Edouard Philippe, réforme assurance-chômage
Politique

Le Premier ministre Edouard Philippe envisage très sérieusement d’instaurer un mécanisme de bonus-malus au titre de la réforme de l’assurance-chômage.

C’est au cours d’une conférence de presse donnée fin février que le Premier ministre Edouard Philippe accompagné de la ministre du Travail Muriel Pénicaud en a fait l’annonce. L’exécutif envisage très sérieusement d’instaurer un mécanisme de bonus-malus envers les entreprises. Et ce pour endiguer autant que possible le recours au contrats courts.

Le principe serait de majorer les cotisations sociales pour les entreprises dans lesquelles l’effectif tourne trop fréquemment, dans celles qui multiplient les contrats courts avec la précarité que cela suppose pour les travailleurs. Ces entreprises se verraient alors affliger d’un malus. A l’inverse, les employeurs qui favorisent les embauches en contrats longs, tels qu’un CDI, bénéficierait d’un bonus sur leurs cotisations sociales.

Pour le Premier ministre, le bonus-malus est “clairement sur la table”, une “solution” acceptable d’autant plus que “personne ne nous en a proposé de meilleures”. Il s’agissait même d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

Si rien n’est encore gravé dans le marbre, la ministre du Travail a tout de même indiqué que tout était prêt pour mettre en place ce mécanisme de majoration ou de minoration des cotisations sociales.

Il faut dire que les contrats courts ont littéralement explosé entre 2000 et 2016, ayant été multipliés par 2,5 et qu’ils concernent pour 80% des employés qui sont réembauchés plusieurs fois par le même employeur.

Réforme fonction publique, France, Edouard Philippe
Politique

Dans une lettre adressée au Premier ministre, huit syndicats de la fonction publique demandent le report de la réforme.

La réforme de la fonction publique qui prévoit entre autres la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires sur la durée du quinquennat fait l’objet d’une lettre adressée au Premier ministre Edouard Philippe. Les huit syndicats ( CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et CFTC) demandent entre autres “au moment du Grand débat national (…) la suspension du projet de loi relatif à la Fonction publique et des processus engagés sur la réforme de l’État “

En discussions depuis un an à présent, la réforme doit être présentée en cette mi-février aux syndicats par le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics Olivier Dussopt.

Demande d’embauches et de revalorisation salariale

La lettre adressée au Premier ministre va même plus loin que la demande de suspension de la réforme. Les syndicats réclament une revalorisation salariale des effectifs, un recours modéré au CDD : “À l’inverse des suppressions d’emplois et d’un recours accru au contrat tels qu’envisagés par le gouvernement,  nos organisations syndicales jugent indispensable la création d’emplois statutaires dans tous les services qui en ont besoin.”  “On a l’impression, avec le gouvernement, qu’il y a une concertation ouverte mais que l’on a assez peu de retours sur la prise en compte de nos demandes, a précisé Mylène Jacquot de la CFDT Fonction publique. On a quelques signaux, mais beaucoup trop peu. On souhaiterait que, à partir du moment où l’avant-projet de loi nous sera communiqué, on puisse à nouveau engager un temps de dialogue suffisant pour tenir compte de nos expressions. (…) Il n’y a pas de problème de communication mais de prise en compte de nos demandes par le gouvernement.”  

Avec cette prise de position et cette prise de parole, les syndicats prennent le gouvernement à contre-pied, exprimant clairement leur refus de la réforme. Quelle sera la suite donnée au dossier? Une chose est sûre : les syndicats ont déjà gagné une bataille avec la suppression du plan de départ volontaires et la suppression également de la rémunération au mérite.

Edouard Philippe, réforme assurance-chômage
Politique

Suite à la manifestation des gilets jaunes de samedi 1er décembre, Édouard Philippe reçoit ce lundi l’ensemble des présidents des partis politiques pour envisager des mécanismes et des mesures de sortie de crise. Un débat se tiendra mercredi 5 décembre à l’Assemblée nationale.

L’Acte III du mouvement des gilets jaunes a ouvert sur une contestation sans précédent du pouvoir en place. Paris a été le théâtre d’affrontements d’un niveau de violence jusque là jamais atteint depuis le lancement du mouvement le 17 novembre. Le gouvernement, pris en étau, ne peut plus se contenter de laisser pourrir la situation. Emmanuel Macron a ainsi ordonné à son Premier ministre de recevoir ce lundi les présidents des différents partis politiques : LR, la France Insoumise, PS, Rassemblement national… Tous se succéderont dans le bureau d’Édouard Philippe.

En parallèle, une délégation de représentants des gilets jaune sera également reçue à Matignon afin de trouver des solutions de sortie de crise alors que l’Acte IV du mouvement est d’ores et déjà annoncé pour samedi prochain.

Hausse du SMIC, baisse des taxes sur le carburant, revalorisation des retraites, baisse des impôts… tous les leviers de nature à augmenter le pouvoir d’achat seront débattus. L’exécutif a également fait part d’un débat qui se tiendra Mercredi 5 décembre à l’Assemblée nationale.

Jusque là très silencieux, le gouvernement est désormais acculé, les scènes de rues d’un Paris en feu faisant le tour de la presse et des médias du monde entier. Après avoir répondu aux réclamations d’ordre économique par des arguments d’ordre écologique, Emmanuel Macron n’a désormais plus de marge de manœuvre et doit se rendre à l’évidence que si rien n’est fait en faveur des gilets jaunes, la contestation ne fera que s’amplifier.

Gilets jaunes, Edouard Philippe, Emmanuel Macron
Politique

Suite à la première journée de manifestation citoyenne des Gilets Jaunes, Edouard Philippe a fait savoir que le gouvernement maintiendrait le « cap » qu’il s’est fixé.

290 000 personnes ont manifesté le 17 novembre contre la hausse du prix du carburant, puis près de 50 000 dimanche. Les Gilets Jaunes ont largement fait entendre leur voix dans toute la France. Et le mouvement pourrait bien se poursuivre. Edouard Philippe a assuré dimanche 18 novembre qu’il a bel et bien entendu la “colère” tout en indiquant que le gouvernement maintiendrait le “cap” qu’il s’est fixé. 

Le Premier ministre a profité de son passage dans le JT de France 2 pour expliquer : “Un gouvernement qui changerait de pied en permanence, qui zigzaguerait au gré des difficultés, (…) ne conduirait pas la France là où elle doit être conduite”.

La justification de la hausse du prix du carburant trouve son origine dans la volonté de l’exécutif de vouloir taxer la pollution en allégeant parallèlement les coûts liés au travail : baisse des prélèvement sociaux et meilleure rémunération du travail. 

Edouard Philippe insiste : “Le cap que nous avons fixé, il est bon et nous allons le tenir”.

Suite aux malheureux débordements qui ont entraîné le décès d’une manifestante, le Premier ministre à déclaré : “La liberté de manifestation, ce n’est pas l’anarchie”.

SNCF, grève, Edouard Philippe, cheminots
Politique

Suite à la réunion entre les représentants syndicaux des cheminots et le premier ministre, Roger Dillenseger, le secrétaire général de l’UNSA ferroviaire indique que “le compte n’y est pas ” et que le Premier ministre “joue la montre”.

En préambule de la réunion entre les syndicats des cheminots et le Premier ministre, ce dernier avait prévenu que le sujet principal serait celui de la dette de la SNCF. Mais au sortir de la réunion, Roger Dillenseger, secrétaire général de l’UNSA ferroviaire estime que rien de concret n’est sorti de l’entrevue et que le Premier ministre a plutôt tapé en touche et temporisé : Les organisations syndicales ont eu la capacité d’apprécier le pouvoir du Premier ministre à jouer de la montre, à gagner du temps. On nous informe aujourd’hui d’un engagement de poursuite des négociations, ces négociations que l’on mène depuis six semaines, et on voit à quelle vitesse et avec quel contenu. Sur les questions du financement de la dette et plus largement du système ferroviaire, aucun engagement factuel n’a été pris par le Premier ministre sauf à dire qu’on se revoit dans 15 jours.”

Un report de 15 jours qui ne sera pas sans conséquence sur la grève qui a ainsi toutes les probabilité de se poursuivre en juin voire en juillet et août, sur le même rythme. Le représentant syndical poursuit en expliquant que le gouvernement les a mis de côté dans le processus de la réforme puisque ” depuis le 20 avril, date de notre demande d’être reçus par le premier ministre, des choses auraient pu être actées”.

Reste qu’en dernier recours, les syndicats vont continuer de proposer des amendements au projet de loi qui devrait passer devant le Sénat à la fin du mois de mai. Une divergence de point de vue de taille est par ailleurs ressortie de cette réunion : lorsque le gouvernement souhaite uniquement débattre de la reprise de la dette, les cheminots entendent quant à eux discuter de la “question des transferts des personnels, des garanties de la rémunération, des facilités de circulation..”

Egalité hommes-femmes, Edouard Philippe
Politique

Edouard Philippe a présenté en cette journée de la Femme le plan du gouvernement pour lutter contre les inégalités hommes-femmes. Une enveloppe de 420 millions d’euros est mise sur la table.

Force est de constater que le compte n’y est pas. La question de la réduction des inégalités entre les hommes et les femmes en France est un sempiternel combat. Les écarts de salaires à poste égal sont toujours bien réels, aux alentours de 20%. Et pour ce qui est de la présence des femmes dans les plus hautes sphères des entreprises, dans leur conseil d’administration, la loi passée sous le précédent quinquennat imposait une représentativité féminine de 40% contre 15% actuellement.

Certaines mesures ont déjà été annoncées par le gouvernement d’Edouard Philippe, comme la fixation de l’âge du consentement sexuel à 15 ans, l’allongement des délais de prescription pour les mineurs victimes de violences sexuelles ou encore la mise en place d’une contravention de 90€ en cas de harcèlement dans la rue.

Les nouvelles mesures

Avec une enveloppe budgétaire de 420 millions d’euros, les nouvelles mesures annoncées par Edouard Philippe sont de nature à aller plus loin encore.

Pour ce qui est de l’égalité en milieu professionnel, un réseau de mentorat pensé pour faciliter l’accès des femmes à des postes à hautes responsabilités sera créé. Et ce afin de “passer d’une obligation de moyens à une obligation de résultats” comme le mentionne le Premier ministre.

Des sanctions financières de l’ordre de 1% de la masse salariale pourraient être mises en place à partir de 2022 pour les entreprises du privé ne respectant pas l’égalité salariale. L’inspection du travail serait par ailleurs missionnée plus régulièrement sur l’analyse des écarts de salaires hommes-femmes dans le public comme dans le privé.

Plus en amont, à l’école, un référant égalité serait introduit dans chaque établissement, sans que l’on connaisse ses axes d’actions. Le Premier ministre souhaite également voir plus de femmes dans le numérique en leur réservant de 30% à 50% des formations proposées par la Grande école du numérique.

La lutte contre les violences apparaît également au chapitre des nouvelles dispositions avec notamment l’ouverture de 5 000 places spécialisées dans le courant de l’année.

Gérald Darmanin, Edouard Philippe, fonctionnaires, France, Etat
EconomiePolitique

Le gouvernement a fait savoir par la voix de Gérald Darmanin qu’il envisageait sérieusement de mettre en place un “plan de départs volontaires” des fonctionnaires.

C’est au sortir du premier comité interministériel de la transformation publique (CITP, les politiques adorent les acronymes !) que Gérald Darmanin est monté au créneau. Se faisant la voix du gouvernement, l’homme a fait savoir que l’exécutif envisageait plus que sérieusement à créer un guichet dans le but de lancer un plan de départs volontaires des fonctionnaires. Une mesure qui viendrait concrétiser le plan de réforme de la fonction publique voulu par Matignon – ou plutôt par l’Elysée -. Car il faut dire que le gouvernement cherche à limiter autant que possible son budget de fonctionnement. Et faire avec moins de fonctionnaires lui apparaît comme une des solutions idéales.

La marche est en réalité déjà enclenchée. Le président s’était engagé quelques mois plutôt à réduire les dépenses de l’Etat à travers le plan de réforme “Action publique 2022” dont le but est de parvenir à dégager près de 5 milliards d’économies par an à compter de 2020 tout en supprimant 120 000 postes de fonctionnaires à l’horizon 2022.

Une consultation avec les syndicats des fonctionnaires est lancée à comptée du 6 février afin de définir plus précisément les contours de ce “guichet” de départs volontaires. L’une des principales organisations syndicales – l’Unsa – a réagit immédiatement : « Cette confirmation déguisée d’une suppression massive de postes publics augure mal du rétablissement de l’emploi dans un pays qui est encore enfoncé dans le chômage de masse», tandis que pour le syndicat SUD «le gouvernement choisit de s’attaquer frontalement aux fondamentaux de la fonction publique»