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La crise financière est devenue une crise économique mais le nouveau ministre du travail François Rebsamen continue d’affirmer son intention d’inverser la courbe du chômage. Alors qu’il y a quelques jours Pole Emploi publiait son rapport sur les « besoins de main d’œuvre », on constate que les intentions d’embauche notamment pour les ingénieurs et les cadres d’études sont déjà en progression. Dans son dernier sondage, l’IFOP nous en dit plus sur les critères d’attractivité des employeurs…

D’après Pôle emploi, « les entreprises françaises envisagent d’embaucher 1,7 million de personnes en 2014 ». Ces chiffres issus de l’enquête annuelle de Pôle emploi sur les “besoins en main-d’œuvre” révèlent cependant la difficulté de persistante pour quelques secteurs à trouver des travailleurs. Selon certains responsables syndicaux à l’instar d’Olivier Guivarch, secrétaire national CFDT, ce sont les conditions de travail qui expliquent la difficulté de ces métiers à trouver du personnel.

L’autre enseignement mis en avant sur le site de France Info est plus encourageant: « le secteur des services représente près des deux tiers des projets de recrutement (64%) et les intentions d’embauche y sont en hausse de 4% (…) parmi les métiers les plus recherchés, ceux d’ingénieur, de cadre d’études ». Mais avec cette tendance, quelles entreprises vont pouvoir vraiment tirer leur épingle du jeu ?

Pour répondre à cette question, l’Ifop a interrogé 1001 personnes en ligne du 19 au 24 mars 2014. Diffusée par le pure player Atlantico, et décryptée par Anne-Sophie Vautrey, l’étude souligne que la santé des entreprises reste le critère déterminant pour les cadres. C’est ainsi que l’analyste explique « la cinquième position d’EDF, qui incarne l’entreprise dontl’Etat est actionnaire, et offre donc une certaine sécurité de l’emploi ». A contrario, « Air France-KLM était en première position en 2008-2009. Ils ont vraiment chuté au classement depuis. On peut penser qu’ils paient le prix de la restructuration “Transform 2015” qui a vu la suppression de 5000 postes ».

Crédits photo : Lulu97417

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La côte de popularité de François Hollande chute

Le chef d’état français est encore une fois dans le collimateur. Selon le tableau de bord mensuel établi par Paris Match/Ifop, la côte de popularité de François Hollande est en baisse et a chuté de trois points, soit 23%. Ifop a également démontré qu’une bonne partie des français n’approuvent pas les actions faites par le président de la république. Après avoir eu trois points de plus le mois précédent, il a cette fois atteint le « plus bas niveau », et ce, « depuis le début du quinquennat. »

Jean Luc Parodi, un politologue, a souligné que cette baisse en popularité serait du à la hausse du chômage. La promesse non tenue par le chef d’état concernant l’inversion de la courbe fin 2013 y est pour beaucoup. Le nombre de personnes sans emplois en France est estimé à plus de 10,000. De même que l’idylle de François Hollande et la comédienne Julie Gayet, ainsi que sa rupture avec sa femme Valérie Trierweiler jouent un grand rôle dans cette chute de popularité.

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__D’après un sondage réalisé par l’Ifop pour le compte de Coca-Cola, les français seraient plutôt optimistes et s’estiment même heureux de vivre à notre époque. __ Malgré la crise économique et le taux de chômage, les français sont 71% à estimer qu’ils ont de la chance de vivre à notre époque. Un optimisme qui serait même partagé par 66% des jeunes de moins de 30 ans, population frappée de plein fouet par les difficultés d’insertion sur le marché de l’emploi.

“Les gens s’aperçoivent qu’on vit bien mieux que nos grands-parents, on vit plus longtemps, on vit en meilleure santé, on a un système de santé qui marche bien”, analyse le sociologue Bernard Cathela.

“Même si l’économie n’est pas terrible en ce moment, on est un pays qui fait partie des pays très riches. On atteint des bons niveaux de vie, on a un système de consommation, on est dans un pays extrêmement protégé. Dès qu’on regarde à l’extérieur ou dans le passé, on s’aperçoit que ce n’est pas si mal chez nous”, a déclaré le sociologue Bernard Cathela aux journalistes de RTL.

Ce n’est cependant plus dans les aventures collectives que les français s’épanouissent. Selon l’Ifop, le repli sur soi-même et son entourage apporterait beaucoup à nos concitoyens. Les français poursuive maintenant un mode de vie “cocooning” ou ils veulent “profiter de tous les petits bonheurs de la vie que l’on peut partager avec les siens, avec ses amis, au jour le jour”.