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Le gouvernement Hong-kongais a annoncé le retrait de la loi prévoyant la possibilité d’extradition de ses citoyens vers la Chine

La chef de l’exécutif, Carrie Lam, a annoncée la nouvelle hier lors d’une adresse télévisée. Ce projet de loi avait provoqué l’indignation d’une grande partie des habitants de la ville. Depuis 14 semaines des manifestations quasi-quotidiennes avaient lieu dans le centre-ville. La détermination du gouvernement à ne pas céder et la violence de la police a par ailleurs radicalisé une partie des manifestants.

En effet les manifestants ne semblent désormais plus seulement manifester contre ce projet de loi. Pour bon nombre de personne il s’agit d’un mouvement pro-démocratie plus large qu’à l’origine. Il se pourrait que cette annonce arrive trop tard pour stopper le mouvement. Les manifestants ont en effet depuis élargi leurs demandes à cinq revendications. On trouve notamment la demande d’amnistie pour les militants poursuivis et l’élection du dirigeant de Hong-Kong au suffrage universel.

Les cinq revendications

Pour la militante Joshua Wong il est trop tard pour ignorer les autres revendications des manifestants. De nombreuses personnes ont très mal vécu la violence policière qui s’est déchaînée lors de ce mouvement. On trouve ainsi parmi les cinq revendicatons la formation d’un comité d’enquête indépendant sur les exactions commises par les agents.

Carrie Lam a bien précisé que les cinq demandes ne seraient pas acceptées par le gouvernement. Il est assez clair que cette décision de retirer la loi a eu l’aval du gouvernement chinois ; les autres demandes sont bien trop radicales pour eux.

Il faut dont s’attendre à ce que le mouvement continue. Mardi dernier des affrontements ont encore eu lieu entre policiers et manifestants à une station de métro et en face du commissariat de Mong Kok. Une manifestation a également eu lieu le jour même de l’annonce. La violence policière est désormais une des raisons majeurs de continuer le mouvement. Personne ne semble vouloir renoncer aux cinq revendications

ActualitésCoup de gueule

Suite à la plus grave crise politique et sociale qu’a connu Hong-Kong depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, un début de dialogue pourrait avoir lieu ce mardi 21 octobre entre les étudiants et le pouvoir local. Des négociations qui s’annoncent des plus tendues au regard des dernières déclarations du Chef de l’exécutif Hong-Kongais, Leung Chun-ying.

En effet, le chef de l’exécutif a estimé que des élections libres permettraient aux nombreux pauvres de Hong Kong d’avoir la haute main sur le processus politique et a pour l’instant exclu les réformes réclamées par les étudiants. Ces derniers réclament entre autres la démission de Leung Chun-ying ainsi que la mise en place d’un véritable suffrage universel dans le territoire autonome.

Si la Chine a accepté le principe d’un tel suffrage pour l’élection du prochain chef de l’exécutif en 2017, elle entend conserver le contrôle des candidatures et Leung Chun-ying a lui même réaffirmé que la liberté des candidatures n’était pas envisageable à Hong Kong. On voit mal dans ce cas comment ces premiers pourparlers pourraient aboutir à une résolution du conflit.

Selon le journal La Croix, Les étudiants sont inquiets pour leur avenir politique mais aussi économique alors que les inégalités sociales vont croissantes à Hong Kong. “L’afflux de Chinois de Chine auxquels est en partie imputée la hausse du coût de la vie explique ce sentiment, de même que la perception qu’a la jeune génération d’une espèce de collusion entre le gouvernement et l’élite financière“.

Près de 20% des sept millions d’habitants de Hong Kong, soit 1,31 million de personnes, vivent en dessous du seuil de pauvreté, selon des chiffres officiels.

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