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La lourdeur de sa bureaucratie et le poids de sa fiscalité sont des stéréotypes administratifs qui ont la vie plus que dure pour la France. Malgré tout, une étude du cabinet de conseil et d’audit Ernst & Young, parue mercredi 28 août, indique qu’il serait “beaucoup plus simple de créer une entreprise en France qu’ailleurs, en termes de coût, de délais et de démarches administratives“.

Les résultats de cette enquête ont été obtenus selon un baromètre comparatif des pays du G20, reposant sur une enquête auprès de 1.500 entrepreneurs ainsi que divers indicateurs économiques, administratifs et législatifs. Ernst & Young est donc affirmatif : “il suffit de 5 procédures administratives et 7 jours en France pour créer une entreprise, contre 7,6 procédures et 22 jours en moyenne dans les pays du G20. Le coût pour créer une entreprise en France est de 0,9 % du revenu moyen par habitant, contre 9 % en moyenne dans les pays du G20“.

En plus de se classer en tête du G20 dans les domaines de la formation et de l’éducation, la France se distinguerait également par l’amélioration du jugement des entrepreneurs sur la “culture entrepreneuriale française“. Et si la France traîne la patte au niveau des brevets, les parts du PIB consacrées à l’éducation et à la “recherche et développement” sont largement supérieures à la moyenne des pays du G20.

La France pêche cependant au regard du poids que pèsent fiscalité et réglementation sur les épaules des entreprises. Les auteurs de l’étude soulignent qu’il s’agit du seul pays de l’Union européenne où la fiscalité ne s’est pas allégée entre 2005 et 2012… entravant malheureusement l’amélioration de sa compétitivité.

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7 solutions pour que le G20 mette fin à la faim

Comment le G20 peut-il mettre fin à la faim ? En amont de la réunion du Groupe de travail G20 développement, des organisations humanitaires internationales majeures, réunies dans la coalition FeedinG20, ont rendu publiques ce 15 septembre 7 propositions à l’adresse des dirigeants du G20, permettant de combattre la malnutrition et la faim.

Les dirigeants du G20 les prendront-ils en compte ? A l’heure de la crise alimentaire dans la Corne de l’Afrique, lanceront-ils les mesures fortes qui s’imposent pour éliminer la faim ?

AVIS AUX JOURNALISTES: Pour en savoir plus sur chacune de ces propositions, rendez-vous sur www.feedinG20.org

La coalition FeedinG20 appelle les dirigeants à :

1. Assurer que les politiques agricoles, de sécurité alimentaire et de développement fassent de l’impact nutritionnel un objectif prioritaire, notamment pour les personnes qui en ont le plus besoin, c’est-à-dire les femmes et les enfants.

Il est essentiel de renforcer les capacités des populations à produire une alimentation nutritive pour leur propre consommation, à travers des interventions et investissements visant spécifiquement l’impact nutritionnel. Cela peut se faire notamment en favorisant une plus grande variété de cultures chez les petits exploitants. Soutenir ces mesures pourrait éviter le décès de millions d’enfants chaque année. Les retours sur investissement devraient aussi être bien supérieurs aux coûts engendrés. Des études ont montré que les investissements dans le domaine de la nutrition des enfants de moins de deux ans peuvent augmenter le PIB des pays d’au moins 2 ou 3%.

2. Respecter les engagements financiers déjà annoncés, notamment les 22 milliards de dollars promis pour la sécurité alimentaire lors du Sommet du G8 de 2009. Les investissements dans l’agriculture durable et familiale doivent être renforcés, en particulier ceux visant à soutenir les agricultrices.

Sur les engagements pris lors du sommet du G8 de 2009 de consacrer 22 milliards de dollars sur 3 ans à l’agriculture et à la sécurité alimentaire, seuls 22% ont été effectivement engagés, alors que l’on est à un an de l’échéance. Par ailleurs, la Déclaration conjointe de L’Aquila a, à juste titre, souligné la nécessité de soutenir une agriculture plus durable et les petits producteurs, notamment les femmes. Cependant, il est difficile d’évaluer l’attention qui leur est réellement portée. La coalition FeedinG20 appelle donc au respect des engagements et à plus de transparence et de clarté sur la façon dont les fonds sont alloués.

Il est de la plus haute importance que, dans l’élaboration comme dans l’application des politiques, une attention particulière doit être apportée au soutien des femmes agricultrices. Les femmes représentent 43% de la main d’œuvre agricole dans les pays en développement mais elles ont un accès plus restreint aux avoirs, aux services et aux opportunités que les hommes. Selon la FAO, éradiquer les inégalités entre les sexes permettrait de réduire le nombre de personnes souffrant de la faim de 100 à 150 millions.

3. Prendre des mesures immédiates pour réguler les marchés alimentaires et contrôler la volatilité des prix en toute transparence.

La volatilité des prix est particulièrement néfaste aux personnes les plus pauvres, qui consacrent la majeure partie de leurs revenus à se nourrir. Les petits exploitants sont particulièrement touchés, car il leur est difficile de planifier la production et les investissements. Ils risquent aussi de perdre leurs moyens de subsistance face aux variations des prix. Les dirigeants du G20 doivent agir à la fois sur le plan national et par le biais de mécanismes multilatéraux, notamment à travers le Comité de la sécurité alimentaire, pour lutter contre la volatilité néfaste des prix des denrées agricoles. Les pays du G20 peuvent aussi contribuer à réduire la spéculation financière excessive, grâce notamment à des limites sur les prix et les positions, ainsi que des restrictions sur la spéculation passive.

4. Soutenir la mise en œuvre de systèmes économiquement viables permettant la mise en place de réserves alimentaires au niveau local, national et régional.

Des réserves devront être crées pour venir en aide aux plus vulnérables en cas de crise. Les dirigeants du G20 doivent soutenir leur mise en œuvre par une aide financière, par le renforcement des capacités et par la promotion d’achats locaux pour constituer les réserves. Ces systèmes doivent être mis en place à l’échelle locale, nationale et régionale, certaines problématiques comme la volatilité des prix étant plus faciles à aborder au niveau régional qu’au niveau national. L’efficacité des réserves alimentaires dépendra donc de leur intégration au niveau régional, mais également d’autres facteurs comme la combinaison avec des mesures de protection sociale et le soutien aux producteurs locaux.

5. Renforcer les programmes de protection sociale qui garantissent un filet de sécurité en temps de crise.

Les investissements dans l’agriculture doivent aller de pair avec la mise en œuvre d’interventions de protection sociale, notamment auprès des personnes les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, aux foyers dirigés par une femme en particulier. Les programmes de protection sociale qui fonctionnent comme des « filets de sécurité » en temps de crise, doivent être mis en place dans la durée, être flexibles, ajustés en fonction de l’inflation des prix et, bien sûr, être spécifiques à chaque contexte. Par exemple, les filets de sécurité contre la faim peuvent comporter un volet nutritionnel (micronutriments sous forme de compléments alimentaires ou amélioration des conditions sanitaires), et/ou un volet financier, comme les transferts monétaires. Ces derniers peuvent, en levant des obstacles d’ordre économiques, contribuer à une nette amélioration de la nutrition des enfants en leur permettant d’accéder à un régime alimentaire nutritif adéquat. Certaines économies émergentes du G20 ont une expérience significative en matière de mise en œuvre de programmes de protection sociale et de filets de sécurité. Elles pourraient ainsi jouer un rôle majeur en aidant les pays en développement à assurer une bonne protection sociale.

6. Renforcer la résilience des personnes les plus touchées par le changement climatique en soutenant des mesures d’adaptation. Renforcer les actions des Etats contre le changement climatique et aider les pays pauvres à faire face à ses effets.

D’ici à 2050, on estime que le risque d’insécurité alimentaire augmentera de 10 à 20%, et que la malnutrition infantile sera de 20% supérieure par rapport à un scénario reposant sur l’absence de changement climatique.

Des mesures d’adaptation sont indispensables, notamment la promotion de techniques agro-écologiques applicables aux terres détériorées et marginales, ainsi que l’amélioration de la gestion de l’eau, notamment pour les petits exploitants utilisant l’eau de pluie. C’est en effet pour eux que la sécurité alimentaire présente le plus fort potentiel d’amélioration.

Les dirigeants du G20 doivent accepter de fournir les ressources nécessaires à l’adaptation au changement climatique, alimentées par des sources de financement publiques, privées et innovantes. Cela pourrait inclure une taxe sur les transactions financières (FTT) à l’échelle mondiale ainsi qu’un mécanisme mondial équitable de lutte contre les émissions du secteur transport. Les pays du G20 doivent également s’engager à respecter leur engagement de réduire les émissions domestiques, en accord avec la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUC)

7. Soutenir pleinement le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) des Nations unies. Promouvoir un mandat élargi pour le Forum de réaction rapide, lui permettant d’émettre des alertes mondiales et de prendre les mesures adéquates quand les prix des denrées alimentaires augmentent Il est essential d’avoir une entité — le Forum de réaction rapide— dotée d’un pouvoir suffisant pour mobiliser un soutien politique et financier réel quand les prix montent ; une entité capable, également, de promouvoir des mesures rapides en prévision des crises liées au prix alimentaires. Cela pourrait jouer un rôle clé dans la réduction de l’impact de catastrophes comme celle qui, par exemple, affecte dramatiquement la Corne de l’Afrique aujourd’hui.

Au 21 siècle, un sixième de l’humanité souffre encore de la faim. C’est inacceptable. Il est aussi inacceptable qu’il y ait aujourd’hui davantage de personnes malnutries dans le monde que lors du premier G20. Le G20 a le pouvoir, la capacité et la responsabilité de prendre les mesures fortes qui permettront de faire reculer la faim et la malnutrition. Saura-t-il être au rendez-vous ? Ou ne sauvera-t-il que le système financier ?

La coalition appelle d’autres organisations humanitaires et de développement à travers le monde à soutenir ces demandes d’ici le sommet de Cannes, en la rejoignant sur www.feeding20.org.

source article : http://www.actioncontrelafaim.org/

Pour faire des dons c’est ici : https://dons.actioncontrelafaim.org/faire-un-don?codemailing=11PI01&emf_id=DBF92B1A-C166-4043-A03F-D2E6FAA3

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A cet instant, + de 11 000 signataires appellent les chefs d’Etat du G20 à se pencher sérieusement sur le problème de la faim.

Sur la route pour Cannes, le Camion d’Action Contre la Faim s’arrête ce dimanche 16 octobre 2011 à Orléans.

Une occasion de vous rencontrer pour échanger sur le problème la faim dans le monde. Venez à notre rencontre, Avenue de la Recherche Scientifique, signez la pétition pour envoyer un message fort aux dirigeants du G20.

La faim n’est pas une fatalité, nous pouvons la faire reculer et même la vaincre.

Le samedi 15 octobre, à 20 jours du G20, Action contre la Faim lance le départ d’un Tour de France pour sensibiliser et mobiliser les citoyens français. Notre objectif est de recueillir un maximum de signataires pour que les chefs d’Etats du G20 prennent enfin des mesures concrètes pour lutter contre la malnutrition. La structure géante « G20, J’ai faim » s’arrêtera chaque jour dans une ville différente et arrivera à Nice le 1er octobre pour l’ouverture de l’Alterforum du G20.

plus d’infos sur : http://www.g20gfaim.com

Signez la pétition sur : http://www.g20gfaim.com