Gilets jaunes, rentrée, France
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Samedi 7 septembre, c’était au tour des «  gilets jaunes  » de reprendre du service. Ils étaient quelques milliers à défiler à travers toute la France, une petite mobilisation donc, mais qui ne tardera pas à prendre de l’ampleur. Un grand rassemblement est en effet prévu pour le 21 septembre prochain.  

Rentrée en douceur

A Rouen, près de 1000 personnes ont tenté de pénétrer dans le quartier de la Banque de France, avant de se tourner vers le siège de l’union des propriétaires immobiliers de Seine-Maritime, dont la devanture a été brisée. A Montpellier, la mobilisation était plus importante  :  1  500 personnes selon la préfecture, 3  000 selon les organisateurs. La manifestation s’y est un temps tenue dans le calme, jusqu’à ce que là aussi, des échauffourées éclatent, une voiture de police ayant même été incendiée. 

Dans le reste du pays, les effectifs des gilets jaunes étaient plus modestes. Ils étaient 500 à Toulouse, selon la Dépêche du Midi, et 400 à Lille et à Strasbourg, selon les Dernières nouvelles d’Alsace. 

À Paris et Bordeaux, où se tenait la rentrée de La République en Marche, le rassemblement a été encore plus faible. Ils étaient quelques centaines dans la capitale, parmi lesquels Éric Drouet, qui a été verbalisé, et une petite centaine à Bordeaux, selon Sud-Ouest. 

43 semaines consécutives

Même si l’on parle de rentrée, le mouvement est ininterrompu depuis 43 semaines, grâce aux gilets jaunes les plus fervents, et il ne semble pas près de s’interrompre. Le mouvement pourrait même repartir de plus belle, mais pour cela, les deux prochaines semaines seront décisives. 

En effet, une première mobilisation nationale est prévue à Nantes le 14 septembre, alors qu’une deuxième, plus importante encore, puisqu’elle se tiendra à Paris, est prévue le 21 septembre. A cette occasion, les gilets jaunes ont invité les marcheurs pour le climat, qui manifestent le même jour, à défiler avec eux. 

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L’opposition vient de lancer une campagne de signatures pour mener à bien le premier référendum d’initiative populaire (RIP). Le but : s’opposer à la privatisation annoncée d’ADP.

Ce sont non moins de 250 députés et sénateurs de l’opposition, tous bords politiques confondus, qui se sont lancés dans la bataille contre la privatisation d’Aéroport de Paris (ADP). Une privatisation voulue par le gouvernement et qui est loin d’emporter l’unanimité dans l’opinion publique.

Pour l’empêcher, l’opposition compte bien utiliser pour la première fois le RIP : référendum d’initiative populaire. Mais pour lancer la procédure, encore faut-il que 10% du corps électoral français signe la demande d’ici neuf mois. Il faudra donc que non moins de 4,7 millions d’électeurs se prononcent en faveur du RIP pour qu’il ait bien lieu.

Les soutiens à cette initiative première du genre doivent manifester leur intérêt sur le site du ministère de l’Intérieur, comme le prévoit dorénavant la loi. La collecte des signatures ayant débuté le 13 juin pour un clôture au 12 mars 2020.

Dès lors que le nombre de signatures requis sera atteint, le Conseil constitutionnel se devra d’intervenir afin de valider ou non ces soutiens. Autre point: si la proposition de loi de privatisation d’ADP n’a pas été examinée au moins une fois par chacune des deux assemblées parlementaires dans un délai de six mois, le Président de la République sera alors contraint de soumettre la proposition de loi au Français via un référendum.

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Afin de répondre en partie aux demandes des Gilets jaunes, le gouvernement envisage de mettre en place une Prime mobilité. Quitte à la rendre obligatoire dans toutes les entreprises.

Pour faire diminuer le coût du transport domicile-travail, le gouvernement propose la mise en place d’une Prime mobilité. D’un montant forfaitaire maximal de 400€ par an par salarié, elle serait versée à ceux et celles qui optent soit pour le vélo soit pour le covoiturage. Car au-delà de l’accompagnement financier, le gouvernement vise à développer des modes de transports plus sobres en émission de CO2. Cette prime s’inscrivant par ailleurs dans le projet de loi d’orientation des mobilités (LOM).

Une façon pour le pouvoir exécutif de tenter de répondre à une problématique forte de la part des salariés de France qui n’ont d’autre choix que d’utiliser leur voiture pour rejoindre leur lieu de travail dans des zones dans lesquelles les moyens de transport manquent cruellement. D’autant que le coût du carburant ne cesse d’augmenter.

A l’instar de ce qui se pratique avec le chèque déjeuner, cette prime prendrait selon les dires de François de Rugy la forme d’un “chèque déplacement” totalement défiscalisé pour l’employeur. Des discussions dans toutes les entreprises seront engagées dès ce mois de juin pour en définir les modalités de mise en place. Le gouvernement envisageant par ailleurs de la rendre obligatoire dans toutes les entreprises.

Reste que la prime mobilité est donc soumise à de nombreux ajustements avant son éventuelle instauration. Le projet LOM est actuellement en cours d’examen à l’Assemblée nationale pour une éventuelle adoption définitive en juillet.

Macron, Gilets jaunes,
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Il devait en faire l’annonce avant d’être freiné dans son élan par l’incendie de Notre-Dame. Voici les mesures qu’Emmanuel Macron va apporter aux revendications des Gilets jaunes.

Demande phare des Gilets jaunes, le RIC faisait a priori partie des annonces. Avec un grand bémol toutefois puisque ces scrutins seraient uniquement organisés à l’échelon local, pour des sujets d’intérêts locaux. Pas de quoi satisfaire les Gilets jaunes qui réclament ce mécanisme depuis quasiment le début du mouvement.

Aussi,  la diminution du nombre de parlementaires et l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives faisaient partie des annonces.

Pour ce qui est du pouvoir d’achat, la baisse de l’impôt sur le revenu de même que la mise en place d’un moratoire sur la hausse des impôts étaient également à l’ordre du jour. Le financement de la baisse de l’IR serait financé par la suppression de certaines niches fiscales de même que par la réduction de la dépense publique. Mais qui dit réduction de la dépense publique dit diminution des services publics et augmentation des dépenses des citoyens.

La demande de justice fiscale n’a semble-t-il pas du tout été entendue puisque le président ne compte pas du tout remettre en cause l’IFI et réintroduire l’ISF, cela risquerait de froisser bien de ses amis.

Autre point : la prime exceptionnelle versée en fin d’année dernière aux employés des entreprises pourrait être gravée dans le marbre et être reconduite chaque année.

Enfin, l’épineuse question du niveau des pensions de retraite est toujours très attendue. Il serait question d’indexer celles de moins de 2 000 euros sur le niveau de l’inflation.

Gilets jaunes, Grand débat national, RIC
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La plateforme web dédiée au Grand débat national a réuni plus de 330 000 propositions. Quid de la suite?

Entre le 22 janvier et le début du mois de mars, le site officiel du Grand débat national a suscité le plus vif intérêt. Plus de 330 000 propositions ont été faites par les Français autour de plusieurs grands thèmes. Des propositions émises par plus de 160 000 personnes à travers un formulaire de plusieurs pages publié sur le site.

Le pouvoir d’achat et la fiscalité arrivent en première place pour plus de 34% des propositions. Le thème du pouvoir d’achat est bel et bien central dans les revendications citoyennes. Mais une plus grande justice fiscale apparaît également en très bonne place. Une baisse de la fiscalité pour les plus modestes et une hausse pour les plus aisés. La fiscalités des dépenses publiques est par ailleurs un sous-thème qui en découle directement.

En deuxième position on trouve le sujet de la transition écologique qui réunit 26% des propositions. L’accès au transport en commun et la gestion des déchets en sont deux thématiques centrales.

Étonnamment, le Référendum d’Initiative Citoyenne est une proposition qui n’émerge pas spécialement sur le site officiel. Mais la réduction du nombre d’élus est réclamé par 60% des participants. Plus encore, la comptabilisation du vote blanc est demandée par 70% d’entre eux.

Gilets jaunes, Amazon
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Amazon a récemment entamé une procédure de licenciement à l’encontre de trois de ses salariés ayant soutenu les Gilets jaunes sur les réseaux sociaux.

C’est un licenciement qui est en train de faire grand bruit. Un licenciement pour “faute grave” décidé par le géant du commerce en ligne Amazon. La raison? Les trois employés concernés par la procédure ont soutenu le mouvement des Gilets jaunes sur les réseaux sociaux et auraient tenu des propos contre leur employeur.

A en croire les publications de ces trois jeunes salariés âgés d’un vingtaine d’années, les propos n’ont en rien l’air injurieux à l’égard d’Amazon. L’un donnait rendez-vous à ses collègues pour bloquer un entrepôt, l’autre motivait les troupes et le troisième appelait au renfort. Rien de véritablement agressif envers Amazon qui dans la lettre de licenciement envoyée parlait de propos « d’une singulière gravité […] en opposition totale aux valeurs de l’entreprise » et d’un manquement à leur « obligation de loyauté ».

En réaction, les salariés de cet entrepôt de Montélimar dans la Drôme ont organisé des débrayages.

Pour Habib Latreche, représentant syndical CGT sur le site de Douai: « Chez Amazon, la majorité des collègues sont sympathisants des Gilets Jaunes, quelques-uns sont activistes. La direction a pris la décision de les licencier pour en faire des cas exemplaires et dissuader les autres d’agir »

Prime d'activité, Gilets jaunes
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Suite au mouvement des Gilets jaunes, la Prime d’activité a été revalorisée et le nombre de bénéficiaires considérablement élargi.  

Il s’agissait de l’une des principales mesures d’urgence prise par le pouvoir exécutif suite à la première vague du mouvement des Gilets jaunes de la fin d’année 2018. Parmi les coups de pouce financiers consentis, la hausse de la Prime d’activité figurait en bonne place. Une hausse qui s’accompagnait parallèlement d’un élargissement sensible du nombre de bénéficiaires potentiels.

C’est chose faite depuis le mois de janvier 2019. Désormais, ce sont non moins de 5 millions de foyers qui peuvent potentiellement en bénéficier, soit 700 000 de plus que dans la précédente version de l’aide.

Le gouvernement planchait sur une hausse de l’ordre de 400 000 mais ce sont bel et bien 700 000 foyers supplémentaires qui ont fait la demande de la prime auprès des services de la CAF, l’organisme qui a la responsabilité de la distribuer.

La prestation est rappelons-le destinée à accompagner les travailleurs pauvres et modestes dont les revenus mensuels ne dépassent pas 1 800€ pour un célibataire.

France, évasion fiscale, Gilets jaunes
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Les journalistes Denis Robert et Yannick Kergoat se penchent sur l’évasion fiscale dans leur dernier documentaire. Le résultat est impressionnant : plus de 100 milliards d’euros par an.

Connu pour avoir révélé l’affaire ClearStream, Denis Robert s’est associé au journaliste Yannick Kergoat pour mener une vaste enquête sur l’impact de l’évasion fiscale en France. Leur travail tombe à point nommé alors que les Gilets jaunes en appellent à une plus grande justice fiscale. Et ce qui ressort de l’enquête de Denis Robert et de Yannick Kergoat est le fait que la justice fiscale est loin d’être une réalité en France. Car l’évasion fiscale représente non moins de 100 milliards d’euros par an. Soit le budget de l’Education nationale.

Leur documentaire “La Très Grande Evasion” pointe du doigt ce dysfonctionnement majeur, cette impunité fiscale : “Aujourd’hui, l’évasion fiscale, c’est 100 milliards d’euros, chaque année pour la France. 100 milliards d’euros, c’est plus que le budget de l’Education nationale. Le déficit budgétaire français, c’est 83 milliards d’euros.  Ces chiffres ne sortent pas de nulle part, mais de nombreuses associations et de rapports parlementaires. Ça recouvre des réalités et des dispositifs qui sont un peu différents et qu’on nuancera dans le film : tout un agrégat de situations et de techniques d’évasion ou d’optimisation fiscales.”

Alors que le Grand débat national débute, le pouvoir exécutif a dégagé deux axes de redressement de l’économie et de la société française : augmenter les impôts ou diminuer les dépenses publiques. Une hypocrisie pour les deux journalistes qui réclament quant à eux une vraie justice fiscale qui pourrait être instauré en luttant contre l’évasion fiscale.

Benoît Hamon, ISF, Gilets jaunes
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Interviewé au sujet de la crise des Gilets Jaunes, Benoît Hamon approuve l’idée du rétablissement de l’ISF et propose même de l’instaurer au niveau européen.

Alors que le Grand débat national s’ouvre actuellement dans le but de faire remonter les doléances et les idées des Gilets jaunes, Benoît Hamon a fait savoir qu’il était pour le retour de l’ISF. Supprimé dès le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, l’impôt sur la fortune est dans le viseur des Gilets jaunes depuis le 1er rassemblement du 17 novembre 2018. Ils réclament entre autres une meilleure justice fiscale. Le rétablissement de l’ISF y participerait.

Même si Emmanuel Macron affirme que l’ISF n’est “pas du tout tabou, ni un totem”, il a néanmoins martelé devant un parterre de maires réunis à Grand Bourgtheroulde dans l’Eure combien le maintien de sa suppression était importante. Pour autant, un comité d’évaluation de la réforme de l’ISF a été créé en décembre sous la pression populaire. Un rapport sera rendu en mars.

Mais pour Benoît Hamon, le rétablissement de l’ISF est primordial, se montrant “favorable” à son retour. L’homme veut même aller plus loin encore et propose la création d’un “impôt sur la fortune européen”. Un défi de taille serait toutefois à relever puisque la création d’un tel impôt nécessiterait au préalable une modification de la Constitution française et une modification des traités européens.

Gilets Jaunes, ACTE 9
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A la veille de l’acte 9 des Gilets Jaunes, les autorités s’attendent à une plus forte mobilisation que la semaine précédente. Le mouvement semble reprendre de la vigueur.

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, de même que le directeur général de la police nationale (DGPN Eric Morvan s’attendent tous deux à ce que l’acte 9 des Gilets Jaunes de ce samedi 12 janvier soit plus fortement mobilisateur que celui de la semaine précédente. Le DGPN a ainsi fait savoir “Nous anticipons le fait qu’on puisse revenir à un niveau de mobilisation qui se situe avant les fêtes de Noël” et ce sur l’ensemble du territoire.

Michel Delpuech redoute de son côté une montée des violences : “nous pensons que la mobilisation sera plus forte que samedi dernier d’une part et que le comportement au sein des groupes qui seront présents sera marqué par plus de radicalité, plus de tentations de violences”.

Un dispositif de sécurité de grande ampleur sera déployé dans tout le pays : 80 000 policiers et gendarmes seront mobilisés dont 5 000 rien qu’à Paris. Ce samedi marquera également le retour des véhicules blindés, soit près d’une quinzaine dans la capitale.

Les forces de l’ordre auront comme mission de réaliser des “contrôles en amont” afin “identifier les personnes qui viennent en portant dans leur sac des armes par destination”.

Le ton est d’ores et déjà donné par les autorités et les forces de l’ordre. Mais le gouvernement parviendra-t-il a apaiser les tensions ? A apporter des réponses satisfaisants aux Gilets Jaunes?