Politique

PS : Le 8 mars, c’est toute l’année

En ce 8 mars, le Parti socialiste réaffirme plus que jamais son identité féministe. Doté d’une direction paritaire depuis le congrès de Toulouse, le Parti socialiste sera à la pointe des nombreux combats qui restent à mener pour les droits des femmes dans tous les domaines de la société.

Le Premier secrétaire a proposé l’adoption d’un “Manifeste féministe”, qui sera placé parmi les textes fondamentaux du Parti socialiste, aux côtés de notre Déclaration de principes. Il sera soumis prochainement aux militants socialistes.

Parce que nous sommes socialistes nous sommes féministes, le PS est fier de soutenir un gouvernement qui met au cœur de son action l’émancipation de chacune et chacun. Hier soir, lors de la soirée “Le 8 mars c’est toute l’année” organisée par le Ministère des droits des femmes, le Président de la République a rappelé la feuille de route du gouvernement en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

Le Parti socialiste salue ces orientations, qui permettent aux droits des femmes de progresser de nouveau. Depuis son arrivée au pouvoir, la gauche a fait la preuve de sa détermination à agir pour faire reculer les inégalités femmes-hommes. L’égalité femmes-hommes concerne désormais toutes les politiques, tous les ministères.

source article et plus d’informations sur http://www.parti-socialiste.fr

Politique

8 mars 2012 : journée internationale de lutte pour les droits des femmes

LDH = 8 mars 2012 : « Egalité, parité, effectivité ! »

Appel de la LDH pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes La cause des femmes, la conquête de l’égalité des droits face à une société patriarcale tissée d’injustices se heurtent aujourd’hui avec violence aux retombées d’une mondialisation sourde aux peuples, d’une crise économique saoulée de profits, d’une austérité présentée comme solution alors qu’elle est au cœur du problème.

Toutes et tous, nous souffrons des délocalisations, des pertes d’emplois, du chômage et de la précarité. Toutes et tous, nous serrons les poings devant les fermetures de classes, de maternités et de centres d’interruption volontaire de grossesse (CIVG), devant le manque de logements sociaux. Toutes et tous, nous refusons la politique anti-immigration qui stigmatise et précarise à l’extrême les femmes étrangères. Toutes ces politiques rendent la vie des femmes toujours plus difficile : parce qu’elles vont devoir pallier les carences de services publics ; parce qu’elles vont devoir se débrouiller pour trouver un centre d’IVG ; parce qu’elles vont devoir compter et recompter un salaire insuffisant pour faire face à leur quotidien.

Le gouvernement, qui avait tant promis aux femmes, n’a rien tenu. Ou si peu ! La seule disposition favorable récente, la loi de juillet 2010 contre les violences faites aux femmes, n’est que très partiellement appliquée, faute de moyens financiers effectifs, de mesures d’information des victimes et de formation des professionnel(le)s.

Parce que la crise est là, avec ses conséquences sociales, des idées dangereuses pour les libertés et pour l’égalité circulent dans tout le corps social. La banalisation des thèmes d’extrême droite réhabilite le discours familialiste : on nous refait le coup de la femme au foyer, et dans la foulée, on organise la remise en cause d’un droit chèrement acquis, celui de l’IVG. Pendant ce temps, d’autres, encore plus « libéraux », prônent la pratique des mères porteuses et la professionnalisation de la prostitution, qui, dans les pays qui l’ont expérimentée, ouvre un boulevard à la traite et au proxénétisme.

Dans une telle société, les rapports sociaux entre hommes et femmes restent inégaux. Le sexisme continue à se donner les formes les plus variées pour perpétuer sa domination et le patriarcat se porte bien. Ce n’est pas de cette société dont nous voulons.

En France, les droits des femmes sont inscrits dans les lois, mais elles ne sont pas appliquées ! Nous voulons l’effectivité de l’égalité et de la parité que nous promet la loi. Travail, salaires, carrière, justice, représentation électorale, partage de l’éducation des enfants et des tâches ménagères : il y a tant à faire et à conquérir ! Cette égalité, toujours promise jamais totalement réalisée, toutes et tous, nous en avons plus que jamais besoin face aux discriminations et face aux risques de régression sociale, d’asphyxie démocratique.

Il nous revient, à toutes et à tous, d’interpeller les candidat(e)s aux élections présidentielle et législatives sur leurs engagements. Quelle est leur volonté politique en matière d’égalité ? Quelle est leur intention, pour commencer, de rétablir un ministère de plein droit chargé des droits des femmes et qui soutiendrait les associations qui agissent en leur faveur.

C’est pourquoi nous manifesterons le 8 mars, pour les droits des femmes, pour l’égalité, la parité, et parce que c’est dans l’action que nous en assurerons l’effectivité.

source article : http://www.ldh-france.org

Politique

Manifestation le 5 mars à 14h30 à Paris – Trocadéro (Parvis des droits de l’homme)

Ce 8 mars 2011, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, n’est pas un 8 mars comme les autres. C’est un 8 mars porteur d’espoir venu du Sud. Un Sud en marche revendiquant LA DIGNITE, LA LIBERTE et L’EGALITE.

Avec son “Dégage Ben Ali !” : la Tunisie a ouvert la voie en renversant, mi-janvier, le dictateur et le régime dont elle ne voulait plus. L’Égypte a suivi avec un slogan identique à l’encontre du président Hosni Moubarak.

« Dégage », un mot qui résonne aujourd’hui comme une note d’espoir rendant l’impossible possible et défiant la démoralisation et le scepticisme ambiants en France et en Europe. Deux dictatures mises à terre en moins d’un mois, ceci ne peut qu’avoir des répercussions dans l’ensemble de la région et au-delà.

Dans les deux pays, les femmes étaient présentes dès les premiers jours et ont, nombreuses et résolues, participé à ce bouleversement. Partout ailleurs de par le monde, les femmes continuent à se mobiliser, à se battre contre des régimes autoritaires et tortionnaires, contre des sociétés machistes, hétéro-sexistes et rétrogrades. Elles se battent pour leur autonomie et pour qu’il soit mis fin aux discriminations dont elles sont l’objet. Ce combat est le nôtre.

Les Tunisiennes revendiquent la consécration de l’égalité des droits dans la constitution, l’instauration de la laïcité, la levée des réserves émises lors de la ratification de la CEDAW1, et la réforme du droit de la famille inégalitaire (notamment en matière d’héritage).

Les Égyptiennes veulent l’abrogation du code du statut personnel, la mise en place d’un État laïque et leur participation à la commission pour la réforme de la constitution.

Les Algériennes veulent l’égalité des droits et sont partie prenante des aspirations et des revendications pour un État de droit : levée de l’état d’urgence, rétablissement des libertés individuelles et collectives, travail et justice sociale. Elles demandent l’abrogation du code de la famille et veulent des lois civiles égalitaires.

Les Iraniennes veulent l’abrogation du code de la famille et de toutes les lois discriminatoires à l’encontre des femmes, l’égalité des droits dans la constitution, la ratification de la CEDAW et un État laïque.

Les Afghanes appellent au respect et au maintien de la constitution de l’Afghanistan (malgré ses lacunes) qui garantit et favorise laplace des femmes, aujourd’hui premières victimes de la corruption et de la pauvreté. Elles refusent toute négociation avec les Talibans, frein à la démocratisation et à la stabilité du pays.

En France, les rapports de domination hommes/femmes sont toujours à l’œuvre. Force est de constater les inégalités dont les femmes sont l’objet. Elles continuent à se battre :

Pour l’égalité des salaires, la mixité de l’emploi et la régularisation de toutes les travailleuses sans papiers, contre le travail à temps partiel imposé et la précarisation : 80% des salariés qui vivent avec 750€ par mois sont des femmes.

Pour le droit à l’avortement et la contraception menacé par la casse de l’hôpital public et la remise en question de la sécurité sociale.

Pour le maintien et le développement du service public : santé, petite enfance, éducation, justice… et contre la réforme des collectivités territoriales.

Pour l’application de la loi du 9 juillet 2010 contre les violences faites aux femmes, le comité de suivi et de vigilance exige des moyens.

Pour le respect du droit d’asile pour les femmes persécutées, non seulement en raison de leurs opinions politiques ou dans le cadre de persécutions racistes et religieuses, mais aussi de leur orientation sexuelle.

Pour une véritable lutte contre la lesbophobie, le sexisme, le racisme et toutes les formes de discrimination dont sont victimes les femmes, pour une véritable politique d’éducation à l’égalité.

Nos luttes sont communes et nos aspirations se rejoignent : qu’on vive à Tunis, Kaboul, Rome ou Varsovie, Kinshasa ou Paris, les combats pour l’EGALITE, la LIBERTE et la DIGNITE nous réunissaient hier et nous rassemblent aujourd’hui.

Partout dans le monde des femmes font entendre leur voix pour revendiquer la dignité, l’égalité et la liberté.

Toutes et tous ensemble pour un monde égalitaire, laïque et contre la mondialisation néolibérale.

Signataires : AC ! Alternative Libertaire, ANCIC, ANEF, Apel-Egalité, ASAPA, Association Nationale pour la Promotion de la Laïcité en Algérie (ANPLA), Association des Tunisiens en France, Association Traversée, Atalante Vidéos féministes, ATTAC, Beit-Haverim, CADAC, Campagne Un Million de Voix pour l’Iran, Campagne 1 million de signatures pour l’égalité femmes/hommes en Iran, Centre LGBT Paris-IdF, CLEF, CNDF, Collectif de pratiques et de réflexions féministes « RUPTURES », Collectif féminin-masculin de Vitry sur Seine, Collectif 20e Tenon, Comité indépendant contre la répression des citoyens iraniens, Contact Paris-Ile-de-France, Coordination Lesbienne en France, Coordination nationale pour le changement démocratique en Algérie, CQFD-Fierté Lesbienne, Encore Féministes, Europe Écologie-Les Verts, FASE, Féminisme Enjeux-Théâtre de l’opprimé, « Femmes Libres » Radio Libertaire, FNSF, Fondation Copernic, Français du Monde- ADFE, FSU, Groupe de femmes tunisiennes, GU, HES, IFE-France, Initiative des femmes Kurdes en France, Inter-LGBT, Intersyndicale SDFE, LDH, LFID, LMDE, Les Alternatifs, Les Chiennes de garde, Maison des femmes de Montreuil, Manifeste des Libertés, Marche Mondiale des Femmes-France, Marches européennes, MJCF, Mouvement Jeunes Femmes, M’PEP, Négar-Soutien aux femmes d’Afghanistan, NPA, Organisation Femmes Egalité, Osez le féminisme ! PCF, PG, Planning Familial, Pluri-Elles Algérie, PS, RAJFIRE, Réseau féministe« RUPTURES », SOS Sexisme, UNEF, UNL, Union syndicale Solidaires, WICUR, 40 ans du Mouvement.

1 -CEDAW : convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes

source article : http://www.collectifdroitsdesfemmes.org