-gaz-au-large-de-la-mer-du-nord-lunion-doit-se-doter-de-regles-plus-strictes/

Politique

5 points du projet présidentiel d’Eva Joly sur la santé :

– 1 % du budget de la santé sera dédié à la politique de prévention et un Institut national de recherche en santé environnementale sera créé.

– le seuil légal d’exposition aux pollutions électromagnétiques sera réduit et des plans d’actions locaux mis en place pour lutter contre la pollution de l’air.

– la logique de fixation des prix des médicaments et de mise sur le marché repose moins sur l’intérêt thérapeutique que sur l’intérêt économique des laboratoires. C’est par la sortie de la confusion entre l’expertise technique et les intérêts industriels du médicament par la transparence, que la France diminuera sa surconsommation de médicaments et fera baisser les prix.

– pour assurer l’accès aux soins de premiers recours sur l’ensemble du territoire, des “maisons de la santé et de l’autonomie” seront créées, regroupant médecins et professions de soins, et comportant un service d’éducation pour la santé et la santé environnementale.

– a l’inverse d’une politique de santé mentale qui assimile psychiatrie et répression, la prévention non stigmatisante sera développée, comme les alternatives à l’hospitalisation et la politique de secteur. La loi du 5 juillet 2011, qui instaure des soins sans consentement à domicile, sera abrogée.

“C’est en visitant une exploitation viticole, en Alsace que j’ai rencontré Patrick. Il a été exposé il y a quelques années à une forte dose de pesticides. Outre les soucis de santé qui ont suivis, il a déclenché, à 35 ans à peine, un Parkinson. Patrick est un battant : depuis, il est passé en bio et met son savoir-faire au profit des autres agriculteurs. Il m’a définitivement convaincue que la prévention est l’avenir de notre santé” indique Eva Joly.

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Eva Joly propose un Grenelle de la Consommation

Eva Joly, candidate écologiste à l’élection présidentielle, a « souhaité réconcilier par cette action les agriculteurs et les consommateurs et montrer l’absurdité d’un système où les paysans ne vivent plus de leur métier quand les consommateurs payent des prix indécents pour s’alimenter. La répartition des coûts de production de notre alimentation, la marge réalisée par les distributeurs, le gaspillage des productions non consommées ne sont pas des fatalités. Il existe des solutions, notamment avec le développement de circuits courts et une transparence accrue des prix de l’agriculture.

C’est pourquoi je propose un Grenelle de la Consommation associant producteurs, diffuseurs, associations de consommateurs et associations environnementales pour faire des économies par l’écologie et promouvoir une alimentation saine, de saison et de proximité, en un mot une alimentation durable pour tous les Français. »

source article : http://evajoly2012.fr

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Réponse d’Eva Joly au Collectif féministe contre le viol, à Osez le Féminisme ! et Mix-Cité

Madame, Monsieur,

Au mois de décembre 2011, vous m’interpelliez dans le cadre de votre campagne « Viol : la honte doit changer de camp ! » sur les mesures pour lutter contre les violences faites aux femmes si j’étais élue à la Présidence de la République.

Nous partageons, je crois, le constat d’échec du gouvernement sortant. Malgréla Grandecause nationale, malgré la loi de 2010, la diminution des subventions allouées aux associations qui accompagnent les femmes victimes de violences souligne cruement le manque de volonté politique pour que cessent les violences sexistes.

Dès 2012, je proposerai au Parlement un projet de loi-cadre contre les violences faites aux femmes afin de suppléer aux insuffisances de la loi de 2010. Cette loi-cadre permettra d’adopter une visée transversale sur ce fléau qui ne révèle que trop dramatiquement l’ampleur des inégalités persistantes entre les femmes et les hommes dans notre pays. Cette loi-cadre, je la souhaite co-construite avec les actrices et les acteurs de terrain. Mais certains éléments fondamentaux peuvent dores et déjà être dévoilés.

Je ne ferai pas l’économie de la prévention. Les campagnes de sensibilisation sont essentielles, nous les élargirons. Mais elles restent insuffisantes pour lutter avec efficacité contre les violences faites aux femmes. C’est pourquoi j’engagerai parallèlement un large plan pour une éducation non-sexiste, à tous les âges. Je développerai également la prise en charge des auteurs de violences par l’ouverture de centres d’accueil spécifiques avec un accompagnement adapté, afin de mettre en place des dispositifs pour enrayer la violence dès que celle-ci est identifiée.

Le deuxième axe de la loi-cadre portera sur l’amélioration de l’accompagnement des femmes victimes de violences.

Comment tolérer dans notre pays que des femmes puissent avoir à payer les soins rendus nécessaires par des violences dont elles ont été victimes ? L’ensemble de ces soins, y compris psychothérapeutiques, sera donc pris en charge à 100% par l’assurance maladie. J’y vois une condition de la justice sociale.

Un meilleur accompagnement des femmes victimes de violences se construit par ailleurs nécessairement par l’augmentation de la dotation publique aux associations qui assument cette mission au quotidien. L’accroissement de cette dotation doit poursuivre au moins deux objectifs : d’une part renforcer la qualité des emplois dans les associations concernées et d’autre part augmenter sensiblement le nombre de logements d’urgence pour les femmes victimes de violence. Les besoins en la matière sont très mal identifiés et il s’agit ici de passer de l’action militante à la mise en œuvre d’une véritable politique publique co-construite. Il s’agit donc :

– d’installer dès 2012 un Observatoire national des violences faites aux femmes, qui permettra de mieux identifier les besoins en termes de nombre de places (hébergement d’urgence et logement temporaire) afin d’y répondre ;

– de débloquer dès 2012 les moyens nécessaires à la mise en place effective de l’ordonnance de protection prévue par la loi de 2010 que nous élargirons au-delà des violences conjugales aux autres formes de violences sexistes.

Les femmes victimes de violences doivent enfin avoir en face d’elles des professionnel-le-s formé-e-s aux spécificités des violences sexistes. Cet impératif sera intégré au plan d’éducation non-sexiste par la rénovation des formations développées dans le cadre de la formation initiale et continue.

Pour finir, je souhaite vous assurer de ma détermination à ce que les affaires de viol cessent d’être « correctionnalisées ».

Meilleures salutations,

Eva Joly

Politique

EELV : Le président rwandais Paul Kagamé a effectué récemment un voyage en France qui s’est achevé le 13 septembre dernier.

Alors que les affaires semblent reprendre entre les deux pays après plus de quinze ans de relations glaciales, Europe Ecologie les Verts (EELV) estime que toute la lumière n’a pas été faite sur l’implication de la France au côté du régime qui a mené le génocide des Tutsis au Rwanda entre avril et juillet 1994.

Le 7 avril dernier, à l’occasion du 17e anniversaire du déclenchement du génocide, EELV publiait le communiqué ci-dessous, en réponse à l’ « Appel citoyen France-Rwanda » qui, un an plus tôt, demandait aux partis politiques de « prendre une position publique sur la nécessité de faire ce travail historique et de s’engager en faveur d’une recherche de vérité et de justice » sur « les graves erreurs d’appréciation » de la France au Rwanda en 1994.

Cinq mois plus tard, et alors que s’engagent des campagnes présidentielles et législatives en France, celui-ci vaut pour nous engagement de gouvernement.

source article : http://www.eelv.fr