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L’ONG Greenpeace vient de publier un rapport qui démontre qu’Internet est une des plus importantes sources de pollution et de réchauffement climatique actuelle

Cliquer, visionner une vidéo, consulter des emails, acheter en ligne, chater, surfer sur les réseaux sociaux… toutes ces activités liées au web sont selon une récente étude de Greenpeace particulièrement polluantes. Il y a de cela quelques années à peine, l’information avait déjà circulé mais face à l’explosion de l’usage du net, le dossier a vite été classé sans suite. Mais Greenpeace que l’on connaît pour sa combativité remet le couvert dans un rapport publié le 10 janvier. Et l’ONG taille dans le vif en expliquant que “si Internet était un pays, il serait le 6ième plus gros consommateur mondial d’énergie”.

Gourmands data centers

Au cœur du problème : les datas centers. Ces gigantesques infrastructures renferment des serveurs web par milliers et sont le centre névralgique du web. Tout y passe, tout y transite, tout y est stocké: email, photos, vidéos, données diverses…

Des datas centers qui sont particulièrement gourmands en électricité et qui en même temps chauffent, surchauffent même. Des systèmes de refroidissement de type climatisation industrielle sont nécessaires pour maintenir en état de marche ces infrastructures.

Énormément d’énergie est donc consommée par les datas centers et mis à part Google et Apple qui viennent juste de passer aux renouvelables, d’autres acteurs majeurs du secteur comme Twitter et Netflix par exemple continuent d’utiliser les énergies fossiles comme source principale. Cela étant, la mauvaise publicité qu’est en train d’engendrer la publication de Greenpeace devrait espérons-le faire rapidement bouger les lignes.

Coup de gueule

Le buy one, give one est un concept de « social business » aussi connu sous le nom One for One. Le principe est simple, lorsqu’un article est vendu, une entreprise s’engage à offrir un article équivalent à une personne qui n’a pas les moyens de se l’offrir. Ce principe d’économie solidaire est pratiqué essentiellement sur internet. À l’origine de ce projet, le site site américain Tom’s Shoes spécialisé dans la vente de chaussures en ligne.

Tout commence en janvier 2006, à l’occasion de vacances en Argentine, l’entrepreneur texan Blake Mycoski, directeur du site Tom’s Shoes décide de breveter ce business model de “one for one” (un pour un).

Cette quête de l’équité a séduit les internautes. Mycoski apporte une touche personnelle au look de ses produits, il offre à chacun la possibilité de s’engager pour seulement 59 dollars. Et ça marche. En huit ans, plus de 10 millions de paires ont été distribuées.

Après avoir élargi son offre aux lunettes, Toms vient d’annoncer le lancement d’une gamme de café, destinée à financer des programmes d’accès à l’eau dans les pays en développement.

À travers le monde, divers acteurs se sont spécialisés dans ce commerce aux vertus caritatives. En France et en Europe, les deux start-up à pratiquer le Buy one give one sont Jimmy Fairly (lunettes) et 2POINT1 (prêt à porter).

D’après l’entrepreneur texan, cette formule simple et efficace a le pouvoir de “transformer des consommateurs en philanthropes”.

La philanthropie, un marché portant des idéaux mais surtout très porteur économiquement. En effet, le concept séduit et attire de plus en plus d’acteurs de tous secteurs d’activité confondus en particulier aux États-Unis.

Par exemple, CommonBond, une entreprise qui propose des prêts étudiants à bas coût, s’engage ainsi, pour chaque diplôme obtenu par un de ses clients, à financer la scolarité d’un enfant dans un pays en développement.

Plus surprenant, l’entreprise canadienne World Housing finance la construction d’une maison à 2500 dollars dans les bidonvilles, pour chaque vente d’un appartement classique. Le “Buy one, give one” est donc un modèle très adaptable.

Crédits Photos : MasamiSato

Coup de gueule

Face à l’ampleur qu’a pris une nouvelle fois le conflit israélo-palestinien au Moyen-Orient, des juifs et arabes du monde entier s’affichent ensemble sur les réseaux sociaux. Un message de paix pour dénoncer l’absurdité d’un conflit qui dure depuis bien trop longtemps.

C’est sous le hashtag #JewsAndArabsRefuseToBeEnemies (juifs et arabes refusent d’être ennemis) que des centaines d’internautes juifs et arabes du monde entier ont publié sur Twiter ou facebook des photos ou extraits vidéos démontrant que ces deux peuples pouvaient s’entendre et même s’aimer.

Souhaitant véhiculer un message de fraternité et de solidarité, ce mouvement a été initié le 11 jullet dernier, trois jours après la reprise des combats, par deux étudiants américains Abraham Gutman, 23 ans, et Dania Darwish, 21 ans. Elle est Syrienne et musulmane, lui est juif et new-yorkais et ils ont décidé d’afficher leur amitié sur le web.

Comme l’explique ces deux étudiants interrogés par CBS News, “nous avons créé ce hashtag car nous avons tous les deux connu les préjugés, la haine (…) Nous voulions créer une page Facebook sur laquelle les gens pourraient apprendre à se connaître et discuter ensemble”. “C’est un slogan utilisé depuis plusieurs années dans les manifestations des mouvements pacifistes en Israël et en Palestine”. Des milliers de personnes ont déjà rejoint cette page sur Facebook.

 

Coup de coeur

Telle est la question surprenante posée par les journalistes de TheMediaShaker afin de lancer le débat sur la dépendance de la télévision vis-à-vis du net, et vice versa. internet.gif

« Confrontée (la télévision, ndlr) à la concurrence de nouveaux acteurs issus de la révolution numérique, son modèle économique est en pleine transition. »

Voici le point de départ de ce débat qui a été ouvert cette semaine sur le site dédié aux enjeux numériques. La télévision pourra-t-elle continuer à exister malgré l’existence de l’internet, alors qu’une étude a récemment montré que les Américains consomment désormais plus d’internet que de télévision ?

D’autres questions découlent de cette problématique, comme les a posées TheMediasShaker en introduction de son nouveau débat :

« Quel rôle doit, en particulier, tenir la télévision par rapport à la création, face à ces nouveaux entrants qui, soit contribuent de façon modeste au financement de la création, soit ne s’encombrent pas de ces questions en opérant depuis d’autres pays ou en jouant sur le flou juridique de leur statut d’hébergeur et de diffuseur ? Ces nouveaux médias, pourtant, jouent un rôle de plus en plus incontournable dans l’exposition et la prescription des œuvres audiovisuelles. Ils commencent d’ailleurs à financer eux-mêmes leurs propres créations audiovisuelles. Comment les inciter à aller beaucoup plus loin ? ».

Pour répondre à ces question, le site devrait donner la parole au professeur d’économie des médias à ParisTech, Olivier Bomsel, à l’ancien dessinateur de Jul, Paul Carr, et au collectif de photographes internationaux, Strangers.rs. Un débat qui s’annonce passionnant !

Actualités

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Sur Internet, tout s’achète et tout se vend. Mais tout se prête aussi. A l’instar de site Couchsurfing, qui propose de squatter des canapés aux quatre coins du monde, la famille du “tourisme collaboratif” accueille un nouveau membre : Campe dans mon jardin. Une aubaine en cette période estivale.

Comme son nom le suggère, le site campedansmonjardin.com propose de mettre en relation propriétaires de jardin et campeurs en tout genre. Le site référence ainsi terrains vagues, petites cours ou jardins fleuris que leurs propriétaires souhaitent mettre à la disposition de campeurs en tentes ou de conducteurs de caravanes et camping-cars.

Les aspects convivial, humain et responsable sont ici au centre du concept. D’une part car le service Campe dans mon jardin offre une alternative éco-responsable au camping sauvage qui, bien souvent, détériore les zones naturelles. Mais surtout car il permet de faire des rencontres amicales intéressantes. Bien souvent les personnes accueillant les campeurs apportent une réelle plus-value en terme de connaissance du territoire et s’avère bien plus avenantes que les tenanciers des campings qui ne désemplissent pas en période estivale.

Ainsi, campeurs sans le sou ou avides de rencontres, une nouvelle solution s’offre à vous pour découvrir de nouvelles contrées. Quant à vous, propriétaire de terrains tranquilles ou non, si l’idée de devenir ambassadeurs touristiques de votre région vous prend, vous savez maintenant où vous rendre !