Taxe GAFA, GAFA, Bruno Le Maire
Actualités

Bruno Le Maire a annoncé que la taxe sur les GAFA serait effective dès le 1er janvier 2019. Le ministre ne compte plus attendre une décision unanime de l’UE.

En pleine crise des Gilets jaunes, le gouvernement essaie de se la jouer un peu plus social, un peu moins en faveur des grands groupes. Bruno Le Maire abat comme par hasard sa taxe spéciale GAFA en avance sur le premier calendrier. Le Ministre de l’économie a en effet déclaré que la France taxera les géants du numérique (Google, Apple, Facebook, Amazon et consorts) dès le 1er janvier 2019.

La taxe, en cours de discussion au niveau européen, s’appliquerait ainsi non pas seulement sur le chiffre d’affaires comme cela sera vraisemblablement le cas dans l’UE mais également aux revenus publicitaires de même qu’à la revente des données personnelles.

Lors de la conférence de presse durant laquelle il en a fait l’annonce, le Ministre explique que “La taxe s’appliquera en tout état de cause au 1er janvier 2019 et elle portera donc sur l’ensemble de l’année 2019 pour un montant que nous évaluons à 500 millions d’euros”.

Le Ministre prend ainsi de court les états membres de l’UE qui sont loin d’être tous d’accord avec la création de cette nouvelle taxe. Et en particulier l’Allemagne. Mais pour Bruno le Maire, pas question de reculer d’un centimètre : “Je ne lâcherai rien. L’argent, il est chez les géants du numérique, qui font des profits considérables grâce aux consommateurs français, et qui payent 14 points d’imposition en moins que les autres entreprises, que les PME que les TPE” disait-il courant décembre alors que la grogne des Gilets jaunes était à son plus haut niveau.

Les états européens négocient doucement la directive qui introduirait la nouvelle taxe, avant une présentation courant mars 2019 devant la Commission européenne. Mais vu l’intensité du lobbying au sein de l’institution, le combat semble mal engagé. Bruno le Maire assure cependant : “Notre détermination à obtenir avant le mois de mars 2019 une décision européenne à l’unanimité sur une directive est totale. Nous allons engager des démarches avec mon homologue allemand pour convaincre les quelques Etats qui restent opposés à cette taxation du numérique au niveau européen”.

San Francisco, SDF, GAFA, Taxe
Actualités

Une nouvelle taxe vient d’être adoptée à plus de 60% des voix à San Francisco. Son principe: taxer les géants de la tech pour aider les sans-abris.

C’est par le biais d’un vote citoyen que cette taxe d’un genre nouveau a été approuvée à San Francisco, ville emblématique de Californie. Une ville dans laquelle la situation des sans-abris est des plus préoccupantes. Les électeurs étaient invités à se prononcer sur la “Proposition C” et le résultat est net : 60% d’entre eux ont voté pour la mise en place de la nouvelle taxe. Elle sera uniquement due par les géants de la tech, Google, Amazon, Facebook, Airbnb, Apple, Twitter, Uber et consorts et son montant sera destiné à venir en aide aux SDF.

Si la cible de cette taxe sont les grands noms du digital, c’est en raison du fait qu’on leur impute la situation des sans-abris. Car les hauts salaires distribués aux salariés de ces firmes ont contribué à faire exploser le prix de l’immobilier, poussant dans la rue nombre de personnes en situation professionnelle délicate.

Près de 8 000 SDF vivent dans les rues de San Francisco, dont 1 300 enfants. Une situation qualifiée de “crise humanitaire” par les défenseurs de la taxe. La taxe pourrait rapporter plus de 250 millions d’euros par an.

Si le patron de Twitter s’exprimait contre la mise en place de la taxe, d’autres dirigeants de ces groupes s’affichaient pour. London Breed, la maire de San Francisco était elle-même contre l’instauration de cette nouvelle taxe, la jugeant contre-productive du point de vue de l’attractivité de la ville sur le long terme. Pour elle, le risque est clair : créer un appel d’air pour les sans-abris des villes alentours.