Coup de gueuleEconomiePolitique

Le projet de loi « Florange » portant sur l’économie sociale et solidaire est finalement de retour à l’Assemblée Nationale. Six mois après son adoption au Sénat, le projet de loi porté à l’origine par Benoît Hamon semble bénéficier d’une opinion largement favorable de la majorité ainsi que de l’ensemble de la classe politique malgré quelques critiques de la droite.

Le projet de loi définit pour la première fois le périmètre du secteur de l’économie sociale et solidaire, qui rassemble en France près de 200.000 structures conciliant activité économique et utilité sociale. Ce secteur représente à lui seul 10% du produit intérieur brut et près de 10% des emplois en France. Comme l’a déclaré le secrétaire d’Etat, Valérie Fourneyron, « les associations, les coopératives, les mutuelles sont une autre façon d’entreprendre que nous allons pouvoir reconnaître pleinement, sécuriser, permettre de développer ».

La loi insiste ainsi sur l’objectif d’utilité sociale que doivent présenter les entreprises se proclamant de ce statut mais également sur la nécessité d’une gouvernance démocratique ou participative et d’une gestion à but lucratif encadré ou limité.

Le secteur de l’’ESS bénéficie alors pour la première fois d’une reconnaissance et de moyens pour se développer. En effet, la loi organise un accès facilité aux financements, au travers notamment de  la Banque publique d’investissement, qui devrait injecter dans  le secteur plus de 500 millions d’euros.

La loi prévoit également des mesures facilitant la reprise de certaines entreprises (moins de 250 employés) par les salariés. Ce sujet en discussion aura logiquement concentré l’ensemble des critiques des députés de droite qui contestent principalement l’information préalable d’un projet de cession assurer aux employés pour leur permettre de déposer un projet de reprise, sous forme de coopérative.

Crédits photo : Benjamin Géminel

Thomas Livingston

Politique

Édouard Martin : l’homme fort du PS aux élections européennes de 2014

Le leader du syndicat CFDT d’ArcelorMittal à Florange a décidé d’entrer dans le monde politique au côté du PS. Il occupera la tête de liste du PS lors des élections européennes de 2014 dans le Grand-Est.

« Oui, je serai tête de liste sur la liste socialiste dans le Grand Est » a-t-il confirmé chez France 2. Édouard Martin est très connu dans sa lutte contre la fermeture des hauts fourneaux à Lorraine. Ce syndicaliste était la « bête noire » de Jean Marc Ayrault lors du mouvement des syndicaux chez ArcelorMittal. Il a pris la défense des sidérurgistes à travers des opérations médiatiques. La publication d’un livre « Ne lâchons rien » en avril, a marqué son désir d’entrer dans le monde politique. À l’époque, il a hésité de franchir la porte du PS de crainte d’être considéré comme un outil électoral.

Selon ce leader du syndicat de Florange, l’objectif est de poursuivre le « combat sur le maintien de l’industrie en France et en Europe ». Harlem Désir, Premier secrétaire du PS était favorable à ce ralliement d’Édouard Martin. L’ancienne ministre UMP Nadine Morano a jugé que M Martin « ne menait pas un combat pour les salariés de Florange » mais il l’a fait pour ses intérêts personnels et politiques.

Politique

Le Gouvernement vient de présenter un plan au service de la renaissance industrielle du site de Florange et de la filière sidérurgique en Lorraine.

A l’issue d’un dialogue ferme avec le groupe ArcelorMittal, et grâce à une forte mobilisation des salariés et des syndicats, le Gouvernement a obtenu des engagements industriels importants qu’il fera respecter avec la plus grande vigilance. Il a évité un plan social dramatique mais aussi préparé l’avenir du site de Florange autour d’un projet industriel d’avenir, le projet ULCOS.

Le Gouvernement a fait le choix du volontarisme et de la modernisation industrielle et ira jusqu’au bout de cette volonté politique forte. L’Etat investira lui-même dans ce projet d’innovation industrielle et environnementale et mobilisera le soutien de l’Union européenne.

Le Gouvernement a montré qu’il est totalement engagé au service de l’emploi et du redressement industriel de notre pays et aux côtés des travailleurs des sites menacés. Toutes les forces sociales et économiques doivent se mobiliser autour de ce nouveau projet, pour l’avenir de Florange et de l’industrie française.

Le Parti socialiste, comme le Gouvernement, sera particulièrement vigilant quant au respect des engagements pris par le groupe Arcelor-Mittal.

source article : http://www.parti-socialiste.fr