Benoît Hamon, ISF, Gilets jaunes
Politique

Interviewé au sujet de la crise des Gilets Jaunes, Benoît Hamon approuve l’idée du rétablissement de l’ISF et propose même de l’instaurer au niveau européen.

Alors que le Grand débat national s’ouvre actuellement dans le but de faire remonter les doléances et les idées des Gilets jaunes, Benoît Hamon a fait savoir qu’il était pour le retour de l’ISF. Supprimé dès le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, l’impôt sur la fortune est dans le viseur des Gilets jaunes depuis le 1er rassemblement du 17 novembre 2018. Ils réclament entre autres une meilleure justice fiscale. Le rétablissement de l’ISF y participerait.

Même si Emmanuel Macron affirme que l’ISF n’est “pas du tout tabou, ni un totem”, il a néanmoins martelé devant un parterre de maires réunis à Grand Bourgtheroulde dans l’Eure combien le maintien de sa suppression était importante. Pour autant, un comité d’évaluation de la réforme de l’ISF a été créé en décembre sous la pression populaire. Un rapport sera rendu en mars.

Mais pour Benoît Hamon, le rétablissement de l’ISF est primordial, se montrant “favorable” à son retour. L’homme veut même aller plus loin encore et propose la création d’un “impôt sur la fortune européen”. Un défi de taille serait toutefois à relever puisque la création d’un tel impôt nécessiterait au préalable une modification de la Constitution française et une modification des traités européens.

Gilets Jaunes, ACTE 9
Politique

A la veille de l’acte 9 des Gilets Jaunes, les autorités s’attendent à une plus forte mobilisation que la semaine précédente. Le mouvement semble reprendre de la vigueur.

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, de même que le directeur général de la police nationale (DGPN Eric Morvan s’attendent tous deux à ce que l’acte 9 des Gilets Jaunes de ce samedi 12 janvier soit plus fortement mobilisateur que celui de la semaine précédente. Le DGPN a ainsi fait savoir “Nous anticipons le fait qu’on puisse revenir à un niveau de mobilisation qui se situe avant les fêtes de Noël” et ce sur l’ensemble du territoire.

Michel Delpuech redoute de son côté une montée des violences : “nous pensons que la mobilisation sera plus forte que samedi dernier d’une part et que le comportement au sein des groupes qui seront présents sera marqué par plus de radicalité, plus de tentations de violences”.

Un dispositif de sécurité de grande ampleur sera déployé dans tout le pays : 80 000 policiers et gendarmes seront mobilisés dont 5 000 rien qu’à Paris. Ce samedi marquera également le retour des véhicules blindés, soit près d’une quinzaine dans la capitale.

Les forces de l’ordre auront comme mission de réaliser des “contrôles en amont” afin “identifier les personnes qui viennent en portant dans leur sac des armes par destination”.

Le ton est d’ores et déjà donné par les autorités et les forces de l’ordre. Mais le gouvernement parviendra-t-il a apaiser les tensions ? A apporter des réponses satisfaisants aux Gilets Jaunes?

Gilets jaunes, taxe d'habitation, Bruno Le Maire
EconomiePolitique

En réponse à la grogne des Gilets Jaunes, le gouvernement envisagerait de maintenir la taxe d’habitation pour les 20% de Français les plus aisés. Mais Bruno Le Maire dit tout et son contraire sur le sujet en moins de 24H en faisant une marche arrière spectaculaire.  

La suppression de la taxe d’habitation est une promesse électorale d’Emmanuel Macron qui doit être effective pour 80% des Français à compter de 2020. Son montant a d’ores et déjà diminué d’un tiers en 2018 et devrait donc connaître un nouveau coup de rabot en 2019 avant d’être égale à zéro l’année suivante. Mais le mouvement des Gilets Jaunes pourrait rebattre les cartes. Car la justice fiscale compte parmi les grandes revendications, en témoigne notamment la demande de rétablissement de l’ISF.

C’est dans cette optique que Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, a récemment fait savoir que le gouvernement pourrait renoncer à supprimer la taxe d’habitation pour les 20% des Français les plus aisés. Une proposition relayée par le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, ayant déclaré lors d’une interview que cette possibilité “est sur la table”.

Bruno Le Maire, tout et son contraire

Bruno Le Maire s’est montré plus explicite sur le sujet, avançant que le grand débat national qui allait se tenir au cours des trois prochains mois serait l’occasion d’en débattre : “On peut très bien demander aux Français : est-ce que vous estimez que pour les 20% les plus riches, il est légitime de supprimer ou non la taxe d’habitation?”

Sitôt annoncée, cette mesure a été démentie le lendemain même par Bruno Le Maire lui-même… Le ministre a déclaré en conférence de presse “vouloir aller au bout de la suppression de la taxe d’habitation”, chassant de facto l’idée de la maintenir pour les plus aisés.

Dans la même allocution, Bruno Le Maire indique également que le sujet pourrait tout de même être discuté lors du grand débat national. Tout et son contraire en moins de 24H, un bel exploit. Mais surtout un signe qui démontre une fois de plus les  innombrables couacs qui existent au sein du gouvernement, entre les ministre et le président de la République mais aussi le manque de sérieux et de professionnalisme avec lesquels il traite la question des Gilets jaunes. A nous faire presque regretter les bons vieux politiciens et autres éléphants de parti du siècle précédent.

demandeurs d'emploi, réforme, France
Politique

Comptant parmi les grands perdants des mesures en faveur des Gilets jaunes, les fonctionnaires devraient finalement toucher eux-aussi la Prime d’activité.

Les mesures en faveur du pouvoir d’achat annoncées par Emmanuel Macron en réponse au mouvement des Gilets jaunes ont semble-t-il laissé de côté les fonctionnaires. Les grands perdants pourraient finalement ne plus l’être. Muriel Pénicaud, la ministre du travail l’a rappelé au micro de RTL : « la prime d’activité concerne aussi les fonctionnaires et les indépendants ». 

Une “mesure de justice sociale”

Aux côtés des fonctionnaires, certains travailleurs indépendants pourront donc aussi y prétendre. A la clé pour les fonctionnaires et les indépendants, une hausse de 100€ pour ceux touchant le Smic.

La ministre a également indiqué que cette “mesure de justice sociale” sera effective dès le 5 février 2019. Le but étant de “donner plus à ceux qui ont les revenus les plus bas”.

 

Edouard Philippe, réforme assurance-chômage
Politique

Suite à la manifestation des gilets jaunes de samedi 1er décembre, Édouard Philippe reçoit ce lundi l’ensemble des présidents des partis politiques pour envisager des mécanismes et des mesures de sortie de crise. Un débat se tiendra mercredi 5 décembre à l’Assemblée nationale.

L’Acte III du mouvement des gilets jaunes a ouvert sur une contestation sans précédent du pouvoir en place. Paris a été le théâtre d’affrontements d’un niveau de violence jusque là jamais atteint depuis le lancement du mouvement le 17 novembre. Le gouvernement, pris en étau, ne peut plus se contenter de laisser pourrir la situation. Emmanuel Macron a ainsi ordonné à son Premier ministre de recevoir ce lundi les présidents des différents partis politiques : LR, la France Insoumise, PS, Rassemblement national… Tous se succéderont dans le bureau d’Édouard Philippe.

En parallèle, une délégation de représentants des gilets jaune sera également reçue à Matignon afin de trouver des solutions de sortie de crise alors que l’Acte IV du mouvement est d’ores et déjà annoncé pour samedi prochain.

Hausse du SMIC, baisse des taxes sur le carburant, revalorisation des retraites, baisse des impôts… tous les leviers de nature à augmenter le pouvoir d’achat seront débattus. L’exécutif a également fait part d’un débat qui se tiendra Mercredi 5 décembre à l’Assemblée nationale.

Jusque là très silencieux, le gouvernement est désormais acculé, les scènes de rues d’un Paris en feu faisant le tour de la presse et des médias du monde entier. Après avoir répondu aux réclamations d’ordre économique par des arguments d’ordre écologique, Emmanuel Macron n’a désormais plus de marge de manœuvre et doit se rendre à l’évidence que si rien n’est fait en faveur des gilets jaunes, la contestation ne fera que s’amplifier.

Politique

Pour tenter de calmer la grogne populaire des gilets jaunes, Emmanuel Macron devrait annoncer une série de mesures. Rien de bien nouveau ni de vraiment à la hauteur de l’enjeu social.

Mardi 27 novembre, Emmanuel Macron est censé prendre la parole pour annoncer une série de mesures en faveur des Français suite au mouvement des gilets jaunes. Des négociations devaient également avoir lieu sur tout le territoire pour rendre « acceptable et démocratique » les objectifs de la transition écologique selon l’Elysée. Le président doit dans son prochain discours « donner un cap sur la transition écologique » et plus spécialement en ce qui concerne le recours aux énergies fossiles, le climat, la santé, le pouvoir d’achat. Et c’est sur ce dernier point que Macron est particulièrement attendu. Car c’est bien le pouvoir d’achat qui cristallise toutes les tensions, une récente étude de l’Insee ayant démontré qu’il a baissé de près de 500€ en moyenne pour chaque Français entre 2008 et 2016.

Alors pour tente de calmer le jeu, le président devrait annoncer quelques petites mesures. Rien de bien nouveau ni de vraiment efficace. C’est le cas de la remise en service du crédit d’impôt pour les travaux portant sur le remplacement des fenêtres. Nicolas Hulot l’avait supprimé il y a quelques mois, jugeant qu’il n’était pas efficace. Macron souhaiterait le réintroduire.

Et pour ce qui est du carburant, il est fort possible que la prime à la conversion soit augmentée, passant de 2 000€ à 4 000€. Mais vu le prix d’une voiture électrique, la mesure ne changera pas foncièrement la donne. Autres mesures probables : l’Etat pourrait aider les collectivités à renforcer la mobilité ou encore à accompagner les Français souhaitant changer de système de chauffage.

En somme, rien de nouveau ni de vraiment efficace. La réponse d’Emmanuel Macron aux gilets jaunes risque de faire grincer bien des dents et n’est pas à la hauteur de la sanction écologique que connaissent de nombreux Français.

Gilets jaunes, Edouard Philippe, Emmanuel Macron
Politique

Suite à la première journée de manifestation citoyenne des Gilets Jaunes, Edouard Philippe a fait savoir que le gouvernement maintiendrait le « cap » qu’il s’est fixé.

290 000 personnes ont manifesté le 17 novembre contre la hausse du prix du carburant, puis près de 50 000 dimanche. Les Gilets Jaunes ont largement fait entendre leur voix dans toute la France. Et le mouvement pourrait bien se poursuivre. Edouard Philippe a assuré dimanche 18 novembre qu’il a bel et bien entendu la “colère” tout en indiquant que le gouvernement maintiendrait le “cap” qu’il s’est fixé. 

Le Premier ministre a profité de son passage dans le JT de France 2 pour expliquer : “Un gouvernement qui changerait de pied en permanence, qui zigzaguerait au gré des difficultés, (…) ne conduirait pas la France là où elle doit être conduite”.

La justification de la hausse du prix du carburant trouve son origine dans la volonté de l’exécutif de vouloir taxer la pollution en allégeant parallèlement les coûts liés au travail : baisse des prélèvement sociaux et meilleure rémunération du travail. 

Edouard Philippe insiste : “Le cap que nous avons fixé, il est bon et nous allons le tenir”.

Suite aux malheureux débordements qui ont entraîné le décès d’une manifestante, le Premier ministre à déclaré : “La liberté de manifestation, ce n’est pas l’anarchie”.