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Le Forum économique mondial (WEF) fait état d’une dégradation dans les inégalités entre hommes et femmes. Après 10 ans de progrès, elles se sont encore creusées partout dans le monde en 2017. 

144 pays ont été passés au crible pour mener à bien cette étude sur l’état des lieux des inégalités entre hommes et femmes. Et selon le WEF, après dix années de progrès, les inégalités se creusent à nouveau. L’étude estime même que si rien n’est fait rapidement, les inégalités ne disparaîtront pas avant 2235.

Dans son rapport, le WEF souligne que cette année 2017 “marque un coup d’arrêt après une décennie de progrès lents mais constants en termes d’amélioration de l’égalité des sexes, puisque l’écart entre les genres à l’échelle du monde s’est creusé pour la première fois depuis la publication du premier rapport en 2006”.

Sans réelle surprise, les deux secteurs les plus en recul sont l’économie et la santé. Arrivent ensuite la politique et l’éducation.

Des inégalités disparates selon les régions

Le rapport du WEF met par ailleurs en lumière le fait que la région qui s’en sort le mieux pour 2017 est l’Europe de l’ouest, devant les Etats-Unis. Tout en bas du classement, on retrouve les régions du Moyen-Orient ainsi que de l’Afrique du nord.

Quelques bons élèves sortent du lot. En analysant uniquement les pays membres du G20, c’est la France qui arrive en tête pour la parité hommes-femmes suivie de l’Allemagne, du Royaume-Uni, du Canada, de l’Afrique du sud et de l’Argentine. La France enregistre même une nette progression dans le classement général, gagnant 6 place pour s’afficher au 11ième rang alors qu’elle n’était qu’à la 70ième place en 2006, année du premier rapport. Une progression à mettre au profit principalement de la parité prônée dans la sphère politique. A l’inverse, les USA ont perdu 4 places et se retrouvent à présent sur la 49ième marche en raison d’une diminution marquée de la représentation féminine dans la classe politique.

Reste qu’une fois n’est pas coutume, ce sont les pays du nord qui continuent de garder le leadership sur la question : Islande, Norvège, Finlande.

Politique

Il y a 20 ans, les femmes en Afrique du sud ont obtenu le droit de travailler dans les mines. Aujourd’hui, 15 % des employés de l’industrie minière sont de sexe féminin, mais tout n’est pas rose pour celles qui “descendent” car elles doivent faire face aux insultes et aux harcèlements.

Dans des conditions extrêmes, les femmes doivent travailler plus dur que les hommes pour être prises au sérieux et assumer un travail très physique. Une étude menée par l’université du Witwatersrand en 2009, démontre que les femmes sont fréquemment victimes d’abus sexuels, d’insultes, sans compter les demandes de “faveurs” en échange d’une aide pour les tâches les plus éprouvantes. Les hommes qui n’ont pas l’habitude de travailler avec des femmes considèrent majoritairement que ce n’est pas leur place à plus de 200 m sous terre.

Les entreprises comme la “Anglo American” ont organisé des roulements pour éviter aux femmes de ne jamais se trouver seules et de travailler avec d’autres femmes ou des hommes de confiance, une hotline contre le harcèlement sexuel a été mise en place, ainsi que l’installation de caméras de surveillance et un système de reconnaissance biométrique à l’entrée des vestiaires féminins.

Malgré les obstacles, les femmes prennent leurs places et les mentalités évoluent bon gré mal gré. “Les femmes ne doivent pas simplement saisir les opportunités pour réussir”, souligne l’une d’elles, devenue chef d’équipe, “elles ont aussi besoin du soutien de leurs patrons”.

Crédit photo : Daniel Mennerich

 

 

Politique

La Drees, c’est-à-dire la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques à étudié l’effet des arrêts de travail sur les trajectoires professionnelles. Il apparaît que les femmes après une longue période d’inactivité transitent plus facilement vers le chômage.

Pour les hommes ayant bénéficié d’un arrêt long (plus de 60 jours), 9,9 % se sont retrouvés au chômage ou vers une activité réduite. Quant aux femmes dans la même situation, le taux monte à 12,2 %. Cette différence s’explique plus par la ségrégation et les caractéristiques propres à chaque sexe, que par un effet spécifique à la maladie. Le salaire des femmes est plus faible et donc le choix de rester à la maison apparaît moins coûteux. Dans notre société, l’inactivité de la population féminine est perçue de manière plus normale que les hommes.

Concernant les arrêts de type congés maternité, il est relativement protégé, car s’en suit la plupart du temps un retour à l’emploi continu. Pour celles ayant eu un arrêt long en raison d’une maladie, 32,9 % seulement sont parvenues à éviter des arrêts l’année suivante.

A la lumière de cette étude, la vie professionnelle des femmes ayant subi un arrêt de maladie, est plus chaotique que celles qui ont bénéficié d’un congé maternité et surtout, il semblerait que le monde du travail et des entreprises pardonnent moins les arrêts de travail aux femmes plutôt qu’aux hommes.

Crédit photo : Steve Poulin

 

Coup de gueule

À l’origine du projet, Assa Kayentoo formatrice en nutrition de 46 ans faisant partie de l’Institut de Koulikoro au Mali. Cette femme dynamique de 46 ans travaille pour l’ONG Malienne Amassa à Koutiala dans le Sud du pays. Son objectif est d’expliquer les concepts de base de la nutrition et des impacts qu’ils ont sur la santé des femmes et celle de leurs enfants. Ce projet résulte d’un problème de santé public puisque dans le pays plus de 28% des moins de cinq ans ont un retard de croissance lié à la malnutrition.

Assa Kayentoo apporte avant tout une aide pédagogique et éducative à ces mères de famille. Cette aide passe par une explication visuelle des concepts abordés puisqu’au Mali une femme sur quatre seulement sait lire.

Pour mettre en œuvre les concepts étudiés pendant la session de formation nutritionnelle orale et visuelle, celle-ci est suivie par un cours de cuisine collectif.

 

Les menus préparés sont pensés pour faire face au problème d’anémie qui est particulièrement sévère dans cette région du Sahel. De plus, la déficience en fer est une cause majeure affectant la santé de l’enfant et retard de croissance.

Assa souhaite également améliorer les conditions de vie de ce public féminin attentif. Ces conseils portent aussi sur le domaine de la santé. Les femmes participantes ont plus de chances de pratiquer l’allaitement exclusif qui passe de 20 à 89% et l’augmentation des consultations prénatales est un autre impact positif de ce programme de prévention de la malnutrition.

Les résultats de ce programme sont satisfaisants selon le Dr Kolechaka, médecin chef du centre communautaire de santé où Aminata exerce ses cours.

En effet, il n’a recensé que 67 cas de malnutrition sévère ou modérée, soit un pour cent des 6.145 enfants âgés de 0 à 5 ans de  N’golobougou et des hameaux voisins.

D’ici peu, Assa Kayentoo donnera des cours culinaires dans les villages voisins sur la demande des habitantes de ces petits hameaux reculés.

Politique

Le centre d’études de l’emploi vient d’enquêter sur le revenu des femmes qui ont des enfants. Avec cette étude, les enquêteurs ont découvert que ces mères de famille reçoivent moins d’avantages surtout lorsqu’elles travaillent dans le secteur privé. Pour cette catégorie de femmes, il est donc plus intéressant de trouver une place dans le secteur public

En tout cas, pour les deux cas, l’étude dévoile que les mères qui ont deux enfants ou plus gagnent des salaires mensuels plus faibles que celles qui n’ont pas d’enfants à charge. Les employeurs agissent dans ce sens car ils considèrent que les mères travaillent moins que les femmes sans enfants. Pour eux, les femmes qui ont des enfants doivent souvent faire face à des problèmes familiaux. À cause de ces petits incidents, à un certain moment, elles ne peuvent pas venir travailler.

Les statistiques dévoilent que dans le secteur privé, le salaire mensuel moyen des mères qui ont deux enfants est inférieur à 12 % par rapport à celui des femmes sans enfant.

 

 

 

Politique

Les femmes et les jeunes, touchés par la hausse du chômage

Les femmes et les jeunes sont ceux étant le plus affectés par la précarité de l’emploi. Selon le rapport de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), il y a des améliorations mais également des détériorations. L’étude faite par cet organisme est basée sur les trente dernières années, et a pour but d’analyser le marché du travail en France.

Cette analyse démontre que le taux du chômage de la jeune génération s’est multiplié par trois en quarante ans seulement. Plus les années passent et plus la jeunesse française a de mal à s’établir sur le marché du travail. Les personnes de la classe ouvrière, particulièrement les ouvriers non qualifiés, sont également des victimes de la précarité. En ce qui les concerne, le taux de chômage a doublé durant ces trente dernières années. Les femmes sont d’autant plus affectées par la précarité que les hommes. Néanmoins, le pourcentage de femmes sans emplois et celui des hommes se rapprochent considérablement.

Politique

« Actions collectives » réagit face à la discrimination au travail Les discriminations faites aux femmes, seniors, salariés syndiqués ou étrangers constituent l’objet d’un rapport remis au gouvernement français, ce mardi. Ce rapport adopte la création des « actions collectives » pour mettre fin aux discriminations au sein d’une entreprise.

La discrimination est une « réalité toujours prégnante dans le monde du travail », a mentionné Laurence Pécaut-Rivolier , auteur de ce rapport et conseiller à la Cour de cassation. La situation est empirée par la crise économique. Le dossier a été remis aux trois ministères dont le ministère de la justice, le ministère du travail et le ministère responsable des droits des femmes.

Laurence n’a pas imité le modèle anglo-saxon « class actions » qui réclame des dommages et intérêts au profit des plaignants. La magistrate a proposé la mise en vigueur des « actions collectives » au sein des tribunaux de grande instance. Cette proposition entre dans le cadre d’une approche spécifique contre les discriminations collectives au travail.

Ces actions menées sous la direction des syndicats ne visent pas à obtenir des indemnisations. Elles constitueront un outil pour obliger l’employeur d’adopter des mesures permettant de mettre un terme aux discriminations. Les actions collectives contribuent également à la réalisation du « projet de loi pour l’égalité entre les hommes et les femmes » a précisé Najat Vallaud-Belkacem.

Politique

Journée internationale contre les violences faites aux femmes

Ce 25 novembre aura lieu la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes.

A l’approche de cette journée, le Parti socialiste rappelle que la lutte contre les violences sexistes est un combat permanent, un combat qui est l’affaire de tous et toutes. En France, encore aujourd’hui, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Près de 54.000 violences conjugales ont été commises en 2011 sur des femmes. Selon un récent sondage, une femme sur 5 dit avoir déjà été victime d’une agression sexuelle.

Le Parti socialiste tient à saluer l’initiative du manifeste des 313, publiée cette semaine par le Nouvel observateur, qui met en lumière toute la difficulté qu’ont encore aujourd’hui les personnes victimes de viol à pouvoir en parler, s’exprimer et porter plainte.

Le Parti socialiste refuse l’inéluctabilité de ces violences, nous devons porter haut la nécessité d’une politique volontariste et globale pour rattraper le retard de la France en la matière, notamment en matière de prévention, de formation, d’accueil d’urgence et de prise en charge des victimes.

Le gouvernement a démontré son engagement en matière de lutte contre les violences en faisant voter une loi protégeant les victimes de harcèlement sexuel et en lançant une action pour renforcer la formation des professionnels en matière de violences sexistes et sexuelles.

Le Parti socialiste compte sur la détermination de la ministre des Droits des femmes pour continuer ce combat, cette lutte et faire ainsi progresser la cause des femmes. Les militants socialistes seront nombreux ce dimanche à être mobilisés, partout en France, aux côtés des associations et des acteurs pour manifester contre toutes les violences faites aux femmes.

source article : http://www.parti-socialiste.fr