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IdéesSociété

Le candidat RN aux municipales dans la commune de Guînes (Pas-de-Calais), Christophe Marécaux, juge nécessaire d’enseigner le tir aux enfants pour se prémunir « face aux menaces islamistes ».

Impuissance de l’Etat

La tête de liste du Rassemblement national à Guînes (Pas-de-Calais) a fait sa surprenante déclaration après avoir assisté, la semaine dernière, à l’assemblée générale de l’association de tir la Patriote, qui gère le stand de tir de la ville de Guînes.« L’instruction de nos enfants au tir, face aux menaces islamistes présentes et futures, n’est-elle pas une nécessité ? », a interrogé monsieur Marécaux sur la page Facebook de sa liste dimanche 2 février.

Dans une interview donnée au Nord Littoral, le candidat aux municipales juge cette mesure nécessaire « dans un pays où l’État se dégage de ses fonctions régaliennes, et où il y a moins de sécurité partout ». Mais cette idée, qui sonne surtout comme un appel à former des milices, composées de mineurs qui plus est, a plutôt des airs de jeunesses hitlériennes.

« L’État n’assure plus ses missions régaliennes, nous ne sommes plus en sécurité. 0n va pas se laisser faire égorger comme des cochons », a surenchéri Christophe Marécaux.

Simple « question »

Interrogé à ce sujet, Christophe Marécaux a invoqué « l’ouverture au débat », rappelant qu’il n’avait fait que soulever une question : « Je n’ai rien affirmé, je pose une question, pour que les gens s’interrogent. On ne vit pas dans un monde de Bisounours, on est dans un monde où il y a des dizaines et des dizaines d’attentats chaque année. »

L’association de tir la Patriote, malgré son nom pour le moins évocateur, a condamné les propos de l’élu, dénonçant une « recommandation » frisant l’incitation à la violence. Le Rassemblement national, en revanche, ne s’est toujours pas prononcé officiellement sur la publication de son candidat.

Politique

Cette année, l’association le Secours populaire fête ses 70 ans, et décide d’organiser pour cela une journée des oubliés des vacances spectaculaire qui s’est tenue le 19 août. En effet, un grand rassemblement s’est tenu au pied de la célèbre Tour Eiffel de Paris cette année avec un programme bien chargé pour les 70 000 participants conviés aux festivités.

La manifestation de mercredi aura été un de moments les plus importants de la célébration des 70 ans de l’association qui organise depuis des décennies la journée des oubliées des vacances. Ainsi, cette année, il s’agira d’une seule journée, mais qui sera tout à fait exceptionnelle. 600 bus venant de toute la France ainsi que des trains spéciaux se sont chargés du transport des invités.

Ils étaient ainsi 1000 enfants venant de 70 pays où l’association intervient, dont la Syrie, le Népal ou encore l’Ukraine ont été invités cette année. Selon l’association, les vacances constituent un droit, que ce soit pour les enfants ou pour les adultes. Or, ce n’est pas tout le monde qui peut partir en vacances. En effet, près d’un enfant sur trois et un français sur deux ne peuvent partir en vacances chaque année. Ainsi pour cette journée mémorable, pique-nique, flashmob, ateliers ludiques ou encore chasse au trésor ont été organisés pour animer les festivités.

 

Crédit photo: Tony Grist

Politique

La CEDH (Cour européenne des droits de l’Homme), est une instance qui observe les politiques publics et met à jour les défaillances. Encore une fois, la France est pointée sur la situation des personnes handicapées et particulièrement lorsque 20.000 enfants sont sans solution de scolarisation.

Cela commence par une méconnaissance du problème. Nous ne savons d’ailleurs pas précisément en France combien de citoyens sont handicapés, leur degré d’handicap et donc leurs besoins de prise en charge. Sans évaluation précise, des placements en institution abusifs sont effectués. Avec un accompagnement personnalisé, beaucoup pourraient rester dans un milieu ordinaire, et pour un coût moindre. Le Commissaire européen constate par exemple, que l’insuffisance de prise en charge des personnes handicapées, amène aujourd’hui 6.000 français à un exil forcé en Belgique.

Le droit pour tous à l’éducation est écrit partout, cependant, il reste virtuel et s’est environ 20.000 enfants qui ne seraient pas scolarisés. Les enfants autistes sont plus particulièrement concernés par la non-scolarisation alors que les autorités prônent pourtant l’insertion en milieu scolaire classique. Des efforts sont faits, mais ils sont trop peu nombreux au regard des besoins.

Il faudrait embaucher plus d’accompagnants pour les élèves handicapés en classe et une meilleure sensibilisation et formation des enseignants aux handicaps.

Crédit photo : Association Partage

Coup de gueule

Signaler une maltraitance ou un abus sexuel permet à l’enfant de bénéficier d’une protection, même si l’auteur de l’acte n’était pas condamné.

La dénonciation d’un mauvais traitement envers un enfant devrait faire partie des mœurs de la société. Le centre hospitalier Frantz Fanon de Bilda a organisé un séminaire-atelier pour  une sensibilisation de la protection des enfants contre les abus sexuels.

Cet atelier a dégagé deux grands thèmes : « Répertoire des situations de violence envers les enfants » et les « Besoins en formation autour du signalement et de la prise en charge ». Selon, Sofiane Haroual, médecin légiste du CHU Frantz Fanon, sur les 324 cas de physiques et sexuelles  recensés  en 2013, 98% ont été infligés sur des enfants mineurs.

Le docteur Faïza Mousli quant à lui a évoqué le « Signalement : problématique et procédure », un thème qui mise sur la sensibilisation concernant la protection des enfants contre toute forme de violence. Le médecin a mis le point sur le rôle des professionnels surtout des domaines médicaux sur la gravité du problème de maltraitance et d’abus sexuels sur les enfants.

Il est à noter que le non-signalement est synonyme de complicité. En général, les violences sont souvent commises par les membres de la famille ou du voisinage.