International

Brian Quinones a été abattu par la police samedi soir dernier dans la ville de Richfield Minnesota alors qu’il sortait de sa voiture avec un petit couteau

La scène a eu lieu après une course-poursuite dans les environs de Minneapolis. Quinones conduisait tout en étant en direct sur Facebook live. Le live a duré près de deux heures, jusqu’à sa mort. Il aurait grillé plusieurs feux rouges ce qui aurait initié la poursuite. Dix minutes après Quinones a stoppé sa voiture. Il est sorti et a été abattu en moins de 15 secondes.

On peut entendre les agents de police de Edina et Richfield dans la vidéo. Ces derniers lui intiment l’ordre de lâcher le couteau ; Quinones a eu moins d’une seconde pour obtempérer avant d’être frappé par près de 15 balles.

Pendant près de six heures le corps sans vie du rappeur est resté sur 77e rue de Richfield, Minnesota. Des membres de la famille éplorés se sont rassemblés sur les lieux en compagnie de dizaines de voisins en colère. De nombreuses personnes sont arrivées sur les lieux après avoir entendu les coups de feux.

La police américaine tue toujours

Près de 100 agents ont été envoyés en renfort pour contrôler la communauté en colère. Les habitants protestent contre un énième usage de la force disproportionné.

Cette fusillade vient s’ajouter au nombre toujours croissant des morts des mains de la police. Il y a eu plus de 624 usage de la force létale par des agents aux États-Unis depuis le début de l’année 2019. Seize personnes ont été tuées par la police du Minnesota dans cette période.

Selon sa famille Brian Quinones était quelqu’un de gentil et aimant. Ce portoricain était aussi père d’un enfant de 12 ans. C’était un artiste et un barbier de profession. Son nom de scène était Blessed The MC. ; il venait de sortir un nouvel album la veille de sa mort.

Cet événement tragique l’est du fait de la mort de Brian Quinones, mais aussi parce que sans cette vidéo seul la version policière aurait été retenue. On ne peut qu’imaginer le nombre d’usage de la force létale non-justifiée qui ont lieu sans aucun autre témoin que la police.

International

L’application de messagerie accueille une des communautés de suprémacistes blancs et de néo-nazis les plus vivaces sur internet

Un militant anonyme a récemment compilé une liste de 367 néo-nazis et suprémacistes blancs utilisant Telegram comme outil de propagande et de discussion. Cette liste content les URLs de centaines de canaux de discussions ouverts et accessibles.

Cette application a été créée en 2013 par deux frères russes. Elle est aujourd’hui en passe de devenir un refuge pour les plus racistes des soutiens de Trump comme Milo Yiannopolous ou Laura Loomer ; ces dernier se faisant régulièrement bannir par Youtube et Twitter. La plateforme a bien fait le ménage en 2017 pour lutter contre les réseaux djihadistes. Cependant il semble que l’application n’ai pas la même volonté de lutter contre ces mouvements racistes.

Les militants présents sur cette plateforme donnent libre court à leur racisme et leur misogynie. De nombreux messages glorifient les auteurs de massacres ; Anders Breivik, Dylann Roof ou Brenton Tarrant. De façon plus classique on trouve aussi de nombreuses iconographies remontant au régime nazi ou fasciste. De nombreux auteurs glorifient également le groupe Atomwaffen Division, responsable d’au moins 5 meurtres aux États-Unis.

Une censure orientée politiquement

La plateforme avait pourtant fait le ménage en ce qui concerne les réseaux liés à Daesh. Cependant seul une indignation internationale liée aux attentats avait forcé Telegram à réagir. L’entreprise avait à ce moment publié un communiqué précisant qu’elle ne se lancerait pas dans une « censure politique » et qu’ils protégeraient « l’expression pacifique d’opinions alternatives ».

Cependant il est clair que ces chaînes de discussions violent les principes de la plateforme qui interdisent les appels à la violence sur les chaînes publiques. Il semble que Telegram ait une préférence quand au type de terroristes et d’appels au meurtre qu’ils choisissent de tolérer.

Accords de Paris, Michael Bloomberg, Etats-Unis, Donald Trump
Politique

L’ancien maire de New-York Michael Bloomberg a annoncé qu’il allait donner 4,5 millions de dollars aux Nations Unies pour compenser la perte causée par le retrait des Etats-Unis dans le cadre des accords de Paris.

Le milliardaire et ancien maire de New-York Michael Bloomberg a récemment déclaré sur CBS qu’il voulait compenser une partie de la part américaine pour les accords climatiques de Paris. Donald Trump ayant fait savoir que les USA se retiraient de l’accord en juin 2017, Michael Bloomberg entend contrebalancer comme il peut la perte financière qui en découle.

“Nous avons une responsabilité” estime l’ancien homme politique. Il ajoute : “L’Amérique a pris un engagement et en tant qu’Américains…”J’ai les moyens de le faire, je vais donc envoyer un chèque du montant des sommes promises.” Soit l’équivalent de 3,7 millions d’euros.

Michael Bloomberg n’en est pas à son premier coup en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. En juin 2017 déjà, soit au moment où l’actuel président US a officialisé le retrait du pays des Accords de Paris, l’ancien maire de New-York avait fait savoir qu’il allait versé 15 millions de dollars aux Nations Unies via sa fondation Bloomberg Philantropies.

 

Energie renouvelable, Chine, Inde, Etats-Unis, France
Politique

Le dernier rapport du cabinet d’audit EY place la Chine et l’Inde en leader mondiaux en matière d’énergie renouvelable. 

 

Est-ce que les pays les plus peuplés mais aussi les plus pollués du monde sont en train de procéder à un revirement stratégique impressionnant ? A en croire le baromètre sur les énergies renouvelables intitulé “Renewable Energy Country Attractiveness Index” et édité par le cabinet d’audit EY, la réponse est clairement “oui”. La Chine est en effet le leader indiscutable en termes de politique d’investissements sur les énergies renouvelables (ENR) en ayant déjà prévu d’injecter 363 milliards de dollars d’ici 2020 : solaire, éolien, géothermie, biogaz…

L’Inde n’est pas en reste pour autant. Le pays a en effet installé plus de 10 gigawatts de nouvelles capacités de production d’électricité solaire rien qu’en trois année et a enregistré par ailleurs une augmentation de son parc éolien de plus de 5 gigawatts en 2016-2017.

Les Etats-Unis 3ième, la France 8ième sur les énergies renouvelables

L’autre grand enseignement de ce baromètre est la rétrogradation des Etats-Unis. Leader jusqu’à il y a peu sous l’ère Obama, ils sont dorénavant 3ième du palmarès mondial notamment pour avoir fait disparaître le Clean Power Plan. Du coup, les investisseurs potentiels sont moins enclins à se lancer dans l’aventure.

De son coté, la France pointe à la 8ième position du classement. Pour l’organisateur de la Cop21 de Paris qui a marqué un réel virage dans la politique énergétique des grandes nations, c’est peu dire que la France peut vraiment mieux faire. Le ministère de la Transition énergétique dirigé par Nicolas Hulot est plus qu’attendu au tournant sur la question.

La même étude fait par ailleurs état de perspectives encourageantes pour la politique énergétique de pays du monde entier. Une baisse des prix des infrastructures serait à venir et l’augmentation des capacités de stockage des ENR devraient là aussi faire baisser les prix généraux.

electronic bans, compagnies aériennes, Etats-Unis, Europe
Politique

En mars dernier, les Etats-Unis ont voté l’ “electronics ban” afin de réduire les risques d’attaques terroristes à bord des avions. La plupart des appareils électroniques sont interdits en cabine pour des vols reliant 8 pays arabes.  Les Etats-Unis envisagent d’appliquer la mesure à toute l’Europe.

Il serait bientôt impossible de voyager en cabine avec son ordinateur portable, sa tablette, liseuse, lecteur DVD et Smartphone de taille importante à bord de la totalité des avions reliant les Etats-Unis à l’Europe entière. C’est la conséquence de l’ electronics ban voté en mars dernier par les Etats-Unis.

Pour l’instant, les passagers de neuf compagnies américaines volant vers et depuis 8 pays arabes et musulmans ne sont plus autorisé à garder avec eux en cabine les appareils électroniques dépassant 17cm. En cause, la taille de la batterie qui permettrait de dissimuler un engin explosif.

Des conséquences importantes en Europe

Les pays concernés par cette mesure sont l’Egypte, la Jordanie, la Turquie, le Koweït, l’Arabie Saoudite, le Maroc, les Emirats arabes unis et le Qatar. Une interdiction sitôt appliquée au Royaume-Uni également et qui a par ailleurs rajouté le Liban dans la liste des pays.

Mais l’administration de Donald Trump compte aller plus loin encore en étendant le champ d’application de cette nouvelle mesure à l’Europe entière. Et ce à un moment des plus cruciaux de l’année : la période estivale. Le rush des départs en vacances en avion depuis Paris, Barcelone, Londres, Berlin et consorts devrait être sérieusement perturbé par cette loi. En tout et pour tout, ce seraient non moins de 350 vols par jours qui seraient directement concernés par cette mesure. La clientèle loisir comme la clientèle d’affaires des compagnies aériennes effectuant les liaisons entre le Vieux Continent et le nouveau monde pourrait ainsi en pâtir directement.

Reste à savoir à présent qu’elle sera la réponse des compagnies aériennes européennes. Car Emirates Airlines, la plus importante compagnie en termes de trafic, a déjà divisé par 5 le nombre de ses vols vers l’Oncle Sam.

Politique

Les star-up et les grandes entreprises américaines se sont lancées dans une surenchère d’annonces très médiatiques de mesure sociale “super-cool ” pour leurs employés. Dernièrement, Netflix a proposé des congés maternité ou paternité payés durant un an. On peut se demander quel est le but réel recherché ?

On a tous entendu parler des conditions de travail “idéales” des employés de Google, jours de congé supplémentaires, restaurants de toutes les cuisines du monde au travail, et même salon de massage. Depuis quelques mois, il faut rajouter Microsoft qui souhaite plus de congés payés chez ses sous-traitants, et même un jeune patron qui divise son salaire par 14 pour mieux payer ses employés (une intention louable aux résultats ambigus). Il s’agit pour ses entreprises d’améliorer la productivité (on peut demander plus à des employés contents), soigner son image auprès du grand public, et enfin attirer et garder les meilleurs éléments.

Mais n’oublions pas tout de même, que nous sommes aux États-Unis, un des rares pays développés qui ne proposent pas de congés maternité, pays où les congés payés et les arrêts maladies américains ne sont soumis à aucune réglementation (43,5 millions d’Américains n’ont accès à aucun arrêt maladie), et où le salaire minimum est très bas (6,7 euros).

Ce ne sont que des exemples, qui amènent un bémol aux dernières mesures des start-up et des grandes entreprises américaines qui apparaissent non plus “super-cool” mais tout simplement “impératives”.

Crédit photo : Canon Powershot S95 Group

 

 

Coup de gueule

Le buy one, give one est un concept de « social business » aussi connu sous le nom One for One. Le principe est simple, lorsqu’un article est vendu, une entreprise s’engage à offrir un article équivalent à une personne qui n’a pas les moyens de se l’offrir. Ce principe d’économie solidaire est pratiqué essentiellement sur internet. À l’origine de ce projet, le site site américain Tom’s Shoes spécialisé dans la vente de chaussures en ligne.

Tout commence en janvier 2006, à l’occasion de vacances en Argentine, l’entrepreneur texan Blake Mycoski, directeur du site Tom’s Shoes décide de breveter ce business model de “one for one” (un pour un).

Cette quête de l’équité a séduit les internautes. Mycoski apporte une touche personnelle au look de ses produits, il offre à chacun la possibilité de s’engager pour seulement 59 dollars. Et ça marche. En huit ans, plus de 10 millions de paires ont été distribuées.

Après avoir élargi son offre aux lunettes, Toms vient d’annoncer le lancement d’une gamme de café, destinée à financer des programmes d’accès à l’eau dans les pays en développement.

À travers le monde, divers acteurs se sont spécialisés dans ce commerce aux vertus caritatives. En France et en Europe, les deux start-up à pratiquer le Buy one give one sont Jimmy Fairly (lunettes) et 2POINT1 (prêt à porter).

D’après l’entrepreneur texan, cette formule simple et efficace a le pouvoir de “transformer des consommateurs en philanthropes”.

La philanthropie, un marché portant des idéaux mais surtout très porteur économiquement. En effet, le concept séduit et attire de plus en plus d’acteurs de tous secteurs d’activité confondus en particulier aux États-Unis.

Par exemple, CommonBond, une entreprise qui propose des prêts étudiants à bas coût, s’engage ainsi, pour chaque diplôme obtenu par un de ses clients, à financer la scolarité d’un enfant dans un pays en développement.

Plus surprenant, l’entreprise canadienne World Housing finance la construction d’une maison à 2500 dollars dans les bidonvilles, pour chaque vente d’un appartement classique. Le “Buy one, give one” est donc un modèle très adaptable.

Crédits Photos : MasamiSato

Politique

Au Sommet des Amériques qui aura lieu à Panama en avril 2015, les Présidents Barak Obama et Raul Castro seront bien présents et pourraient en profiter pour confirmer une normalisation des relations entamées depuis plus de 2 ans.

54 ans après la rupture diplomatique en pleine guerre froide, des pourparlers entamés dans le plus grand secret depuis le printemps 2013 pourraient donner lieu à un échange d’ambassadeurs. Ce dialogue historique s’est effectué sous l’égide du Vatican et du Canada. Des discussions qui ont eu lieu le 27 février 2015 semblent avoir accéléré les choses. Le fameux sommet des Amériques, pourrait être l’occasion de l’annonce de la réouverture des ambassades respectives.

Bien sûr, tous ces progrès ne doivent pas faire oublier qu’il existe de nombreuses questions en suspens. Cuba demande par exemple d’être rayée de la liste noire américaine des pays soutenant le terrorisme au côté de l’Iran, la Syrie et le Soudan. La normalisation complète des relations va demander du temps. Après plus de 50 ans d’hostilité, les contentieux sont nombreux, à commencer par l’embargo commercial et financier imposé par Washington depuis 1962.

Malgré la libération de 53 dissidents par La Havane, les États-Unis dénoncent toujours une répression politique et une atteinte aux droits de l’homme par le régime Castriste. Les États-Unis et son congrès, à majorité républicaine sont toujours très attentifs aux droits de l’homme chez les autres et dans les pays avec lesquels ils n’ont que peut ou pas de relations commerciales.

Crédit photo : Anthony Grognuz

Coup de gueulePolitique

Depuis la découverte d’Ebola il y a 40 ans de cela, la situation actuelle est la plus alarmante de toutes. Conscient de cela, la Banque Mondiale décide de mobiliser 200 millions de dollars pour lutter contre l’épidémie.

La somme est destinée à gérer les cas d’urgence au Libéria, à la Guinée et à la Sierra Leone. Selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, sur les1 603 cas enregistrés, 887 malades ont trouvé la mort. Parmi ces personnes, 358 sont des Guinéens, 255 des Libériens, 273 des Sierra Leonais et un dernier nigérien.

Selon le président du BM Jim Yong Kim, cette épidémie met en danger un grand nombre de vies humaines si elle n’est pas gérée comme elle se doit. C’est d’ailleurs pour lutter contre ce danger que l’institution financière décide de porter secours aux victimes. La Banque Mondiale annonce son appui lors de la réunion États-Unis/Afrique à Washington. Plusieurs chefs d’État africain étaient présents à ce sommet.

Coup de gueule

Loin d’être une simple révolte étudiante, les mouvements de 1968 marquent le début d’une forte offensive de la classe ouvrière. Les États-Unis, la France, l’Italie, le Mexique, l’Allemagne et bien d’autres pays sont touchés par cette vague de protestation.

Les évènements de 1968 continuent de marquer les esprits, car leurs impacts se font encore ressentir jusqu’à maintenant. Derrière les mouvements des étudiants, c’est une forme de révolution qui s’est opérée, acculant certains gouvernements à démissionner et faisant tomber les dictatures. C’est en France que le mouvement est le plus marquant. En mai 1968, des millions de travailleurs ont commencé une grève générale qui a déstabilisé le gouvernement du général de Gaulle. Ces mouvements ont eu des répercussions considérables. Les conditions de travail des ouvriers ont été améliorées, les droits de la femme et des minorités sont révisés à la hausse. Les universités sont moins hermétiques et deviennent accessibles à toutes les classes sociales.