Extinction Rebellion, état d'urgence climatique
Politique

Face à l’immense manifestation éco-citoyenne qui a eu lieu dans les rues de Londres il y a quelques semaines, la Grande-Bretagne a déclaré l’état d’urgence climatique. Mais il s’agit uniquement d’un symbole.

Alors que plus d’un million de personnes étaient réunies pour réclamer sous la bannière Extinction Rebellion des actions en faveur du climat, le Parlement britannique a été sommé de prendre ses responsabilités. C’est le parti travailliste – le Labour – qui a fait voté la mesure.

La nouvelle a été rendue publique sur les réseaux sociaux par le parti lui-même : « Grâce aux pressions du parti travailliste, le Royaume-Uni vient de devenir le premier pays à déclarer une urgence pour le climat et l’environnement » ajoutant que « Le moment est venu de prendre des mesures concrètes pour lutter contre le changement climatique. »

Jeremy Corbyn, le chef du parti, espère que ce vote « déclenchera une vague d’action de la part des parlements et des gouvernements du monde entier ».

Mais rien de contraignant cela dit dans la motion votée. Une mesure tout de même symbolique. Le mouvement Extinction Rebellion, qui prône la désobéissance civile non violente contre l’inaction climatique et a mené une série d’actions de blocages dans la capitale britannique, s’est réjoui sur Twitter « qu’on dise la vérité sur le climat et l’urgence écologique ». « La pression exercée sur nos politiciens va désormais s’accroître », estime le mouvement, qui attend désormais des « actions décisives ».

Politique

Une étude réalisée en Grande-Bretagne témoigne de la crainte des patrons britanniques de voir leurs salariés étrangers quitter le pays pour cause de Brexit.

 

Ce sont plus de 25% des employeurs de Grande-Bretagne employant du personnel non britannique qui craignent que ceux-ci ne désertent leur entreprise ou le pays pour cause de complications réglementaires dues au Brexit. C’est le résultat d’une étude menée par le Chartered Institute of Personnel and Devevelopment (CIPD). L’enquête révèle par ailleurs que cette proportion monte même à 43% et 49% pour les secteurs de la santé et de l’éducation.

 

En cause bien entendu, le durcissement d’accès au marché britanniques pour les travailleurs étrangers promis par Theresa May à la suite de la victoire au référendum, pour une mise en application à l’horizon 2019.

 

Même si dans le détail, on ne connaît pas encore les mesures précises qui seront mises en place, il devrait cela étant être bien plus difficile qu’auparavant pour un travailleur français, polonais, turque ou portugais de s’installer en Grande-Bretagne afin d’y travailler.

 

Déjà de la friture sur la ligne

 

Il faut dire que les conséquences du Brexit sur l’emploi se font déjà sentir dans le Royaume puisqu’un nombre conséquent de postes restent pour l’instant vacants dans l’hôtellerie, la restauration, le commerce de gros et de détail ainsi que le secteur manufacturier. Autant de secteurs dans lesquels le personnel étranger était jusque là très présent.

 

Pour Gerwyn Davies, conseiller du CIPD en charge du marché de l’emploi, les entreprises britanniques se trouvent face à une « défi pour les secteurs qui ont toujours dépendu de la main d’œuvre non-britannique et qui sont particulièrement vulnérables face au changement de politique d’immigration ».

 

Un manque de main d’œuvre qui sait par ailleurs déjà fait ressentir dans le secteur agricole en l’occurrence, un secteur qui n’a pas pu embaucher autant que souhaité pour cause de livre trop forte.