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La page Facebook du premier ministre israélien Nétanyahou a été suspendue pour incitation à la haine raciale

Facebook a effet pris la décision de sanctionner la page officielle de Benjamin Nétanyahou après un message particulièrement offensant. Ce dernier en appelait aux électeurs pour s’opposer à un gouvernement composé ; « d’arabes qui veulent tous nous détruire – homme, femmes et enfants ».

Le réseaux social a précisé que ce type de discours violait sa politique de lutte contre l’incitation à la haine raciale. De ce fait Facebook a bloqué la fonction de messagerie automatique pour 24h.

Le premier ministre a nié être l’auteur de ce message. Lors d’une interview sur la radio Kan Beshet Bet il a suggéré qu’un membre de son équipe de campagne serait responsable de cette erreur. Le premier ministre de droite est en effet en train de mener une campagne électorale dans le but de conserver son mandat. L’élection est prévue pour la semaine prochaine.

Un message peu surprenant

Ce message n’est pas si surprenant, même si il ne vient pas directement de Nétanyahou. Le premier ministre de 69 ans tente en effet de se faire réélire en tenant une ligne ultra-nationaliste. Mardi dernier il a ainsi affirmé qu’il annexerait la vallée du Jourdain. Cette zone faisant partie des territoire occupées de Cisjordanie.

Cette annexion serait illégal du point de vue du droit international. C’est pour cela qu’il en appelle aux électeurs pour lui donner un « mandat » lui permettant de réaliser cette annexion. Actuellement le Likud n’est pas certain de gagner. Ils sont menacés par la compétition du Parti Bleu et Blanc, de centre-droit.

Le 9 avril dernier le premier ministre avait remporté les élections mais n’avait pu obtenir suffisamment de sièges à la Knesset pour former un gouvernement. Il a donc dissous l’assemblée une seconde fois en six mois pour en appeler à une autre élection ce 17 septembre.

Israël, Cisjordanie, annexion
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Mardi 10 septembre, le premier ministre israélien a promis que s’il était reconduit au pouvoir lors des législatives du 17  septembre, il annexerait une partie de la Cisjordanie. « Aujourd’hui, j’annonce mon intention d’appliquer, avec un futur gouvernement, la souveraineté d’Israël sur la vallée du Jourdain et la partie nord de la mer morte », a-t-il déclaré, en direct à la télévision. 

Main mise sur l’eau

Ce plan n’affecterait pas « un seul Palestinien », a osé assurer Netanyahou. Pourtant la vallée du Jourdain est un lieu stratégique pour l’approvisionnement en eau, dont l’annexion a en fait démarré il y a plusieurs années. La plupart des agriculteurs et éleveurs palestiniens en ont déjà été expulsés, et ceux qui résistent sont harcelés sans relâche par les autorités israéliennes, qui n’hésitent pas à confisquer leurs troupeaux. Pour récupérer leurs bêtes, les éleveurs doivent alors payer des “frais de nourriture”.

L’eau, toujours l’eau 

Dans les années 50, le fondateur de l’État hébreu, David Ben Gourion, donnait déjà ce conseil à Charles de Gaulle pour réussir une bonne colonisation : garder les meilleures terres et le littoral, et maintenir les populations autochtones dans l’intérieur, asphyxiées. 

Gaza mise à part, la carte actuelle de la Palestine montre que les successeurs de Ben Gourion ont suivi son conseil, Netanyahou ne dérogeant pas à la règle. Ce plan sera « une opportunité historique et unique d’appliquer notre souveraineté sur nos colonies en Judée et Samarie et en d’autres lieux clés pour notre sécurité », a, en effet, assuré le premier ministre israélien.

Stratégie ancienne et apolitique

L’annexion de la Cisjordanie a commencé au lendemain de la guerre des Six Jours en 1967, et depuis, la politique israélienne est restée la même. Elle a varié en agressivité au gré des gouvernements successifs, mais qu’ils soient de droite (Likoud) ou de gauche (travailliste), l’Etat hébreu n’a jamais cessé de s’étendre. 

Aujourd’hui encore, le principal opposant à Netanyahou, le centriste Benny Gantz, prône la même politique expansionniste que son adversaire  : la vallée du Jourdain doit demeurer sous contrôle israélien, et les colonies doivent continuer de proliférer. 

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En Israël, circule une vidéo montrant deux policiers frappant un soldat israélien. Cet incident a provoqué une manifestation contre le racisme de la police. Elle a finalement dégénéré en affrontements. Pourquoi ?

Le soldat de la vidéo est un “Falashas”, c’est-à-dire, un des 135 000 israéliens d’origine éthiopienne. Ils descendent de communautés coupées des autres juifs pendant des siècles. Une fois reconnus par les autorités religieuses d’Israël, ils ont émigré pour fuir la guerre civile en Éthiopie. Leur arrivée en Israël n’a pas été facile, et leur intégration pose toujours un problème. Ils sont victimes de racisme et leur méconnaissance de l’Hébreu les empêche de trouver du travail. En 2011, 45 % étaient sans emploi (le taux de chômage en Israël était alors de 5,6 %).

Leurs difficultés se retrouvent dans l’éducation ou dans le logement, les gens ne veulent pas louer parce qu’ils sont Éthiopiens et noirs. Une députée d’origine éthiopienne n’a pas pu faire un don de sang au motif que son sang “était particulier”. Certaines écoles refusent les enfants de cette communauté et 20 % des enfants Falashas ne sont pas scolarisés. N’ayant pas de poids économiques, les autorités ne se soucient guère de leur sort. Pire, ce racisme semble “s’institutionnaliser” et les Falashas sont devenus des boucs émissaires.

Les dernières manifestations de Jérusalem et de Tel Aviv ont révélé une plaie ouverte et une situation inadmissible au cœur de la société israélienne.

Crédit photo : Linda De Volder

Coup de coeur

Malgré les différentes rumeurs sur l’annulation de la visite en Terre sainte du Pape, celui-ci procédera à la visite papale entre le 24 et le 26 mai prochain.

La population, notamment les chrétiens immigrés sur le lieu, et les autorités s’apprêtent à le recevoir. La sécurité a été renforcée selon la déclaration du chef de la police israélienne. Les forces de l’ordre ne veulent pas négliger les risques d’intensification des mouvements des extrémistes qui pourraient en profiter pour intimider davantage les chrétiens qui vont surement venir en masse.

L’arrivée du Pape en Israël a augmenté le tourisme chrétien de 10 %. À noter que, 22 % des visiteurs sont des Juifs et 26 % d’entre eux sont des catholiques. Ceux qui ne peuvent pas assister à la visite papale en Terre sainte peuvent profiter de la diffusion en direct en ligne. Cette visite est tellement attendue des chrétiens catholique mais également par le peuple israélien malgré la situation encore tendu entre Israel et la Palestine

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Les extrémistes juifs manifestent une hostilité sur la visite du Pape en Israël programmée pour le 25 et 26 mai prochains. Le gouvernement s’inquiète sur les éventuels effets des actes antichrétiens et antimusulmans qu’ils ont perpétrés, car cela pourrait nuire à l’image de l’Israël.

Depuis le début de l’année, plus d’une vingtaine d’infractions similaires ont été enregistrées par la police locale. Des actes de vandalisme, des menaces de morts et intimidation des chrétiens et Arabes viennent compléter la liste des infractions commises par ces extrémistes.

Aucune mesure n’a encore été prise par le gouvernement local pour punir ces meneurs de trouble. Certains responsables politiques considèrent ces derniers comme une organisation terroriste qui doit répondre de ses actes. Toutefois, le ministre Uri Ariel n’a pas hésité à les contredire en déclarant que les actes terroristes ne se limitent pas à des graffitis. Ils consistent en des meurtres et des tentatives de meurtre. Ce qui n’est pas le cas pour les actes commis par ces extrémistes.

ActualitésCoup de gueule

Alors que près de 223 lycéennes sont toujours retenues dans le nord-est du Nigéria par le groupe islamiste Boko Haram, la mobilisation internationale s’organise peu à peu afin d’aider le gouvernement nigérian à retrouver ces adolescentes.

Comme l’a déclaré ce dimanche 11 mai le président François Hollande, en marge d’un déplacement dans le Caucase du Sud,  « j’ai proposé, avec le président nigérian Goodluck Jonathan, une réunion des pays limitrophes du Nigeria ». Ce sommet de dirigeants africains qui devrait selon toute probabilité se tenir à Paris, aura pour objectif d’aborder les questions de sécurité au Nigéria et sa région, et plus particulièrement le cas du groupe Boko Haram.

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a précisé après un échange avec le président nigérian, toute la consternation et la solidarité de son pays face à ce crime. Il a ajouté qu’Israel était prêt à fournir toute l’aide nécessaire afin de localiser au plus vite les jeunes otages et de combattre ce groupe  terroriste.

Alors que des  experts américains, britanniques et français sont déjà au Nigeria pour participer aux recherches, la Chine a quant  à elle proposé de partager les informations recueillies par ses services de renseignements et ses satellites.

Enlevées depuis le 14 avril dernier, ces jeunes filles d’un lycée de Chibok seraient selon les dires du chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, destinées à devenir des esclaves. Si le cas de ces adolescentes n’avait de prime pas déclenché de réactions franches de la  part des grandes puissances internationales, les dernières déclarations de leurs ravisseurs ont semble-t-il suscité l’émoi de la communauté internationale et de nombreuses personnalités. Michèle Obama, Angelina Joli ou encore le Pape François ont récemment affiché leur soutien à ces jeunes victimes.

Crédits photo : R. Nyberg

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Israël : 400 000 manifestants pour la justice sociale

Plus de 400 000 Israéliens manifestaient samedi soir dans le centre de Tel Aviv et dans une quinzaine de localités à l’occasion d’une nouvelle journée de mobilisation contre les injustices sociales et le coût de la vie, selon un nouveau bilan des médias.

“On nous a dit que le mouvement marquait le pas. Ce soir, nous avons démontré le contraire”, a proclamé à la tribune l’une des figures du mouvement, Itzik Shmuli, secrétaire général de l’union des étudiant israéliens.

“Nous les nouveaux Israéliens sommes déterminés à poursuivre le combat pour une société plus juste et meilleure, en sachant qu’il sera long et difficile”, a-t-il martelé.