Politique

Nous connaissons tous la société Amazon, elle représente pour beaucoup un modèle de réussite. Derrière cette vitrine merveilleuse, le New-York Times dévoile dans un article une réalité pour les salariés bien moins idyllique voir « terrible ».

A l’heure actuelle, le cours de la bourse du groupe n’a jamais été aussi haut et son président-fondateur Jeff Bezos est devenu l’une des personnes les plus riches du monde. Pourtant, ce n’est pas la première fois que la société est mise en cause, sur les conditions de travail  imposées notamment aux travailleurs de ses centres de traitement de commandes. L’enquête du New-York Times a porté sur  plus d’une centaine de salariés présents et passés avec un constat accablant,  management par la terreur, des salariés dressés les uns contre les autres pour améliorer la productivité, les e mails reçus après minuit et suivis de SMS si ces derniers ne répondent pas suffisamment rapidement. « Presque toutes les personnes avec qui je travaille, je les ai vues pleurer à leur bureau« , a notamment raconté l’un d’entre eux.

Le patron-fondateur d’Amazon Jeff Bezos, a réfuté les faits rapportés, assurant que l’article « ne décrit pas l’Amazon que je connais » et certains salariés ont défendu l’entreprise. Cependant, le mot de la fin sera pour Marc Andreessen, un investisseur de capital-risque bien connu dans la Silicon Valley « J’ai discuté avec des centaines de vétérans d’Amazon, hommes et femmes, pendant vingt ans. Pas un seul qui ne pensait pas que c’était un bon endroit pour travailler ».

Crédit photo : Nate

Coup de gueulePolitique

D’après une enquête de l’Insee sur les revenus et le patrimoine des ménages, les inégalités sociales continueraient à se creuser en France. Les pauvres sont toujours plus pauvres et les riches toujours plus riches… une tendance qui se confirme.

Ainsi, la pauvreté en France aurait continuer d’augmenter avec la crise et touche désormais non plus seulement les chômeurs mais également des salariés. Si l’étude de l’Insee publiée ce mercredi ne concerne que l’année 2011 (dernières statistiques disponibles), elle montre clairement que les inégalités sociales persistent.

Alors que les 40% des personnes les plus modestes ont vu leur niveau de vie diminuer entre -0,2% et -0,8%, les 40% des plus riches ont vu le leur augmenter entre +0,1% et +0,8%. En parallèle, la proportion des personnes pauvres a elle aussi « continué de s’accroître », avec un taux de pauvreté s’établissant pour cette année à 14,3% (+0,3 point en un an) de la population totale.

Parmi les personnes classées pauvres, on retrouve donc logiquement pour une large part les chômeurs, mais également certains salariés, dont le taux de pauvreté a augmenté de 0,6 point, passant de 6,3% à 6,9%. Comme le souligne Jérôme Accardo, chef du département des prix à la consommation de l’Insee à ce sujet, « une telle hausse du taux de personnes pauvres parmi les salariés n’avait pas été enregistrée depuis 2007 », souligne l’Insee, qui l’explique par « une quasi-stabilité des bas salaires en euros constants et même une baisse de 0,3% du Smic horaire brut en moyenne annuelle ».

Crédits photo : Eric Pouhier