Coup de gueuleInternational

De nombreux utilisateurs du site de streaming de musique en ligne Spotify font étalage de leurs opinions nazies sur la plateforme

Les utilisateurs ont la possibilité de créer des playlist de musique accessibles par les autres usagers. Certains utilisent cette fonctionnalité à des fins antisémites. De nombreux titres font ainsi référence à la Shoah, à Hitler ou au nazisme en général. D’autres playlists sont plus clairement des appels à la violence contre les juifs ou des attaques haineuses envers la communauté. En soi les contenus de ces playlist ne sont pas forcément antisémites, mais leurs titres ne laissent pas de doute sur l’idéologie de leur créateur.

Absence d’efforts de la part de Spotify

L’essentiel des attaques sont des références à la Shoah. Anne Frank est ainsi une cible très prisée par les créateurs de ces playlists. Même si ces playlists n’ont pas forcément de contenu antisémite, sans surprise ont y trouve de nombreux chants militaires allemands, dont des chants Waffen-SS. Par ailleurs sur la plateforme ont trouve 110 utilisateurs enregistrés sous le nom d’Adolf Hitler. On compte aussi des dizaines de variantes autour de ce nom. Depuis, Spotify s’est engagé à retirer les contenus problématiques. L’entreprise affirme qu’ils respectent à ce sujet la norme allemande qui est une des plus restrictives en ce qui concerne les références au nazisme.

Malheureusement il semble que les déclarations de l’entreprise n’aient pas été suivies d’effet. On trouve en effet toujours des images, références, playlists et noms d’utilisateurs faisant clairement l’apologie du nazisme. En 2017 Spotify avait retiré de sa plateforme les groupes de suprémacistes blancs et néo-nazis ; au total 37 artistes. Cette décision avait été prise suite à la manifestation de Charlottesville où un nazi avait tué Heather Hayer. Il semblerait cependant que la plateforme n’ait fait qu’une partie du chemin pour empêcher la diffusion de contenus haineux sur son site.

Politique

Swiss Life Banque Privée a récemment publié sa seconde édition de l’Observatoire de la Banque privée. Les banques privées sont des établissements qui se spécialisent dans la gestion de fortune, proposant des services financiers personnalisés dédiés aux détenteurs de patrimoines et de fonds propres élevés.

Cette étude qui s’intéresse aux clients français indique que le principal souci des particuliers fortunés est de sécuriser leur épargne. L’investissement à rendements élevés s’avère souvent risqué et se situe par conséquent en second plan. En outre, 36% des personnes interrogées affirment chercher à bénéficier de conseils en matière de gestion patrimoniale. Est ainsi souligné dans cette étude une tendance générale de repli dans un contexte de lendemain de crise financière où la méfiance perdure vis-à-vis des banques et fonds d’investissements en tout genre.

La conjoncture est donc très favorable pour les banques privées indépendantes qui connaissent un fort développement depuis quelques années. Récemment, ce sont les acquisitions de plusieurs filiales de la Banque Pasche, établissement indéracinable du paysage bancaire genevois, effectuées par la jeune banque Havilland, créée en 2009 au Luxembourg, qui ont généré le plus d’échos dans le monde de la finance.

Le rapprochement de ces deux institutions spécialisées dans la gestion de fortune est interprété comme un signal volontaire de mutualisation de leurs réseaux de clients dans le but de renforcer leur rayonnement et de s’attaquer aux marches émergents à l’international.

Coup de gueulePolitique

Des milliers de personnes ont défilé ce dimanche 21 septembre 2014 un peu partout dans le monde à l’appel de plusieurs ONG afin de peser sur le sommet de l’ONU dédié au changement climatique et qui débutera le mardi 23 septembre à New-York. Une « marche du peuple pour le climat » qui aura regroupé plus de 5.000 manifestant à Paris (25.000 selon les organisateurs).

L’événement se tenait dans le cadre d’une marche mondiale pour le climat, autoproclamée « plus grande mobilisation citoyenne jamais organisée sur l’enjeu climatique« . Plus de 2 500 défilés étaient prévus dans 158 pays, de Melbourne à New York, en passant par New Delhi, Berlin, Londres et Vancouver.

A Paris, 4.800 personnes selon la police, parmi lesquelles la navigatrice engagée Catherine Chabaud, la patronne des Verts Emmanuelle Cosse, l’ancienne ministre écologiste Cécile Duflot ou le chanteur Patrice étaient venus manifester. Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète, a pris la parole sur une scène installée devant l’Hôtel de ville, sur laquelle figurait la banderole « Paris marche pour le climat« . « Hier on pouvait dire qu’on ne savait pas. Aujourd’hui on sait. Le changement (climatique) est déjà en marche« , a notamment déclaré Nicolas Hulot, qui la veille avait sonné « la mobilisation générale » dans les colonnes du Parisien. Ce mouvement a également été suivi dans plusieurs villes de provinces dont Bordeaux, Lyon et Marseille.

Lors d’un entretien avec de plusieurs ONG écologistes, le président français avait réaffirmé l’engagement de la France « pour obtenir l’accord universel sur le climat dont la communauté internationale a besoin de façon urgente« . François Hollande qui sera présent au côté de 120 chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier pour reprendre des négociations internationales sur le réchauffement climatique, cinq ans après l’échec de la conférence de Copenhague.

Crédits photo : Christian Aubry