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Politique

En mars dernier, les Etats-Unis ont voté l’ “electronics ban” afin de réduire les risques d’attaques terroristes à bord des avions. La plupart des appareils électroniques sont interdits en cabine pour des vols reliant 8 pays arabes.  Les Etats-Unis envisagent d’appliquer la mesure à toute l’Europe.

Il serait bientôt impossible de voyager en cabine avec son ordinateur portable, sa tablette, liseuse, lecteur DVD et Smartphone de taille importante à bord de la totalité des avions reliant les Etats-Unis à l’Europe entière. C’est la conséquence de l’ electronics ban voté en mars dernier par les Etats-Unis.

Pour l’instant, les passagers de neuf compagnies américaines volant vers et depuis 8 pays arabes et musulmans ne sont plus autorisé à garder avec eux en cabine les appareils électroniques dépassant 17cm. En cause, la taille de la batterie qui permettrait de dissimuler un engin explosif.

Des conséquences importantes en Europe

Les pays concernés par cette mesure sont l’Egypte, la Jordanie, la Turquie, le Koweït, l’Arabie Saoudite, le Maroc, les Emirats arabes unis et le Qatar. Une interdiction sitôt appliquée au Royaume-Uni également et qui a par ailleurs rajouté le Liban dans la liste des pays.

Mais l’administration de Donald Trump compte aller plus loin encore en étendant le champ d’application de cette nouvelle mesure à l’Europe entière. Et ce à un moment des plus cruciaux de l’année : la période estivale. Le rush des départs en vacances en avion depuis Paris, Barcelone, Londres, Berlin et consorts devrait être sérieusement perturbé par cette loi. En tout et pour tout, ce seraient non moins de 350 vols par jours qui seraient directement concernés par cette mesure. La clientèle loisir comme la clientèle d’affaires des compagnies aériennes effectuant les liaisons entre le Vieux Continent et le nouveau monde pourrait ainsi en pâtir directement.

Reste à savoir à présent qu’elle sera la réponse des compagnies aériennes européennes. Car Emirates Airlines, la plus importante compagnie en termes de trafic, a déjà divisé par 5 le nombre de ses vols vers l’Oncle Sam.

Politique

Les star-up et les grandes entreprises américaines se sont lancées dans une surenchère d’annonces très médiatiques de mesure sociale “super-cool ” pour leurs employés. Dernièrement, Netflix a proposé des congés maternité ou paternité payés durant un an. On peut se demander quel est le but réel recherché ?

On a tous entendu parler des conditions de travail “idéales” des employés de Google, jours de congé supplémentaires, restaurants de toutes les cuisines du monde au travail, et même salon de massage. Depuis quelques mois, il faut rajouter Microsoft qui souhaite plus de congés payés chez ses sous-traitants, et même un jeune patron qui divise son salaire par 14 pour mieux payer ses employés (une intention louable aux résultats ambigus). Il s’agit pour ses entreprises d’améliorer la productivité (on peut demander plus à des employés contents), soigner son image auprès du grand public, et enfin attirer et garder les meilleurs éléments.

Mais n’oublions pas tout de même, que nous sommes aux États-Unis, un des rares pays développés qui ne proposent pas de congés maternité, pays où les congés payés et les arrêts maladies américains ne sont soumis à aucune réglementation (43,5 millions d’Américains n’ont accès à aucun arrêt maladie), et où le salaire minimum est très bas (6,7 euros).

Ce ne sont que des exemples, qui amènent un bémol aux dernières mesures des start-up et des grandes entreprises américaines qui apparaissent non plus “super-cool” mais tout simplement “impératives”.

Crédit photo : Canon Powershot S95 Group

 

 

Coup de gueule

Le buy one, give one est un concept de « social business » aussi connu sous le nom One for One. Le principe est simple, lorsqu’un article est vendu, une entreprise s’engage à offrir un article équivalent à une personne qui n’a pas les moyens de se l’offrir. Ce principe d’économie solidaire est pratiqué essentiellement sur internet. À l’origine de ce projet, le site site américain Tom’s Shoes spécialisé dans la vente de chaussures en ligne.

Tout commence en janvier 2006, à l’occasion de vacances en Argentine, l’entrepreneur texan Blake Mycoski, directeur du site Tom’s Shoes décide de breveter ce business model de “one for one” (un pour un).

Cette quête de l’équité a séduit les internautes. Mycoski apporte une touche personnelle au look de ses produits, il offre à chacun la possibilité de s’engager pour seulement 59 dollars. Et ça marche. En huit ans, plus de 10 millions de paires ont été distribuées.

Après avoir élargi son offre aux lunettes, Toms vient d’annoncer le lancement d’une gamme de café, destinée à financer des programmes d’accès à l’eau dans les pays en développement.

À travers le monde, divers acteurs se sont spécialisés dans ce commerce aux vertus caritatives. En France et en Europe, les deux start-up à pratiquer le Buy one give one sont Jimmy Fairly (lunettes) et 2POINT1 (prêt à porter).

D’après l’entrepreneur texan, cette formule simple et efficace a le pouvoir de “transformer des consommateurs en philanthropes”.

La philanthropie, un marché portant des idéaux mais surtout très porteur économiquement. En effet, le concept séduit et attire de plus en plus d’acteurs de tous secteurs d’activité confondus en particulier aux États-Unis.

Par exemple, CommonBond, une entreprise qui propose des prêts étudiants à bas coût, s’engage ainsi, pour chaque diplôme obtenu par un de ses clients, à financer la scolarité d’un enfant dans un pays en développement.

Plus surprenant, l’entreprise canadienne World Housing finance la construction d’une maison à 2500 dollars dans les bidonvilles, pour chaque vente d’un appartement classique. Le “Buy one, give one” est donc un modèle très adaptable.

Crédits Photos : MasamiSato

Politique

Au Sommet des Amériques qui aura lieu à Panama en avril 2015, les Présidents Barak Obama et Raul Castro seront bien présents et pourraient en profiter pour confirmer une normalisation des relations entamées depuis plus de 2 ans.

54 ans après la rupture diplomatique en pleine guerre froide, des pourparlers entamés dans le plus grand secret depuis le printemps 2013 pourraient donner lieu à un échange d’ambassadeurs. Ce dialogue historique s’est effectué sous l’égide du Vatican et du Canada. Des discussions qui ont eu lieu le 27 février 2015 semblent avoir accéléré les choses. Le fameux sommet des Amériques, pourrait être l’occasion de l’annonce de la réouverture des ambassades respectives.

Bien sûr, tous ces progrès ne doivent pas faire oublier qu’il existe de nombreuses questions en suspens. Cuba demande par exemple d’être rayée de la liste noire américaine des pays soutenant le terrorisme au côté de l’Iran, la Syrie et le Soudan. La normalisation complète des relations va demander du temps. Après plus de 50 ans d’hostilité, les contentieux sont nombreux, à commencer par l’embargo commercial et financier imposé par Washington depuis 1962.

Malgré la libération de 53 dissidents par La Havane, les États-Unis dénoncent toujours une répression politique et une atteinte aux droits de l’homme par le régime Castriste. Les États-Unis et son congrès, à majorité républicaine sont toujours très attentifs aux droits de l’homme chez les autres et dans les pays avec lesquels ils n’ont que peut ou pas de relations commerciales.

Crédit photo : Anthony Grognuz

Coup de gueulePolitique

Depuis la découverte d’Ebola il y a 40 ans de cela, la situation actuelle est la plus alarmante de toutes. Conscient de cela, la Banque Mondiale décide de mobiliser 200 millions de dollars pour lutter contre l’épidémie.

La somme est destinée à gérer les cas d’urgence au Libéria, à la Guinée et à la Sierra Leone. Selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, sur les1 603 cas enregistrés, 887 malades ont trouvé la mort. Parmi ces personnes, 358 sont des Guinéens, 255 des Libériens, 273 des Sierra Leonais et un dernier nigérien.

Selon le président du BM Jim Yong Kim, cette épidémie met en danger un grand nombre de vies humaines si elle n’est pas gérée comme elle se doit. C’est d’ailleurs pour lutter contre ce danger que l’institution financière décide de porter secours aux victimes. La Banque Mondiale annonce son appui lors de la réunion États-Unis/Afrique à Washington. Plusieurs chefs d’État africain étaient présents à ce sommet.

Coup de gueule

Loin d’être une simple révolte étudiante, les mouvements de 1968 marquent le début d’une forte offensive de la classe ouvrière. Les États-Unis, la France, l’Italie, le Mexique, l’Allemagne et bien d’autres pays sont touchés par cette vague de protestation.

Les évènements de 1968 continuent de marquer les esprits, car leurs impacts se font encore ressentir jusqu’à maintenant. Derrière les mouvements des étudiants, c’est une forme de révolution qui s’est opérée, acculant certains gouvernements à démissionner et faisant tomber les dictatures. C’est en France que le mouvement est le plus marquant. En mai 1968, des millions de travailleurs ont commencé une grève générale qui a déstabilisé le gouvernement du général de Gaulle. Ces mouvements ont eu des répercussions considérables. Les conditions de travail des ouvriers ont été améliorées, les droits de la femme et des minorités sont révisés à la hausse. Les universités sont moins hermétiques et deviennent accessibles à toutes les classes sociales.

Politique

amnestyAmnesty International France n’a pas hésité à déclarer la négligence de la part de l’autorité nigériane sur l’enlèvement des centaines de lycéennes par la secte islamiste Boko Haram. Cet enlèvement aurait dû être évité si l’autorité avait su intervenir plus tôt.

Selon ses sources, Boko Haram avait averti l’armée sur ses intentions d’enlèvement. La présence des hommes de Boko Haram dans un village proche du lieu d’enlèvement a été signalée à l’autorité centrale. Mais aucun renfort n’a été envoyé pour assurer la protection de ces civils.

Les familles des jeunes nigérianes comptent sur la mobilisation internationale pour les retrouver. Célébrités, organismes non gouvernementaux, hommes/femmes d’affaires, politiciens…, tous rejoignent la communauté pour inciter les autorités compétentes à agir de manière à accélérer les recherches. Les États-Unis contribuent de manière très active à la recherche de ces jeunes filles. Le gouvernement a envoyé son armée pour retracer les éventuelles pistes permettant de les retrouver.

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François Hollande apprécié par Obama, mais pas par les investisseurs

Lors de sa visite diplomatique aux États-Unis au cours de cette semaine, François Hollande et Obama ont renforcé l’amitié entre la France et les États-Unis. Les deux chefs d’état savent que leurs pays respectifs s’avèrent être les meilleurs alliés politiques malgré que l’un soit socialiste et l’autre républicain. Néanmoins, tout n’a pas été toujours si rose. Ils sont souvent en conflit sur de nombreux sujets.

Le but de cette visite est de valoriser au maximum l’image de la France en dehors de l’hexagone, principalement en ce qui concerne les affaires. D’ailleurs, les jeunes créateurs d’entreprises et les startups françaises sont à l’honneur. Deux « Maisons internationales » feront bientôt leur ouverture sur le territoire américain. Plus encore, François Hollande a vivement encouragé les grosses firmes américaines à investir en France.

Cependant, la France a une mauvaise réputation auprès des investisseurs américains. Ils sont même catégoriques en déclarant que c’est le dernier pays ou ils iront investir. Selon eux, investir dans un pays comme la France c’est prendre de gros risques.

Politique

Obama et Hollande : première rencontre diplomatique

Mardi à la Maison Blanche, les deux chefs d’états ont rendu public leur volonté de faire plus de choses ensemble afin de trouver des solutions aux divers problèmes de ce monde. François Hollande et Barack Obama ont déclaré qu’ils s’unissent pour mieux relever les défis ; entre autres lutter contre le terrorisme ou encore le changement climatique. Cet entretien politique et diplomatique ont permis aux deux dirigeants de démontrer qu’il y a toujours une alliance durable entre La France et les États-Unis.

C’est avec la plus grande joie que le président d’Amérique a accueilli François Hollande sur son territoire. Huit années se sont écoulées depuis la dernière visite d’un chef d’états français aux États-Unis. En 1996, Jacques Chirac a été le dernier dirigeant français à être reçu. Les deux hommes politiques ont également précisé qu’ils s’unissent pour combattre la prolifération des armes nucléaires et chimiques, trouver une solution concernant les crises du Proche-Orient, aider le continent africain à se développer et agir contre le réchauffement climatique.

Coup de gueule

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Aux Etats-Unis, aucune loi n’oblige les industries agro-alimentaires à préciser la présence d’Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) dans leurs produits. Pourtant, 80% des cultures de maïs et de soja sont génétiquement modifiés, au grand dam des consommateurs qui réclament une labellisation des produits issus de ces cultures d’OGM. Un groupuscule de consommateurs, les “Label It Yourself” ont décidé de prendre les choses en mains.

Selon un sondage de yougov.com, 82% des Américains reprochent un manque de transparence au secteur agro-alimentaire et souhaitent que le gouvernement rende obligatoire la labellisation de produits d’origine transgénique. Malgré tout, la législation ne bouge pas.

Les Label It Yoursel (LIY, traduit par “labélise toi-même“) ont donc décidé de réagir avec leurs propres moyens. Leur action principale consiste à poser des autocollants sur les produits concernés afin d’informer les consommateurs des produits et substances qu’ils contiennent.

Si le site officiel des LIY n’est plus disponible, les citoyens américains souhaitant participer à l’initiative peuvent néanmoins se rendre sur leur page Facebook afin de télécharger les étiquettes dénonciatrices… et entamer l’opération dans leur localité.

Ces autocollants portent la mention “genetically engineered” ainsi qu’un flash-code qui permet aux consommateurs d’obtenir davantage d’informations sur le produit. Enfin, véritables trophées du groupuscule, les membres de la communauté sont invités à poster sur le Facebook les photos et les vidéos de leurs actions.

En France, la législation impose aux industriels de préciser si le produit est d’origine génétiquement modifié… uniquement si les denrées concernées dépassent le seuil de 0,9% par ingrédient. Plus étonnant encore, les produits d’origine animale (viande, oeufs, lait…) ne sont pas concernés, même si l’animal a été nourri au soja ou au maïs transgénique !