Politique

Le député socialiste Thomas Thévenoud accusé de fraude fiscale pour ne pas avoir payé ses impôts pendant plusieurs années, a annoncé le lundi 8 septembre son retrait du parti socialiste. Vivement critiqué par l’ensemble de la classe politique, il a toutefois décidé de rester à l’assemblée. 

Et en effet, l’ex-secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, écarté du gouvernement seulement neuf jours après sa nomination pour des irrégularités fiscales, ne démissionnera pas de son mandat de député et cela malgré les nombreux appels de à « tirer les conséquences » de ses actes.

Le député a en effet indiqué dans une déclaration édrite à l’AFP, qu’après s’être « entretenu ce lundi soir avec Jean-Christophe Cambadélis« , le premier secrétaire du PS, il avait « décidé de me mettre en retrait du Parti socialiste et donc du groupe SRC à l’Assemblée nationale ». Il précise également « que l’enchaînement de négligences choquantes qui (l’ont) placé dans cette situation ne fait pas de (lui) un fraudeur« , estimant dans le même temps que ses lecteurs seront ses seules juges.

Thomas Thévenoud continuera donc à être député de Saône-et-Loire mais ne siégera plus dans l’hémicycle parmi ses collègues socialistes et devrait rejoindre les non inscrits. « Je comprends la déception et la colère de celles et ceux qui, militants du Parti socialiste, sympathisants de gauche, électeurs de Saône-et-Loire, m’ont fait confiance. Je leur présente mes excuses », a-t-il ajouté.

Thomas Thévenoud affirme enfin avoir « réglé à ce jour l’ensemble de (ses) impôts avec, comme tout contribuable dans cette situation, l’intégralité des pénalités de retard ». « Je n’ai jamais fait l’objet d’aucune information judiciaire, d’aucune mise en examen, d’aucune condamnation. Si j’ai manqué à mes obligations fiscales, je n’ai jamais commis aucune infraction pénale« , souligne-t-il.

Son épouse Sandra Thévenoud a elle aussi été sanctionnée pour le non paiement des impôts au nom du couple. Elle a ainsi été révoquée de son poste du chef de cabinet du Président du Sénat Jean-Pierre Bel.

Crédits photo : Richard Ying et Tangui Morlier

Politique

Fiscalité : un changement certain pour l’an prochain

Pour 2014, la fiscalité des foyers connaitra une nette évolution sur divers domaines tels que le patrimoine, le logement, les revenus et autres. Le projet sur la loi de Finances de 2014 est moins ambitieux que celui de 2013. Toutefois, elle présente de réelles modifications sur la fiscalité des ménages en toute dimension.

Des mesures ont été prises sur les revenus des ménages. Ces mesures s’accordent sur un avantage fiscal, une majoration de 10 % sur la pension pour les retraités, une réduction d’impôt pour les salariés jouissant d’un contrat de santé et une réduction d’impôt extraite des niches fiscales. Les ménages modestes auront également leur part face à plusieurs exonérations d’impôt.

Des mesures ont également été prises en matière de logement pour provoquer un choc d’offre sur la fiscalité des plus-values immobilières. Aussi, la revalorisation de la TVA ainsi que les mesures de fiscalité verte sont accessibles sur des proportions propres.

La politique fiscale française apporte de nouveaux changements sur son calendrier de réforme. Le premier ministre d’insister sur la cohérence de vue avec François Hollande. Cette réforme de la fiscalité est mise au point dans le but d’un gisement plus économique. Pour trouver une issue face à la crise, la France doit persévérer vers cette réforme fiscale.