Coup de coeur

Hymne à la liberté, la Marseille a bercé la plupart des révolutionnaires françaises. Depuis 1879, elle est devenue l’hymne de la République.

Depuis la nuit des temps, le chant a toujours été associé aux manifestations. Quelles que soient la démarche et les revendications, il ne se passe pas une rencontre sans qu’un chant ne soit entonné par toute l’assemblée. Cette tradition a réussi à traverser toutes les époques et les scissions. En 1792, Rouget de Lisle, un officier français posté à Strasbourg a composé le « Chant de guerre pour l’armée du Rhin » rebaptisé plus tard la Marseillaise. Il s’agit d’un hymne à la liberté, un chant de guerre révolutionnaire destiné à remonter le moral des troupes. Le 14 juillet 1795, l’œuvre de Rouget de Lisle est promue au rang de chant national. Après être interdit durant l’Empire et la Restauration, ce chant reviendra à l’honneur durant la Révolution de 1830. Hector Berlioz en avait fait une parfaite orchestration en hommage à son auteur. Des années plus tard, en 1879, ce chant deviendra l’Hymne national de la France.

Coup de coeur

En 1871, Eugène Pottier écrit un poème suite à la répression de la Commune de Paris. Il est alors loin de se douter que son œuvre deviendra par la suite l’une des chansons révolutionnaires les plus populaires.

L’internationale est une œuvre d’Eugène Pottier. Sans doute inspiré par les paroles,  Pierre Degeyter, un musicien d’origine belge lui a composé une musique en 1888. C’est ainsi qu’est née une chanson révolutionnaire, qui sera la plus traduite dans le monde. Entre 1890 et 1900, ce chant a été entonné durant tous les congrès du parti socialiste français. La renommée de cette œuvre dépasse les frontières de la France, puisque jusqu’en 1944, l’internationale était l’hymne national de l’URSS. En 1910, lors du congrès international de Copenhague, 500 musiciens et choristes ont entonné l’œuvre de Pottier et Degeyter. Ce fut la consécration, car ce chant deviendra l’hymne du mouvement ouvrier international.