chèque énergie, France, Gérald Darmanin
Politique

En réponse à la grogne des Français face à la hausse soudaine du prix du carburant, le gouvernement envisage d’élargir le dispositif du Chèque Energie à davantage de contribuables.

Pensé pour aider les foyers modestes à couvrir une partie des dépenses en électricité, chauffage, eau chaude sanitaire et autre note de gaz, le Chèque Energie pourrait être à présent élargi à certains contribuables imposables. C’est Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, qui a été envoyé au front par l’exécutif pour en faire l’annonce. Un geste en réponse à la grogne populaire au sujet de la hausse des prix du carburant.

Au cours d’une interview, le ministre a ainsi fait savoir que le gouvernement réfléchissait à “s’occuper de tous les Français modeste” et “aider les gens qui sont imposables, c’est-à-dire ceux qui payent l’impôt sur le revenu”. Le ministre a fait savoir qu’il planchait sur la question aux côtés de François de Rugy pour “élargir le dispositif à d’autres personnes” , en ciblant plus particulièrement les contribuables rémunérés au Smic.

Un peu plus tôt, Emmanuel Macron avait ouvert la voie sur la question, en déclarant lors d’une interview à la radio qu’il réfléchissait à la manière d’ “améliorer le chèque énergie” en élevant par ailleurs son montant moyen à 200 euros contre 150 euros actuellement.

égalité salariale hommes-femmes, fonction publique, France, Gérald Darmanin
Politique

Force Ouvrière a boycotté la première réunion de négociations au sujet de l’égalité salariale hommes-femmes dans la fonction publique. Une réforme déjà mal engagée.

Conduite par Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, la réforme sur l’égalité salariale hommes-femmes dans la fonction publique a déjà du plomb dans l’aile alors que les discussions n’ont même pas encore commencé. Force Ouvrière a en effet fait savoir dans un communiqué qu’elle boycottait la première séance de négociations. Raison invoquée : « Sur la forme et sur le fond, cette entame de négociation n’est pas convenable » d’autant qu’un « calendrier contraint, des réunions stériles qui s’enchaînent et un dialogue social qui tourne au monologue » empêchent toute avancée.

Mais d’autres organisations syndicales ont également fait part de leurs inquiétudes car le ministère a transmis en amont de la réunion une proposition d’accord. Et pour la FSU comme pour la CGT, les points invoqués dans le document sont loin d’être satisfaisants: “On retrouve un nombre de sujets qu’on voulait voir apparaître dans le projet. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut préciser ce qu’on va faire, quels outils on se donne” explique Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.

CGT et FSU dénoncent un manque de mesures contraignantes qui pourraient être de nature à assurer l’égalité salariale hommes-femmes et attendent que de «réelles négociations» se tiennent avec “avec l’objectif de donner de nouveaux droits”.

A l’instar de la réforme du rail, le gouvernement semble bien ne pas tenir compte de l’avis et des demandes des organisations syndicales. Le tout sur fond de contexte très tendu puisque l’exécutif compte supprimer non moins de 120 000 postes de fonctionnaires sur l’ensemble du quinquennat.

Reste à présent à voir si le ministère parviendra à réunir les organisations syndicales lors des prochaines réunions prévues les 15 et 24 octobre prochains.

Fonctionnaires, réforme fonction publique, Gérald Darmanin,
Politique

L’exécutif ouvre les discussions sur la réforme du statut et de l’organisation du travail des fonctionnaires avec les neuf organisations syndicales du secteur.  Au menu, quatre thématiques :  dialogue social, recours aux contractuels, rémunération au mérite et plan de départs volontaires.

Le gouvernement se lance dans un vaste chantier, celui de la réforme ou plutôt même de la refonte totale du statut des fonctionnaires en France. Après avoir lancé en début d’année deux axes de travail – la rémunération au mérite et la mise en place d’un plan de départs volontaires -, l’exécutif veut aller plus loin encore.

Et pour cela, la Direction générale de l’administration et de la fonction publique va entamer des discussions avec les organisations syndicales afin de tenter de trouver un accord sur quatre grands chantiers : la réforme du dialogue social, le recours plus soutenu aux contractuels, la rémunération au mérite et le plan de départs volontaires.

Les discussions s’annoncent houleuses, car ces quatre axes de réforme sont de nature à changer en profondeur le visage de la fonction publique. D’autant qu’Emmanuel Macron, alors candidat à la présidence, avait fait la promesse de supprimer 120 000 postes de fonctionnaire, de rétablir le jour de carence en cas d’arrêt maladie et de geler le point d’indice.

Et comme si cela ne suffisait pas à mettre le feu au poudre, Gérald Darmanin le ministre des comptes publics a déclaré face aux membres de la commission des finances au Sénat que “Tous les agents publics ne font pas 35 heures. Cela fait partie des anciens tabous que nous mettrons sur la table”.

Le dialogue entre l’exécutif et les organisations syndicales de la fonction publique sera particulièrement mouvementé. Il devait débuter en octobre, mais la date a été avancée à la mi-juin.

Gérald Darmanin, Edouard Philippe, fonctionnaires, France, Etat
EconomiePolitique

Le gouvernement a fait savoir par la voix de Gérald Darmanin qu’il envisageait sérieusement de mettre en place un “plan de départs volontaires” des fonctionnaires.

C’est au sortir du premier comité interministériel de la transformation publique (CITP, les politiques adorent les acronymes !) que Gérald Darmanin est monté au créneau. Se faisant la voix du gouvernement, l’homme a fait savoir que l’exécutif envisageait plus que sérieusement à créer un guichet dans le but de lancer un plan de départs volontaires des fonctionnaires. Une mesure qui viendrait concrétiser le plan de réforme de la fonction publique voulu par Matignon – ou plutôt par l’Elysée -. Car il faut dire que le gouvernement cherche à limiter autant que possible son budget de fonctionnement. Et faire avec moins de fonctionnaires lui apparaît comme une des solutions idéales.

La marche est en réalité déjà enclenchée. Le président s’était engagé quelques mois plutôt à réduire les dépenses de l’Etat à travers le plan de réforme “Action publique 2022” dont le but est de parvenir à dégager près de 5 milliards d’économies par an à compter de 2020 tout en supprimant 120 000 postes de fonctionnaires à l’horizon 2022.

Une consultation avec les syndicats des fonctionnaires est lancée à comptée du 6 février afin de définir plus précisément les contours de ce “guichet” de départs volontaires. L’une des principales organisations syndicales – l’Unsa – a réagit immédiatement : « Cette confirmation déguisée d’une suppression massive de postes publics augure mal du rétablissement de l’emploi dans un pays qui est encore enfoncé dans le chômage de masse», tandis que pour le syndicat SUD «le gouvernement choisit de s’attaquer frontalement aux fondamentaux de la fonction publique»