ActualitésCoup de gueule

Depuis le 24 Juin dernier ; Ali Lmrabet avait décidé d’entamer une grève de la fin pour avoir ses papiers et lancer un journal satirique. Il a accepté d’arrêter son jeun à la demande de son comité de soutien et se retrouve aujourd’hui hospitalisé à Genève sous les directives d’un médecin qui avait jugé que son état nécessitait au plus vite une bonne prise en charge.

Rien n’est encore sur pour l’instant, personne ne sait si la grève de la faim qu’Ali Lmrabet a entamé aura son impact quant à ses revendications. La principale raison de cette action était d’obtenir des papiers, sa carte d’identité ayant été volés et son passeport expiré alors qu’ils étaient nécessaire pour la mise en place et le lancement d’un nouveau journal.

Rapellons qu’Ali Lmrabet est une grande figure du journalisme au Maroc. En effet, il a exercé son métier sans tenir compte des limites que lui imposaient les autorités. Cela lui a évidemment valu de nombreux harcèlements et même une peine d’interdiction de pratiquer pendant dix ans, une peine qui a été spécialement inventée pour lui, qui a pris fin en Avril dernier. Il souhaite ainsi aujourd’hui obtenir ses papiers et enfin pouvoir lancer son journal satirique.

 

Crédit Photo: Dani Sanchez

Coup de gueule

greve_de_la_faim_iran.jpg Le régime iranien continue d’emprisonner les opposants et de bafouer les droits de l’Homme. Il est bien difficile de lutter efficacement contre un régime qui nie les libertés fondamentales de ses citoyens et dont les pressions et menaces sont quotidiennes. La grève de la faim devient alors une arme pour faire entendre la voix de ceux qui sont victimes d’un régime qui n’admet pas la moindre contradiction ni remise en cause de son pouvoir.

Les prisonniers politiques se dénombrent par milliers en Iran. Aucun chiffre vérifiable n’est consultable, mais les rapports des ONG sont unanimes, il n’est pas bon de critiquer le régime et dévier de la doxa des mollahs peut vous amener tout droit à la case prison. Des opposants politiques dans les geôles iraniennes ont lancé une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements dont ils sont victimes et interpeller la communauté internationale – bien trop souvent apathique – sur leur sort.

80 prisonniers politiques ont entamé une grève de la faim début novembre pour mettre en lumière la manière dont ils sont traités par des autorités iraniennes qui veulent réprimer toute contestation à l’intérieur du pays. Parmi eux, figure l’avocat Abdolfattah Soltani, membre fondateur du CDDH avec le prix Nobel de la Paix Shirin Ebadi. Par ce geste qui met en grave danger son intégrité physique l’opposant proteste « contre le refus par les autorités d’une assistance médicale pour les dizaines de prisonniers ».

Non contents d’emprisonner les porte-paroles de la liberté, les autorités iraniennes travaillent à leur affaiblissement mental et physique. Perçus comme des ennemis mortels, ils sont traités comme tels et physiquement menacés. Karim Lahidji, le président de la FIDH, honnie, par le régime explique qu’« en plus des actes de tortures infligés en détention provisoire et de lourdes peines qui font suite à des procès inéquitables les opposants politiques sont privés de traitements médicaux pourtant requis ».

Le régime iranien se montrera-t-il plus humain ? Rien ne laisse présager des gestes positifs deux semaines après le début de cette grève de la faim. En effet, d’autres grévistes de la faim ont entamé leur combat depuis plus de soixante-dix jours sans que le président Hassan Rohani ne fasse preuve d’une once d’humanité.

Après avoir fait exécuter des opposants politiques réfugiés en Irak lors de l’attaque du camp d’Achraf et avoir pris en otage sept autres réfugiés par l’intermédiaire des amis irakiens au pouvoir, les autorités iraniennes ont vu un vent de protestation internationale se lever. Des dizaines d’Iraniens en exil se sont lancés dans une grève de la faim pour dénoncer les exactions commises en toute impunité par Téhéran. Mais rien ne s’est passé depuis. Le régime ne cède sur rien et n’est pas prêt à embrasser une politique respectueuse des droits de l’Homme. Pauvre Iran.