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Suite à l’imposante manifestation du 9 mars, Manuel Valls a été contraint de revoir la copie du projet de la nouvelle loi du travail. Si quelques concessions ont bel et bien été faites, l’essentiel reste encore inchangé.

Un demi-million de manifestants plus tard, Manuel Valls s’est vu contraint de reculer quelque peu sur ses ambitions libérales. Car le projet de loi travail dessiné par El Kohmri visait jusqu’à présent à tailler dans le vif en tendant vers une plus grande flexibilité, une plus grande libéralisation de l’économie. Un projet de loi favorisant de facto le patronat au détriment des salariés. Grâce à la mobilisation des grandes organisations syndicales, le projet de loi a d’ores et déjà été retaillé mais la lutte ne doit pas pour autant s’arrêter car seuls quelques petits réajustements ont été concédés.

Au chapitre des premières victoires de la rue, notons le recul de Valls sur le temps de travail des apprentis, sur le forfait jours dans les PME ou encore sur les indemnités prud’homales. Mais reste que les mesures les plus pénalisantes pour les salariés demeurent encore dans la mouture du texte : négociation d’entreprise sur la loi, le référendum ou encore la rédéfinition du licenciement économique.