égalité salariale hommes-femmes, fonction publique, France, Gérald Darmanin
Actualités

Force Ouvrière a boycotté la première réunion de négociations au sujet de l’égalité salariale hommes-femmes dans la fonction publique. Une réforme déjà mal engagée.

Conduite par Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, la réforme sur l’égalité salariale hommes-femmes dans la fonction publique a déjà du plomb dans l’aile alors que les discussions n’ont même pas encore commencé. Force Ouvrière a en effet fait savoir dans un communiqué qu’elle boycottait la première séance de négociations. Raison invoquée : « Sur la forme et sur le fond, cette entame de négociation n’est pas convenable » d’autant qu’un « calendrier contraint, des réunions stériles qui s’enchaînent et un dialogue social qui tourne au monologue » empêchent toute avancée.

Mais d’autres organisations syndicales ont également fait part de leurs inquiétudes car le ministère a transmis en amont de la réunion une proposition d’accord. Et pour la FSU comme pour la CGT, les points invoqués dans le document sont loin d’être satisfaisants: “On retrouve un nombre de sujets qu’on voulait voir apparaître dans le projet. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut préciser ce qu’on va faire, quels outils on se donne” explique Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.

CGT et FSU dénoncent un manque de mesures contraignantes qui pourraient être de nature à assurer l’égalité salariale hommes-femmes et attendent que de «réelles négociations» se tiennent avec “avec l’objectif de donner de nouveaux droits”.

A l’instar de la réforme du rail, le gouvernement semble bien ne pas tenir compte de l’avis et des demandes des organisations syndicales. Le tout sur fond de contexte très tendu puisque l’exécutif compte supprimer non moins de 120 000 postes de fonctionnaires sur l’ensemble du quinquennat.

Reste à présent à voir si le ministère parviendra à réunir les organisations syndicales lors des prochaines réunions prévues les 15 et 24 octobre prochains.

Marlène Schiappa, égalité salariale hommes-femmes
Actualités

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes a annoncé qu’un projet de loi sera présenté afin de sanctionner les écarts trop importants.

Pour réduire les écarts salariaux entre les hommes et les femmes qui atteignent encore dans certains cas près de 30%, Marlène Schiappa veut faire “de la pédagogie, de l’explication, de l’accompagnement aux entreprises, notamment des PME“. Mais pas uniquement. La secrétaire d’Etat entend à présent durcir le ton en prévoyant des “sanctions”.

Pour la femme politique “ce n’est pas normal que de très grandes entreprises, qui ont les moyens de mettre à disposition tous les outils nécessaires – je pense notamment à des logiciels qui calculent les écarts de salaires – ne fassent rien” et d’ajouter que la quinzaine de loi existantes en la matière n’ont pas réellement produit d’effets. Sur Europe 1, la femme a annoncé : “On est en train de travailler dessus avec le Conseil supérieur de l’égalité et la ministre du Travail. D’ici quelques semaines ou mois, on devrait présenter un plan dur et très concret“.

Dans le même temps, l’idée serait de s’inspirer de l’Allemagne où une récente loi permet à toute employée de connaître le salaire de son homologue masculin. Pour Marlène Schiappa, l’égalité commence par “l’information”. Et donc bientôt aussi par la sanction.

La loi pourrait donc être présentée d’ici quelques mois ou mieux plusieurs semaines. Reste à présent à connaître son contenu.