Politique

La vice-présidente PS de la région Ile-de-France, chargée du logement, avouait le 18 février dernier occuper un logement social en face du Ministère des Finances. Michèle Sabban qui avait pourtant accusé son petit camarade écologiste, Jean-Vincent Placé, de profiter de son statut d’élu, prouve que la probité n’est pas la vertu première des socialistes…

Le logement social pour les happy few :

Alors que la fondation Abbé Pierre dénombre dans son rapport sur le mal-logement en 2014 1 735 000 ménages en attente d’un logement social, la responsable socialiste occupe depuis plus de dix ans un appartement « cosy » de 70m2 pour un loyer d’environ 1200 euros. D’après les chiffres avancés par le journal Marianne, la conseillère régionale du Val-de-Marne toucherait pourtant près de 48 000 euros de revenus annuels ; on comprend mieux pourquoi il peut lui apparaitre pénible « de devoir se mettre à poil »…

Il y a toujours pire ailleurs…

Après l’hébergement de Jean-Pierre Chevènement, c’est la responsable des logements sociaux qui se réserve donc directement un petit pied-à-terre en dessous des prix du marché. Désormais elle oblige Anne Hidalgo à monter au créneau en rappelant « qu’aucun conseiller de la capitale ne doit être locataire d’un logement attribué par la Ville, sauf exception étudiée par une commission de déontologie ». Une règle de bon sens alors que la nouvelle maire de la capitale a dû finalement avouer un manque de 400 millions d’euros dans la comptabilité de son prédécesseur, Bertrand Delanoë.

Jean-Paul Huchon adepte du clientélisme :

Michèle Sabban n’est pas la seule personnalité à bénéficier des faveurs du petit baron Jean-Paul Huchon ! Le lotissement du XIIIème arrondissement regroupe du beau monde : des médecins, une magistrate, et même une personne haut placée d’Alcatel Lucent. Au sein de la mission d’information et d’évaluation sur le logement, l’opposition dénonce l’opacité voulut par le président de la région et suggère la création « d’une fiche de renseignements afin de connaître les élus qui bénéficient d’un logement social »…

Crédit Photo : AntiCor

Politique

Après le discours de la Ministre de l’Energie, Ségolène Royal, les industriels de la filière renouvelable déchantent. En usant des hyperboles et des effets d’annonce, la responsable politique a pu susciter une attente auprès des professionnels alors que de graves restrictions impactent déjà leurs activités. Pour s’en convaincre, il suffit de reprendre les déclarations de la ministre lors de l’attribution du second appel d’offres pour l’éolien off-shore en les comparant aux mesures publiées au Journal Officiel.

Le 7 mai dernier, la chantre de la démocratie participative annonce la nécessité de «faire évoluer les modes de soutien aux énergies renouvelables ». Cette annonce étant réalisée en pleine attribution d’un appel d’offres pour deux sites d’éoliennes off-shore, la responsable politique précise : « une consultation a été menée sur les pistes d’évolution des mécanismes de soutien (…) Je serai heureuse de réunir prochainement les acteurs pour partager avec eux les résultats de cette concertation ».

Le lendemain,  8 mai , un arrêté gouvernemental est publié au Journal Officiel qui « abroge un texte de janvier 2013 permettant aux installations photovoltaïques équipées de capteurs et/ou de panneaux fabriqués dans un pays de l’Union de bénéficier d’un tarif de rachat de transition énergétique, écologiste, Duflot, Royal, l’électricité majoré de 5 ou 10% ». Considérée comme contraire au droit européen, la décision n’était pas justifiée par les conclusions de la concertation organisée pour réfléchir à l’évolution des tarifs de rachat.

Mais surtout, c’est la réflexion en cours au Conseil d’Etat qui devrait interpeller les énergéticiens. La plus haute juridiction administrative de notre pays est en train de reconsidérer l’aide apportée aux éoliennes terrestres, en accord cette fois avec la Cour de Justice de l’Union Européenne. L’arbitrage qui devrait être retenu quelques semaines après la présentation du rapporteur pourrait mettre fin au « tarif bonifié ».

Pour le reste, le texte sur la transition énergétique qui aurait dû être présenté au Conseil Economique Social et Environnemental en avril, n’est toujours pas sur le bureau du conseil des ministres. Si on en juge par la teneur des décisions politiques qui viennent d’être émises, on comprend mieux pourquoi la chef du parti écologiste, Cécile Duflot, à refuser le poste en évoquant la victoire de la sociale-orthodoxie sur la sociale-écologie…