interdiction, thérapie de conversion
Société

Mardi 5 octobre, l’assemblée nationale à voté à l’unanimité une proposition de loi réaffirmant l’interdiction des « thérapies de conversion », ces pratiques censées guérir les personnes LGBT. 

Deux ans et 30 000 euros d’amende 

Le texte voté mardi stipule que les « pratiques comportements ou propos répétés visant à modifier ou réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre » d’une personne, et « ayant pour effet une altération de sa santé physique ou mentale », pourront être sanctionnées de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, voire trois ans et 45 000  euros en cas de circonstances aggravantes (victime mineure, auteur ascendant, …).

« On est évidemment hyper soulagés et très heureux de voir que  les politiques ont  réagi  à nos alertes, se réjouit Benoît Berthe, porte-parole du collectif « Rien à Guérir ». D’autant que le symbole est fort : l’unanimité. Ça veut dire qu’on a réussi à réunir tous les partis politiques derrière cette cause. À ma connaissance, c’est la première fois qu’un texte qui permet de protéger les personnes LGBT fait l’unanimité en France ».

Réserves concernant l’application de la loi

« Aujourd’hui, c’est hyper difficile de porter plainte en tant que victime. Il n’y a que l’abus de faiblesse, dans lequel les victimes ne se reconnaissent pas, regrette Benoît Berthe. Il y a quelques semaines, on a essayé de faire condamner une pseudo-thérapeute qui pratiquait des thérapies de conversion. C’était impossible pour les associations de porter plainte. En revanche, la pseudo-thérapeute a pu porter plainte contre le média et la journaliste à l’origine de l’enquête. C’est dire si l’arsenal législatif est inadapté  ». 

Mais plus que des condamnations, Benoît Berthe et son collectif espère surtout que cette loi aura un effet préventif, en déclenchant une réelle prise de conscience. « Il faut qu’il soit su aujourd’hui qu’on ne peut pas guérir l’homosexualité et que ces pratiques sont mortifères », insiste le porte-parole.

black Friday, interdiction, commerçants
EconomieSociété

Plusieurs fédérations de commerçants ont appelé le gouvernement, dimanche, à réduire l’iniquité existante entre «  les commerçants physiques et les marchands du web  » et à interdire le Black Friday, qui tombe cette année le vendredi 27 novembre. 

«  Iniquité structurelle  »

« Les dispositions prises pour juguler la propagation du virus ne font qu’accroître la scandaleuse inégalité de traitement préexistante entre les commerçants physiques et les marchands du web, au péril des premiers et au profit exclusif des seconds », ont déploré la Confédération des commerçants de France (CDF), la Fédération française des associations de commerçants (FFAC), la Fédération nationale des centres-villes «Vitrines de France» (FNCV) et le Conseil national des centres commerciaux (CNCC), dans une tribune publiée samedi dans le Journal du dimanche.

Les géants du e-commerce « redoublent désormais de propagande pour attirer les clients, nos clients ». Nous demandons donc « l’interdiction immédiate du Black Friday 2020 », pour mettre «  fin de l’iniquité structurelle existante entre la communauté des commerçants français et les marchands 100% web », poursuit la tribune. 

Aider à la numérisation des petits commerces

« Prendre Amazon comme bouc émissaire n’est pas la solution  : cet acteur ne représente que 20 % du commerce en ligne en France », estime le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, qui envisage plutôt un plan permettant aux petits commerces de se numériser. «  Chaque commerce fermé administrativement – et qui n’est pas encore numérisé – pourra bénéficier d’une aide de 500 euros pour le faire », explique le ministre, précisant que l’État aidera financièrement « les communes qui souhaitent développer une plateforme locale d’e-commerce regroupant l’ensemble des commerces de sa ville ».

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, estime, elle, que soutenir les commerces de proximité est avant tout un acte civique. « Il ne faut pas faire du slogan, mais du concret. Il faut acheter français. Les Français doivent faire vivre leurs petits commerces. C’est un acte civique », assure-t-elle.