Coup de coeurInternational

Le FBI a annoncé sa plus grande arrestation de membres du groupe néo-nazi américain Atomwaffen depuis sa fondation en 2015

Au total cinq membres du groupe ont été arrêtés par le FBI, y compris son leader actuel. Quatre d’entre eux sont poursuivis pour l’envoi de menaces racistes et antisémites à des journalistes et militants à travers le pays. Le cinquième est poursuivit en Virginie pour sa participation à une campagne de « swatting » ; une manipulation des services de police pour envoyer une équipe du SWAT chez une cible.

Menaces, violences et assassinats

C’est le plus grand succès du FBI contre Atomwaffen depuis sa fondation il y a cinq ans. Ces militants s’étaient rencontré sur le forum néo-nazi Iron March. Cinq meurtres ont été commis en connexion avec ce groupe. Les accusés sont Taylor Ashley Parker-Dipeppe, 20 ans, de Spring Hill, Florida; Johnny Roman Garza, 20 ans, de Queens Creek, Arizona; et Kaleb Cole, 24 ans, de Montgomery, Texas. Cole semble être le chef actuel du groupe, il était également recherché dans une affaire d’arme à feu illégale.

Mercredi dernier le précédent chef d’Atomwaffen avait été arrêté ; il s’agit de John Cameron Denton, 26 ans, surnommé « Viol ». Il aurait participé au swatting d’une église historiquement fréquentée par la communauté noire. Depuis sa création le groupe a forgé des alliances avec des organisations européennes et canadiennes. Ils sont notamment connus pour leur méthodes de communications relativement bien rodées et leurs théories « accélérationnistes ». Il ne faudrait pas se réjouir trop vite. L’âge de ces militants et les attaques multiples qui ne cessent d’avoir lieu à travers le monde doivent nous encourager à plus de vigilance encore ; aujourd’hui comme hier il semble que « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde. »

InternationalPolitique

Après le massacre perpétré par un néo-nazi à Hanau en Allemagne le rassemblement fasciste annuel de Sofia dérange les autorités bulgares

La capitale de Bulgarie subit tous les ans depuis 2003 une manifestation du mouvement néo-nazi. Des centaines de militants d’extrême droite avaient encore fait le déplacement cette année. La marche aux flambeaux a lieu en l’honneur de Lukov ; un collaborateur du IIIe Reich. Cette fois pourtant la maire Yorkanda Fandakova a réussi à obtenir l’interdiction de l’évènement. Les années précédentes la Cour Suprême du pays avait semble-t-il annulé ses interdictions de manifester. Les militants antifascistes se réjouissent mais soulignent que le problème dépasse une simple manifestation en Bulgarie.

Un problème bulgare

Les autorités allemandes ont par ailleurs réussi à interdire à neuf personnes de se rendre à cette manifestation en l’honneur Hristo Lukov. Le collaborateur nazi avait été assassiné par des partisans communiste en février 1943. Le groupe organisateur de la marche est l’Union Nationale Bulgare. La marche est devenue une des dates importantes dans l’agenda de l’extrême droite européenne et des néo-nazis. C’est également un important outil de recrutement pour cette sphère radicale. Les nazis ont quand même pu se rassembler pour déposer des fleurs devant l’ancienne maison du collaborateur et ont pu se réunir pour un concert.

De leur côté 300 militants antifascistes ont marché dans les rues de la capitale sous une importante protection policière. Selon certains militants la marche n’a pas été réellement interdite. L’extrême droite a quand même pu se réunir, seul la forme du rassemblement a changé. Il s’agirait d’une opération de communication des autorités bulgares après l’attentat de Hanau. Il semble y avoir du vrai dans ces affirmations. La maire Fandakova a fini par reconnaître que sa demande d’interdiction avait plutôt la forme d’une «proposition ». Rappelons que trois partis d’extrême droite font partie de la coalition gouvernementale du premier ministre Boyko Borisov.

IdéesInternational

La Russie de Poutine fournit un soutien discret mais réel aux membres les plus radicaux des milieux fascistes et néo-nazis

Dernièrement le FBI a mené des opérations contre le groupe « The Base ». Un groupe fasciste paramilitaire faisant ouvertement référence à Al-Qaïda dans son nom. Des membres de ce groupe ont été arrêté alors qu’ils préparaient l’assassinat de militants antifascistes à leurs domiciles. D’autres ont été arrêté pour avoir cherché à lancer une guerre civile en préparant les meurtres d’agent de police ou de militants pro-armes, sans doute en faisant croire à une attaque d’antifascistes. D’autres membres encore ont été arrêtés pour des crimes et attaques racistes. Cependant, contrairement à ce à quoi on pourrait s’attendre, ce groupe n’est pas basé aux États-Unis mais en Russie. Leur chef Rinaldo Nazzaro y réside.

Un havre pour l’extrême droite

Auparavant les organisations les plus radicales de l’extrême droite américaine venait de l’Amérique profonde. La plupart ont participé à des mouvements miliciens, toujours dans des zones rurales. Les choses ont aujourd’hui changé, notamment du fait de la présence de militants russes proches du Kremlin comme Aleksandr Dugin et Édouard Limonov. Les militants américains ont trouvé en Russie une source de financement et un sanctuaire. Ce type de militants est sans aucun doute du pain béni pour Poutine et sa volonté de perturber l’ordre social et politique aux États-Unis.

Ce rapprochement entre extrême droite russe et états-unienne a donc très certainement l’aval du Kremlin. Les premiers à avoir développé ces contacts avec des groupes occidentaux sont les nationaux-bolchéviques de Limonov ; une synthèse de stalinisme et de nazisme. Notons aussi que David Duke a vécu pendant des années en Russie et son livre antisémite était vendu à la Duma. Nombre de forums les plus actif sont aussi basés ou créés par des militants russe ; Iron March en est un exemple.

La main du FSB ?

Pour nombre de néo-nazis américains la Russie est « le dernier grand empire blanc », selon les mots du suprémaciste Harold Covington. Ce dernier est d’ailleurs un des idéologue de The Base. Le chef de ce groupe semble avoir déménagé en Russie avec sa femme en 2018, à peu près au moment de la fondation du groupe. L’homme semble soutenir ouvertement Poutine et sa politique. Ceci souligne à quel point le pays est devenu un sanctuaire pour l’extrême droite paramilitaire la plus radicale. De là à supposer que les services de renseignements aient favorisé et encouragé cette implantation il n’y a qu’un pas.

Certains courants comme le Mouvement Impérial Russe se sont d’ailleurs donnés comme objectif de construire une International des Droite. Ce groupe paramilitaire se bat en Ukraine et est accusé de fournir des armes à d’autres organisation européennes. Il est difficile d’imaginer que les services de renseignements russes n’aient pas leur mot à dire dans cette affaire. Néanmoins on peut affirmer à minima que les néo-nazis se sentent suffisamment en sécurité en Russie et peuvent y opérer librement. L’Internationale rouge serait-elle en passe d’être remplacée par une Internationale brune ?

Coup de gueule

La fresque en hommage à Steve tué le 21 juin dernier par la police nantaise a été de nouveau vandalisée par l’extrême droite

Le jeune homme avait été victime de la charge de la police sur le Quai Wilson en pleine nuit. La police avait tenté de couvrir ses agissements, mais il est clair que Steve s’est noyé suite à cette charge extrêmement violente. Une fresque commémorative avait été réalisée par des artistes nantais. La première dégradation avait eu lieu la semaine dernière ; les individus ont clairement marqué leur origine politique en signant « droite dure ». Diverses inscriptions fascistes et moqueries sur la mort du jeune homme étaient aussi présentes. Restaurée deux jours plus tard, la fresque a été de nouveau vandalisée par l’extrême droite.

Police et fascistes main dans la main

Les proches de Steve se sont déclarés très choqués et les artistes s’étaient déjà mobilisés rapidement pour réparer la frise. Cette nouvelle dégradation va nécessiter de lever des fonds pour restaurer à nouveau le travail et prévenir d’autres attaques. Cette fois l’extrême droite a utilisé du goudron pour tenter de détruire définitivement l’oeuvre. On ignore qui est responsable de ces actes haineux mais certains pointent que la culture d’extrême droite de la police, notamment à Nantes, pourrait expliquer cet acte. De plus, lors de la charge qui a causée la mort de Steve, le DJ passait une chanson contre le FN.

L’extrême droite nantaise est coutumière de ce genre de lâchetés. N’ayant pas les forces de s’opposer au mouvement antifasciste local ils préfèrent mener ce genre d’actions et tendre des embuscades. Récemment ils ont recouvert le campus universitaire de croix gammés et saccagé d’autres fresques. Cette fresque a une importance particulière dans cette atmosphère de violences policières décomplexées. Espérons que les militants nantais sauront trouver une solution pérenne pour la protéger.

InternationalPolitique

Le parti d’extrême droite AfD cherche à instrumentaliser l’anniversaire des bombardements américains sur la ville de Dresde

Les 75 ans de l’anniversaire du bombardement risquent de se faire dans un climat tendu. Il ne s’agit pas d’une nouveauté en Allemagne. La question de Dresde est agitée depuis longtemps par l’extrême droite comme une façon détournée de relativiser le nazisme en se plaçant en victimes des alliés. Récemment l’AfD a relancée le débat en revoyant à la hausse le nombre de victimes. Les historiens estiment que les bombardements britannique sur la ville auraient fait 25 000 victimes entre le 13 et 15 février 1945.

Le mythe de la « ville martyre »

Tous les ans les nazis organisent une « marche funèbre » autour de cette date. Ils cherchent à sacraliser le statut de Dresde comme « ville martyre » ; une façon détournée de redorer le blason du IIIe Reich. Tous les ans des contre-manifestations antifascistes et d’autres commémorations sont également organisées. La situation se tend cette année car l’AfD réalise ses meilleures scores dans la Saxe, dont Dresde est la capitale. Ainsi pour relancer les débats et se placer en figure de proue de l’extrême droite l’AfD avance le chiffre de 100 000 victimes. Ils exigent une meilleure reconnaissance et un hommage digne de ce nom.

La question a pourtant déjà été tranchée par les historiens. Suite à ces débats sans fin une commission avait travaillé pendant six pour avancer ce chiffre de 25 000 morts. Cependant on sait bien pourquoi l’extrême droite avance ces chiffres. L’histoire est un terrain de lutte politique. L’extrême droite allemande cherche à rejeter ce qu’ils appellent la « culture de la repentance » ; la reconnaissance de responsabilité allemande dans les crimes nazis et les mesures mises en place pour réprimer ceux qui s’en réclament.

IdéesPolitique

Cette figure de l’extrême droite française surnommée « Popeye » et connu pour son agressivité est mort dans la nuit du 29 au 30 janvier

Les membres de l’extrême droite et de la fachosphère n’ont pas manqué de lui rendre un hommage appuyé. Marine Le Pen s’est fendue d’un tweet tout comme Bruno Gollnisch. Il est amusant de noter que le tweet de Le Pen salue le résistant ; l’homme était pourtant à la tribune d’une soirée de « l’association pour défendre la mémoire du Maréchal Pétain ». Les jours qui vont suivre vont certainement voir l’extrême droite tenter de solidifier la figure mythique qui les arrange.

Un « résistant » d’extrême droite

Si l’homme a bien participé à des activités de résistance pendant l’occupation il a aussi participé aux deux guerres coloniales d’Indochine et d’Algérie. De plus en 1962 il fonde un maquis de l’OAS, « Bonaparte » avant d’être arrêté, condamné et amnistié. L’homme se lance ensuite dans le journalisme et passe par Paris-Match puis Magazine-Hebdo dans les années 1980. Ce dernier est fondé par un ancien membre de la Fédération des Étudiants nationalistes. Enfin, dans les années 1990 il écrit pour le Figaro Magazine.

En 1965 on le retrouvait aux côtés de Tixier-Vignancour. Il est notamment actif dans le service d’ordre de l’organisation et les Comités Jeunes TV. Il passe ensuite par plusieurs mouvements de jeunesses connus pour leur agressivité. Il est ainsi plus tard président du Front Uni de Soutien au Sud-Vietnam. En 1968 il fonde les Jeunesses Patriotes et Sociales. Ce groupe est connu pour une action avec le GUS contre le Lycée Louis le Grand ; au cours de l’affrontement un militant de gauche a la main arrachée par une grenade. Enfin après d’autres passages dans des organisations il rejoint le FN en 1972.

Une extrême droite à l’ancienne

L’homme fonde en même temps une organisation d’anciens combattants, surtout des guerres coloniales. Le Centre National des combattants est en réalité un satellite du FN. Cette organisations a une position très claire de « défense de l’identité française ». Dans la même période il s’implique dans la fondation d’une organisation de jeunesse, les Cadets du CNC pour inculquer ; « le respect de l’ordre, la nécessité de la discipline, le culte du drapeau et l’amour de la patrie ». Il sera aussi député pour le FN, puis conseiller régional d’île-de-France.

L’homme est connu pour ses sorties violentes et ses menaces vis à des opposants. Il parle ainsi en 1997 de faire « pleurer des larmes de sangs » aux antifascistes massivement venus s’opposer à un congrès. Lors de la scission l’homme choisit le camp de Jean-Marie Le Pen, mais ne sera pas aussi avisé récemment en choisissant celui de Gollnisch. Il finit par rejoindre le Parti de la France en 2013 pour entre nommé président d’honneur en 2016. L’homme se préparait à relancer l’activité du CNC peu avant sa mort. Une figure de l’extrême droite s’éteint elle ne nous manquera pas.

Société

A l’annonce d’un pique-nique antifasciste s’opposant à la venue de Marine le Pen à Brest un cadre du RN a proféré des menaces glaçantes

Le pique-nique était organisé par la gauche brestoise. Les 17 signataires de l’appel antifasciste s’étaient donné rendez-vous devant l’hôtel accueillant Marine le Pen jeudi dernier. La conférence de presse de cette dernière visait à soutenir la candidature aux municipales de Renée Thomaïdis. Les opposants étaient réunis en face, dans le square de la Tour d’Auvergne.

Des menaces inquiétantes

Selon le communiqué des organisations de gauche ; « Marine Le Pen n’est pas la bienvenue à Brest. Au moment où le mouvement social mène un combat pour le retrait du projet de réforme des retraites, les organisations signataires appellent les Brestoises et les Brestois à dénoncer les mensonges du RN, qui stigmatise les immigrés alors que le véritable problème de notre pays relève fondamentalement du partage des richesses ». Si Mme Thomaïdis est restée mesurée en dénonçant, sans hypocrisie aucune, « l’extrême intolérance » de la gauche, il en est autrement de Gilles Pennelle.

Gilles Pennelle est le responsable du groupe RN à la Région et responsable des élections au niveau national. Voici ce qu’il avait à dire des opposants ; « Dites aux associations, syndicats et partis de gauche qui menacent la République et la liberté d’expression d’une formation politique officiellement reconnue qui est aujourd’hui la première de France, de brûler un cierge. On s’en occupera particulièrement quand on sera au pouvoir, c’est-à-dire très prochainement, et on les mettra hors d’état de nuire ». On ne peut pas faire plus clair en terme de menace. Ce genre de petite phrases nous rappelle qu’on a bien à faire à un parti fasciste. On peut le maquiller et l’habiller autant qu’on veut, le costume démocratique gène le RN aux entournures.

Politique

Le rassemblement national a tenté de faire rembourser 50 000 euros de coaching télé pour Jordan Bardella comme frais de campagne

Sur les 323 849 euros de frais rejetés par la Commission des comptes de campagnes et des financement politiques (CNCCFP) au RN figure quelque chose d’amusant. Le RN aurait essayé de faire rembourser 50 000 euros de coaching télé pour Jordan Bardella. Rappelons que l’homme est la tête de liste du parti pour les élections européennes.

Une énième magouille de l’extrême droite

La formation aurait été effectuée par un ancien journaliste de BFMT TV, Pascal Humeau. Ce dernier est désormais coach en image. Au moins Bardella n’a pas du être dépaysé plus tard sur les plateaux. Humeau a donc facturé sa formation 51 600 euros à l’association de financement du RN. Le CNCCFP a soulevé alors deux problèmes. D’une part il n’existe aucune liste détaillée des prestations, aucun document ou plan de communication. De l’autre, cela ne changerait rien parce que ces frais sont considérés comme des dépenses personnelles et donc non-imputables au compte de campagne.

Pascal Humeau est formateur en « média training  et prise de parole en publique » . Il semble qu’il soit devenu le formateur et accompagnateur personnel pour le candidat d’extrême droite. Sans surprise il semble que le cœur de sa formation ait été dédié aux chaînes d’informations en continu où l’extrême a ses quartiers. Par ailleurs il semble que leur collaboration ne s’arrête pas là ; Humeau devrait continuer à travailler avec Bardella à Bruxelles. Certains pourraient parler de coïncidence quand un ancien de BFMTV forme l’extrême droite à intervenir sur leur plateau, d’autres mauvaises langues pourraient y voir une simple cohérence.

International

Un soldat accusé d’avoir diffusé des informations militaires était le dirigeant d’un groupe montant de suprémacistes blancs

Ce soldat de 27 ans a été arrêté en décembre au camp militaire de Linton. Les circonstances sont toujours nimbées de secret. L’homme prévoyait un voyage en Russie pour la période des fêtes avant son arrestation. Il est actuellement sous le contrôle des forces armées et est en attente d’un jugement par un tribunal militaire. On l’accuse d’avoir accédé à un système informatique à des fins malveillante et de diffusion d’informations. Ces informations risquaient de porter préjudice aux forces de défense de Nouvelle-Zélande. On ignore cependant à qui il a fourni ces informations.

Un militant d’extrême droite important

L’homme se cachait derrière un profil du nom de Johann Wolfe. Il se définissait comme le cofondateur du groupe nationaliste et suprémaciste blanc « Dominion Movement ». Ce groupe partage les mêmes positions idéologiques que le terroriste de Christchurch. Suite à l’attaque contre les mosquées le groupe a supprimée sa présence internet. Cependant un autre groupe très similaire, « Action Zelandia », n’a pas tardé à apparaître. Le soldat aurait également été interrogé par la police suite à cette attaque.

L’homme serait également intervenu dans un podcast australien d’extrême droite. Il semble que ses proches aient été scandalisés par ses propos. Dans ce podcast il parle aussi de leurs succès en terme de recrutement et leurs méthodes de communication. Par ailleurs l’activisme du soldat ne s’est pas arrêté après l’attaque de Christchurch. On ignore cependant si il faisait partie de Action Zelandia. Ce qui est sûr c’est que le groupe intégriste Wargus Christi a été le premier a annoncer qu’un des leurs avait été arrêté. Actuellement la police et les forces armées mènent une enquête criminelle conjointe. Nous en saurons certainement plus au moment du procès.

International

Le ministre de la culture de Bolsonaro a été démis de ses fonctions suite à une vidéo où il plagiait un discours de Joseph Goebbels

Le but de la vidéo était de donner des détails sur une récompense artistique « héroïque » et « national ». L’allocution du ministre a été publié sur le compte Twitter du ministère de la culture. Pour rajouter au malaise, Lohengrin de Wagner servait de musique de fond. Ceci encourage à penser que le choix du ministre était délibéré. Choisir le compositeur favori de Hitler alors qu’on plagie son ministre de la propagande fait beaucoup de coïncidence.

Quand les fascistes se trahissent

Pourtant la ligne de défense du ministre Alvim pour cette vidéo désormais supprimée est de plaider une « coïncidence rhétorique ». Sans même parler du fait qu’un ministre devrait se poser des questions si sa rhétorique coïncide avec un membre du régime nazi, cette ligne de défense paraît bien faible. Le président Jair Bolsonaro a qualifié ce discours de « malheureux ». Il s’est également fendu d’un communiqué sur Twitter ; « Je réitère notre rejet du totalitarisme et des idéologies génocidaires comme le nazisme et le communisme, ainsi que toute proximité avec elles. Nous exprimons également notre soutien total et inconditionnel à la communauté juive dont nous sommes les amis et partageons nombre de valeurs ».

Ces déclarations mêlant de façon hors sujet le nazisme et le communisme est le propre de l’extrême droite. Souvenons-nous de l’incapacité de Trump à condamner les suprémacistes blancs après Charlottesville sans condamner aussi les antifascistes. Au cours de cette vidéo de six minutes le ministre Alvim a repris de façon quasi-identique un discours de Goebbels. Lors de ce discours ce dernier appel de ses vœux un art typiquement allemand, héroïque et national, privé de sentimentalité. Le nazi y pointe aussi l’intérêt de l’art à refléter les aspirations politiques de la population.