Politique

 

Alors que les syndicats n’ont pas dit leur dernier mot dans leur lutte contre le projet de loi El Khomri, Jean-Claude Mailly le secrétaire général de FO pourrait saisir la justice à l’encontre de la Ministre du Travail.

Un nouvel épisode dans la bataille autour du projet de réforme du Code du Travail pourrait bien s’ouvrir. Et ce n’est plus tant la réforme elle-même qui serait attaquée mais directement la Ministre du Travail. C’est le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, qui en aurait fait la déclaration. La raison invoquée ? le non-respect de la concertation préalable obligatoire imposée par la loi. Car comme le rappelle Jean-Claude Mailly la loi datant de 2007 oblige le gouvernement « quand il envisage un projet de réforme portant sur les relations individuelles et collectives du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, à ouvrir une concertation » avec les syndicats et le patronat. Or, selon Mailly, El Khomri se serait passée de cette démarche : « non seulement nous n’avons pas été concertés sur l’intégralité du projet de loi que nous avons découvert après sa transmission au Conseil d’Etat, mais nous n’avons eu aucun document d’orientation« .

Un « faux débat »

La Ministre du Travail quant à elle renvoie la question d’une simple déclaration : « La loi que je porte vise justement à développer le dialogue social. Donc pas de faux procès, je respecte le dialogue social« ; rajoutant même « C’est un peu un faux débat« .

Reste que le ton semble bel et bien être monté d’un cran entre les représentants des travailleurs et la Ministre du Travail et plus généralement le gouvernement. Car cette loi injuste s’apparente de plus en plus à un passage en force afin de faire plaisir au Medef de Pierre Gattaz.

 

 

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Le président du groupe électronucléaire français Jean-Bernard Lévy a détaillé lors de la présentation des résultats d’EDF le jeudi 12 février dernier, les grands projets pour le parc et la filière nucléaire française dans les années à venir. Des propos rassurants pour la CGT et la Fédération Energie de FO qui dénoncent depuis plusieurs mois déjà les effets néfastes de la réduction du nucléaire sur l’économie, l’emploi et l’efficacité de notre système énergétique.

Si le projet de loi de transition énergétique défendu par le gouvernement devrait être promulgué d’ici l’été prochain, certaines dispositions sensibles du texte ne sont pas du goût de tout le monde, et surtout pas du syndicat CGT qui dénonce la « logique de marchandisation » et la privatisation de l’énergie, qui apparaît à travers cette loi.

Dans le domaine nucléaire notamment, la CGT FNME (Fédération nationale des mines et de l’énergie) se mobilise depuis plusieurs mois maintenant pour contester la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans notre mix énergétique national, une mesure qui selon elle, aura des effets catastrophiques pour l’emploi et la qualité du système énergétique français.

« Le nucléaire est une énergie sans carbone, qui permet un faible coût de l’électricité, avec des emplois qualifiés et assure à la France son indépendance énergétique », souligne le représentant de la CGT au comité central d’entreprise d’EDF Philippe Page, qui estime que les objectifs fixés par le gouvernement conduiront à l’arrêt inéluctable de 15 à 19 réacteurs sur les 58 répartis sur l’ensemble du territoire nationale. Une cataclysme pour l’emploi au sein du groupe EDF bien sûr mais également dans les nombreuses entreprises sous-traitantes et les commerces locaux tous dépendants de l’activité des centres de production nucléaire.

Qualifiant ce projet de loi de « démarche de sobriété imposée et de décroissance », la FO va même plus loin en considérant la réduction de la part du nucléaire comme une mesure absurde sans lien logique avec les réalités de la conjoncture économique. Le nucléaire « a permis de faire de la France un pays plus vertueux que l’Allemagne » en termes d’émission de gaz à effet de serre, précise FO qui considère ce texte mal adapté aux « besoins des citoyens et des entreprises ».

Cela étant et si le gouvernement a réaffirmé la semaine dernière son objectif de réduction malgré les réserves du Sénat quant au délai imparti, le président du groupe EDF, a quant lui tenu a rappelé l’importance de l’énergie nucléaire pour les décennies à venir et les nombreux investissements qui vont être réalisés. Le nucléaire, en tant que troisième filière industrielle française, présente aujourd’hui des bénéfices écologiques et économiques significatifs et des perspectives de développement prometteuses via le grand carénage destiné à prolonger la durée de vie des centrale et la construction de nouveaux réacteurs.

Le groupe français entend également renforcer sa coopération avec Areva dans une démarche de valorisation de la filière et du savoir-faire nucléaire français. Cette collaboration devrait s’articuler autour trois points essentiels, à savoir, le cycle du combustible amont et aval, la réussite des chantiers en cours, le développement d’un EPR optimisé et d’une nouvelle gamme de réacteurs de 1000 MW.

Crédits photo : Pymouss

Politique

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À quelques jours de l’élection municipale en France, plusieurs manifestations sont prévues pour contester le pacte de responsabilité, une pièce importante dans la politique choisie par Président de la république français.

Le pacte de responsabilité a mis les syndicats en colère. Pour se faire entendre, la CGT, FO, la FSU et Solidaires ont encouragé tous les salariés à descendre dans les rues du pays mardi. En tout, 140 manifestations sont prévues. Selon le CTG, la journée d’action pour l’emploi est le moment idéale pour un appel à l’arrêt de travail. Pour les manifestations à Paris, elles commenceront à Montparnasse sous forme de cortège. La descente se poursuivra vers les Invalides. À la tête de cette manifestation, il y aura Thierry Lepaon, Jean-Claude Mailly , Annick Coupé et Bernadette Groison. Si le gouvernement prévoit de mettre rapidement ce pacte en application, Mme Coupé elle fait appel au retrait de ce pacte. Un pacte de complaisance qui n’apportera même pas des avantages dans le monde de l’emploi selon Jean-Claude Mailly.

Politique

Selon la direction interrégionale des services pénitentiaires ou DISP et FO pénitentiaire, le centre de détention d’Argentan a connu des débuts d’incendie et des dégâts matériels ce vendredi. Cette mutinerie est menée par une quinzaine de prisonniers. Les constats ont montré la présence de l’huile, de verre brisé et des débris au sein de la prison. Des luminaires et des équipements vidéo ont été également endommagés.

Ces rebelles semblaient être mécontents de la fouille matinale effectuée dans les cellules des prisonniers durant les pénitentiaires ont confisqués leurs téléphones portables et cutters. Les débuts d’incendie ont provoqué l’hospitalisation de 5 surveillants pénitentiaires qui sont intoxiqués par la fumée. Les secours sont venus sur place pour éteindre cette fumée.

Plus de 50 pompiers sont arrivés sur place et une équipe régionale d’intervention et de sécurité a été mobilisée depuis Rennes pour rétablir le calme dans cette prison. Ce centre de détention d’Argentan a été fondé à la fin des années 80 et était opérationnel depuis 1991. Il est destiné à accueillir les condamnés d’un an et plus, estimés comme présentant des perspectives de réinsertion sociale.