Politique

Une récente étude de l’INSEE vient de mettre en lumière le fait que les inégalités sociales trouvent une partie de leurs causes dans la différence du coût de la vie selon les territoires. En IDF, en Corse comme en Outre-mer, la vie coûte bien plus chère qu’ailleurs.

Très chère France. De plus en plus chère même. Depuis le passage à l’euro, qui ne s’est pas rendu compte que le coût de la vie a tout simplement explosé? Un coût de la vie toujours plus cher et des salaires et des revenus qui eux n’avancent pas. Et comme si cela ne suffisait pas, il est encore plus difficile de boucler les fins de mois en fonction de la zone géographique où l’on vit. C’est le résultat de l’étude menée par l’INSEE sur les prix à la consommation. Une étude qui révèle que la Capitale est près de 10% plus chère que toutes les autres villes et communes de France. Même constat pour la Corse et l’Outre-mer.

Tous les aspects de la vie quotidienne

Vivre à Paris, à Bastia ou à Fort-de-France coûte ainsi beaucoup plus cher que de vivre dans d’autres grandes ou moyennes villes de Province. A Paris, l’immobilier est 49% plus élevé qu’ailleurs, tout comme les hôtels, (+18%) mais aussi les services (+16% pour la culture) et même la santé (+12%). L’alimentation n’échappe pas à la règle avec un coût en moyenne plus élevé de +6%, l’automobile et la restauration non plus (+5%) tout comme les transports en commun (+7%).

Si Paris affiche des prix plus élevés en moyenne de près de 10%, l’Outre-mer n’est pas en reste (+12% en moyenne) et la Corse également (+3,6%).

 

Politique

Une étude de l’Institut national de la statistique (Insee) publiée mercredi conclut qu’en 2013, le salaire net moyen dans la fonction publique d’État s’élève à 2 469 euros, et donc subi une érosion de 0,7 %, cette baisse fait suite à celle de 0,8 % en 2012. Le gouvernement mène une réflexion concernant la grille des salaires à l’horizon 2017.

Cette situation est la conséquence du gel du point d’indice en vigueur depuis 2010, qui sert au calcul des salaires des agents, conjugué d’une part avec la hausse des cotisations retraites, qui doivent s’aligner sur le privé d’ici à 2020 et d’autre part avec l’inflation générale.

Bien sûr, tous les syndicats réclament ce qui semble évident, à savoir un dégel de ce point, qui n’a pas évolué depuis 2010, entraînant forcément avec l’inflation, une baisse du salaire net moyen des agents. Le gouvernement, par l’intermédiaire de la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu, évoque pour sa part, une refonte des grilles de rémunération des fonctionnaires pour les rendre plus “attractives” et accorderait “royalement” une augmentation de “30 et 40 euros par mois” en 2017 pour tous les agents, et “attention” jusqu’à 70 euros à l’horizon 2020. En contrepartie, l’idée serait de rallonger les carrières. Il faudrait donc plus de temps à un agent pour atteindre son plus haut niveau de salaire, la durée actuelle étant de 25 ans environ.

Un gouvernement de gauche, on vous dit…

Crédit photo : photosvaldereuil

Coup de gueule

Si l’Organisation des Nations unies se félicite de la réduction de la pauvreté dans le monde, l’homme d’affaires Christophe Mazurier constate parallèlement un creusement des inégalités. Tandis que les écarts de salaires entre les pays du Sud et les pays développés se résorbent péniblement, certaines régions du monde restent en marge du développement.

Une situation qui n’est pas propre aux pays en voie de développement et même en France; une étude de l’INSEE montre que certains territoires sont de plus en plus frappés par les inégalités.

Depuis sa création, l’Organisation des Nations unies s’est donnée pour principale mission de lutter contre la misère à la surface du globe.

Encore récemment, un article du journal Les Echos expliquait qu’il revenait à l’ONU de « faire en sorte que la mondialisation profite à tous et non pas à quelques-uns, que la paix et la sécurité soient le lot de la majorité et non pas de la minorité ; que des perspectives s’ouvrent non seulement pour les privilégiés, mais pour tous les êtres humains, où qu’ils soient ».

Sans se satisfaire totalement de la situation présente, l’organisation internationale se targue tout de même d’avoir fait reculer l’extrême pauvreté à travers le monde.

Cependant, en dépit de ces bonnes statistiques, l’homme d’affaires Christophe Mazurier constate à la lecture du rapport annuel de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement que les inégalités s’accentuent.

Aussi étrange que cela puisse paraître, la lutte contre la pauvreté ne suffit pas à éradiquer les inégalités.

Christophe Mazurier fait notamment observer que « le poids des émergents dans la croissance mondiale est loin d’être aussi homogène qu’on ne le pensait jusqu’alors », « au contraire, affirme-t-il, des disparités inquiétantes en matière de développement entre différentes régions » sont en train de se constituer.

En effet, si les écarts de salaires entre les pays se réduisent, une analyse plus détaillée permet de constater d’importantes inégalités entre les territoires d’un même pays… En France par exemple, l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques évoque les difficultés des jeunes en milieu ruraux.

En prenant l’exemple de la ville de Sablé, l’INSEE affirme que « 35 % des jeunes de moins de 30 ans » vivent avec à peine 1000 euros, grâce aux aides de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF). Face à cette situation un peu paradoxale et en guise d’ouverture, on pourrait paraphraser Jean Gabin dans le film de Henri Verneuil et rappeler que les chiffres parlent mais ne crient jamais, c’est pourquoi ils n’empêchent personnes de dormir…

Coup de gueulePolitique

D’après une enquête de l’Insee sur les revenus et le patrimoine des ménages, les inégalités sociales continueraient à se creuser en France. Les pauvres sont toujours plus pauvres et les riches toujours plus riches… une tendance qui se confirme.

Ainsi, la pauvreté en France aurait continuer d’augmenter avec la crise et touche désormais non plus seulement les chômeurs mais également des salariés. Si l’étude de l’Insee publiée ce mercredi ne concerne que l’année 2011 (dernières statistiques disponibles), elle montre clairement que les inégalités sociales persistent.

Alors que les 40% des personnes les plus modestes ont vu leur niveau de vie diminuer entre -0,2% et -0,8%, les 40% des plus riches ont vu le leur augmenter entre +0,1% et +0,8%. En parallèle, la proportion des personnes pauvres a elle aussi “continué de s’accroître”, avec un taux de pauvreté s’établissant pour cette année à 14,3% (+0,3 point en un an) de la population totale.

Parmi les personnes classées pauvres, on retrouve donc logiquement pour une large part les chômeurs, mais également certains salariés, dont le taux de pauvreté a augmenté de 0,6 point, passant de 6,3% à 6,9%. Comme le souligne Jérôme Accardo, chef du département des prix à la consommation de l’Insee à ce sujet, “une telle hausse du taux de personnes pauvres parmi les salariés n’avait pas été enregistrée depuis 2007”, souligne l’Insee, qui l’explique par “une quasi-stabilité des bas salaires en euros constants et même une baisse de 0,3% du Smic horaire brut en moyenne annuelle”.

Crédits photo : Eric Pouhier

Politique

Les femmes et les jeunes sont ceux étant le plus affectés par la précarité de l’emploi. Selon le rapport de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), il y a des améliorations mais également des détériorations. L’étude faite par cet organisme est basée sur les trente dernières années, et a pour but d’analyser le marché du travail en France.

Cette analyse démontre que le taux du chômage de la jeune génération s’est multiplié par trois en quarante ans seulement. Plus les années passent et plus la jeunesse française a de mal à s’établir sur le marché du travail. Les personnes de la classe ouvrière, particulièrement les ouvriers non qualifiés, sont également des victimes de la précarité. En ce qui les concerne, le taux de chômage a doublé durant ces trente dernières années. Les femmes sont d’autant plus affectées par la précarité que les hommes. Néanmoins, le pourcentage de femmes sans emplois et celui des hommes se rapprochent considérablement.

Politique

Si on se fie à l’indice de confiance des consommateurs, calculé par l’INSEE, les français se seraient montrés plus optimistes qu’à l’accoutumé pour la période des fêtes de fin d’année. Malgré un chiffre qui demeure bien en dessous de la moyenne de longues périodes (100), cet indice a en effet progressé d’un point par rapport à celui de novembre, pour atteindre 85 en décembre.

Selon l’INSEE, les français ont ainsi été un peu moins nombreux à anticiper une évolution négative du marché de l’emploi : “le solde correspondant perd 10 points, après avoir augmenté de 15 points en novembre. Il reprend ainsi la baisse débutée à l’été 2013 et se situe 31 points en dessous de son niveau de juin”. Malgré tout, il reste en-dessus de sa moyenne de long terme (32).

Benoît Hamon, Ministre chargé de la Consommation, ne cesse de mettre en avant une inversion évidente de la courbe du chômage même si, selon ses termes, elle “n’est pas forcément perceptible par toutes les familles”. A contrario, l’INSEE estime que le taux de chômage devrait continuer d’augmenter légèrement jusqu’à fin juin 2014. En atteignant, à ce moment-là, 11% de la population active, il correspondrait à une quasi-stabilité par rapport au taux de septembre 2013.

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Selon une enquête de l’Insee s’intéressant aux niveaux de vie des français, le taux de pauvreté monétaire en 2011 s’élevait à 14,3% de la population. Un chiffre qui s’élevait à 14% en 2010 et qui signe ainsi une troisième augmentation consécutive.

Selon l’Insee, 8,7 millions de personnes vivaient avec moins de 977€ par mois au cours de l’année 2011. La pauvreté augmente donc pour la troisième année consécutive dans l’Hexagone.

Les auteurs indiquent toutefois que la tendance de cette hausse ralentit : si ce taux de pauvreté a augmenté de 0,6 point en 2010, il n’a augmenté que de 0,3 point en 2011. L’écart entre le seuil de pauvreté (977€) et le niveau de vie médian (780€) reste stable (19%).

Grâce à la revalorisation des retraites d’avril 2011, la part des retraités diminue. A contrario, la part des chômeurs et des actifs ayant basculés dans la pauvreté augmente.

L’étude montre également que le fossé se creuse entre les personnes les plus aisées et les personnes les plus pauvres : 10% des ménages les plus riches (plus de 37.450€ par an) gagnent 3,6 fois plus d’argent que les 10% des ménages les plus modestes (moins de 10.530€ annuel). Un ratio qui était de 3,5 en 2010 et de 3,4 en 2009.