IG Metall, grève Allemagne
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Le syndicat IG Metall a lancé un vaste appel à la grève afin de faire plier le patronat. Le but : passer de 35h à 28h de travail hebdomadaire pour ceux qui le demandent.

C’est un bras de fer musclé, très musclé même, qui est en train de se jouer en Allemagne. Le puissant syndicat allemand IG Metall est à la baguette dans une grève qui s’annonce d’ores et déjà massive. Des dizaines de débrayages sont planifiés dans le pays, et en particulier dans le secteur automobile, un des fers de lance de l’économie allemande. La revendication est double : baisser la semaine de travail de 35 à 28h et obtenir une augmentation de salaire de 6%.

Pour y parvenir, IG Metall compte sur ses 2,3 millions d’adhérents répartis dans des branches diverses de l’économie : automobile, sidérurgie, électronique ou encore textile. Des entreprises telles que Porsche, Daimler, VW ou encore Siemens et ThyssenKrupp seront impactées de plein fouet par les effets de la grève qui va se jouer. Plus de 700 000 grévistes ont déjà répondu à l’appel d’IG Mettal est effectueront des débrayages successifs afin de faire monter la pression. Un premier coup de semonce a déjà été donné dans l’une des usines de Porsche.

La première revendication portant sur l’augmentation de 6% du salaire de près de 4 millions d’employés est sur le point d’aboutir, le patronat ayant proposé une hausse de 2%. Les deux parties devraient donc tomber sur un accord prochainement. Mais le point le plus délicat, celui de la semaine de 28h, risque d’être plus compliqué à mener. IG Metall réclame une baisse du temps de travail hebdomadaire pour les travailleurs qui le souhaitent avec une compensation partielle du manque à gagner salarial pour l’employeur. Un dispositif qui serait valable durant 2 années avec la garantie pour le salarié de retrouver un poste à temps plein à l’issu de cette période.