Coup de gueulePolitique

L’ex-société Sodimédical, située Plancy-l’Abbaye (Aube) a été condamnée lundi par les prud’hommes de Troyes pour licenciements abusifs. Elle était l’ancienne filiale du groupe allemand Lohman et Rauscher, liquidée en 2012, et depuis délocalisée en Chine.

Cette entreprise était spécialisée dans la fabrication de tissus médicaux. Depuis 2010, 52 salariés, majoritairement des femmes, avaient engagé près de 40 procédures devant les tribunaux pour conserver leur travail délocalisé en Chine. L’ancienne entreprise a finalement été condamnée à verser entre de 7 000 à 46 000 euros à 35 ex-salariés.

Cependant, on peut regretter, que dans les faits le groupe allemand Lohman et Rauscher, s’en tire bien. En effet, celui-ci est parti en ne respectant et en ne payant rien, car toutes les indemnités sont prises en charge par les AGS (Assurances de garantie des salaires).

Il convient de saluer le courage, et la détermination de ces salariés pour faire valoir leurs droits et la légitimité de leurs actions. “La justice donne raison aux +Sodi+ qui sont restés près d’un an sans salaire en menant une bataille héroïque pour conserver leur emploi. Le montant des indemnités est faible compte tenu du préjudice qu’ils ont subi et subissent encore dans ce bassin d’emploi sinistré“, a souligné leur avocat Me Brun.

Toujours selon leur avocat, “les salariés qui réclamaient près de 5 millions d’euros d’indemnités devraient se réunir prochainement pour décider d’un éventuel appel”.

Crédit photo : pima2012

 

Politique

Le maire de la commune de Pontet, Joris Hébrard, a été contraint d’annuler la hausse de 44% de ses indemnités acceptée par le Conseil municipal. Le préfet du Vaucluse a en effet estimé dans ce dossier que cette augmentation était contraire au code des collectivités territoriales.

Rappelé à l’ordre par la préfecture, le maire de Pontet dans le Vaucluse ne pourra donc pas jouir de l’augmentation de revenu qu’il s’était octroyée. Considérant les indemnités de son prédécesseur “anormalement basses”, Joris Hébrard avait augmenté ses mensualités de 2535 euros à 3227 euros soit une hausse de 44 %.

Toutefois, cette hausse s’est avérée être contraire au code général des collectivités territoriale qui stipule que pour une ville de 15 000 habitants, les indemnités du maire ne peuvent excéder 65% du montant correspondant à l’indice terminal de l’échelle de la rémunération de la fonction publique, en l’espèce 2470,95 euros. Une règle que le nouveau maire Front National semble avoir délibérément ignoré.

Le maire du Pontet avait déjà fait parlé de lui en supprimant les aides à l’accès aux cantines scolaires pour les familles les plus démunies de sa commune. On voit aujourd’hui très clairement quelles sont ses priorités.

Crédits photo : Véronique Pagnier