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Un programme des autorités chinoises vise à nommer des gens pour coucher avec des femmes ouïghours en une forme de viol de masse

Les attaques contre la communauté ouïghours commencent à être mieux rapportés dans les médias occidentaux. Cette communauté musulmane chinoise subit depuis des années des traitements dignes des pires régimes autoritaires de l’histoire. Dernièrement des images satellites ont révélé que le gouvernement détruisait massivement les cimetières traditionnels au Xinjiang ; une énième forme de nettoyage ethnique employée par le gouvernement. Des images de drone ont aussi montré des centaine de ouïghours enchaînés et les yeux bandés dans un camp de détention. Enfin des documents secrets ont fuité, révélant la façon dont la Chine entendait régler le « problème ouïghour ».

Pas de répit pour les ouïghours

Le dernier saut dans l’horreur est la politique de viol de masse mise en place par le gouvernement. Le gouvernement force des femmes ouïghours à vivre avec des hommes Han. Selon le gouvernement le but est de promouvoir l’harmonie entre les différents groupes culturels. Cependant les militants ne racontent pas la même histoire. Il semble que des hommes Han aient été assigné à la surveillance de maison de femmes ouïghours dont les hommes ont été envoyés en camps. La nouvelle est venue par un responsable chinois anonyme. Sur la radio Free Asia il a confirmé le but réel de l’opération.

Le programme s’appellerait en réalité ; « Se rassembler et devenir une famille ». Dans ce programme les hommes Han dorment dans le même lit que ces femmes ouïghours. Voilà la façon du gouvernement de « promouvoir l’unité ethnique ». Selon le militant ouïghour Rushan Abbas ce n’est rien de plus qu’un viol systématisé. Sa famille est d’ailleurs détenu dans des camps depuis plus d’un an. Le but est de détruire la communauté par tous les moyens. Selon Abbas ; « c’est un viol de masse. Le gouvernement offre de l’argent, des maisons et du travail à des Han pour venir « épouser » des femmes ouïghours. Ni les femmes ni leurs familles ne peuvent refuser ce mariage car ils seraient vu comme des islamistes radicaux pour n’avoir pas voulu épouser un Han chinois athée. »

Vers une extermination de masse ?

Il semble que ce type de pratiques de viol institutionnel soit en place depuis des années. Pendant tout ce temps les médias n’en ont rien dit. La ligne du gouvernement affirmant qu’il s’agit de promouvoir l’unité n’a cependant pas changé. Les ONG de défense des Droits de l’Homme ont elles aussi décrié ce programme, quoi qu’en des termes moins durs. L’hostilité chinoise vis à vis des ouïghours n’est pas une nouveauté. Cependant l’arrivée de Xi Jinping a vu le renforcement de la répression. Une des raisons est bien sûr l’islamophobie. L’autre raison est économique ; un des grands plans de développement chinois est la nouvelle route de la soie. Celle-ci passe notamment par le territoire ouïghour.

La ville ouïghour d’Urumqi est un nœud de communication central pour cette initiative chinoise. Il s’agit donc de s’assurer un contrôle total de la région. De plus de nombreuses frontières internationales existent dans la région ; Mongolie, Afghanistan, Pakistan, Inde, Kazakhstan, Kirghizstan et Tadjikistan. Ceci pourrait renforcer l’instabilité de la zone. Ceci explique pourquoi le gouvernement a débuté cette opération de nettoyage ethnique il y a cinq ans ; au moment du lancement du projet de nouvelle route de la soie. Pour certains les camps de détention actuels ne sont qu’une étape ; de nombreuses personnes s’inquiètent d’une possible extermination massive.