Politique

La direction de l’abattoir porcin GAD SAS a annoncé cette semaine son intention d’engager un procédure de liquidation judicaire à la rentrée. Cette usine qui emploie actuellement plus de 1000 salariés, connaît en effet de graves difficultés et un endettement important depuis 2013.

Ainsi, selon les propos de la déléguée syndicale Annick Le Guével interrogé par nos confrères de France info, l’usine d’abattage de porcs GAD SAS, n’est plus en mesure aujourd’hui de poursuivre son activité. Les problèmes rencontrés dès 2013 et la procédure de redressement judicaire qui a suivi n’aura pas suffit. Plombé une fois de plus par l’embargo mis en place par la Russie sur le porc depuis février dernier, l’entreprise n’est plus en mesure de surmonter ses problèmes de trésorerie.

La société GAD SAS qui dépend du groupe légumier Cecab avait déjà suscité l’intérêt dans le cadre d’un éventuelle reprise, de la société d’abattage SVA Jean Rozé, filiale du groupe Intermarché. Si les négociations n’avaient jusqu’à présent pas abouti, ce nouveau rebondissement pourrait quelque peu changer la donne.

Sur France info, Annick Le Guével, déléguée CFDT, a appelé les salariés à « garder espoir », soulignant que le tribunal de commerce peut décider une liquidation judiciaire avec continuité de l’activité pendant deux mois, s’il y a des liquidités et si un dossier de reprise est déposé avant l’audience. L’union départementale de la CFDT du Morbihan fait savoir en parallèle qu’une manifestation  de soutien serait organisée samedi après-midi dans le cadre du festival interceltique à Lorient.

 

Coup de gueulePolitique

Alors que le nouveau projet de réforme ferroviaire devrait être débattu à l’Assemblée nationale à partir du 17 juin prochain, deux syndicats de cheminots ont lancé depuis le mardi 3 juin dernier un appel à la grève reconductible à partir du 10 juin à 19h. La direction de la SNCF a confirmé le préavis de grève.

Ainsi, la CGT-Cheminots et SUD-Rail, respectivement première et troisième organisation syndicale de la SNCF, contestent la réforme prévue qui vise plus particulièrement la réorganisation des forces de la SNCF et de Réseau ferré de France (RFF)  en vu d’améliorer leur rentabilité et de préparer l’ouverture à la concurrence. Mais si ce projet va dans le bon sens, selon ces syndicats, il n’apporte aucun solution au problème d’endettement de la compagnie et ne va pas assez loin dans la réunification des deux entreprises, séparées depuis 1997.

Si ces organisations syndicales ont réclamé l’attention du gouvernement et devraient être reçues le 12 juin prochain par le secrétaire d’Etat aux Transports Frédéric Cuvillier, la SNCF et notamment  François Nogué, DRH du groupe s’interroge aujourd’hui sur les vraies motivations qui poussent des syndicats à lancé un appel « à la grève avant même d’avoir rencontré le ministre ».  Un mouvement que la compagnie juge donc largement précipité.

Le 22 mai dernier, les trois syndicats avaient déjà réuni des milliers de cheminots à Paris (10.000 selon la police, 22.000 selon les organisateurs) pour réclamer une «autre réforme ferroviaire».