Politique

Samedi 11 octobre, le gouvernement camerounais s’est félicité d’avoir libéré des otages. Il s’agit de 10 Chinois et de 17 Camerounais qui étaient détenus depuis deux mois par les islamistes de Boko Haram. Cette libération a été réussie grâce à la méthode de « Biya ». C’est un coup de chapeau pour le président camerounais Paul Biya.

C’est une manière de mettre en valeur l’implication personnelle du président depuis le début de ces enlèvements. Il y a eu d’abord la famille française Moulin-Fournier, puis le père Vandenbeusch et  récemment des religieux italiens ainsi qu’une sœur canadienne. À chaque fois, le mode opératoire, la durée de la détention ainsi que les conditions de libération sont quasi similaires.

Le ministre de Communication Issa Tchiroma Bakari a juste encensé l’efficacité de la méthode Biya samedi sans donner d’autres explications autour du sujet. Lors de la libération de ces 27 otages y compris la femme du vice Premier ministre Amadou Ali, les sources disent que des échanges entre prisonniers ont eu lieu. Le ministre a ainsi indiqué que lorsqu’il s’agit de vie humaine, la question d’argent n’a pas lieu de se poser.