Venezuela, France, Guaido
International

Jeudi 4 juin, le ministre des affaires étrangères vénézuélien, Jorge Arreaza, a affirmé que Juan Guaido s’était réfugié à l’ambassade de France à Caracas, tandis qu’un de ses collaborateurs, Leopoldo Lopez, avait, lui, trouvé refuge à l’ambassade d’Espagne. 

«  Une honte  »

Juan Guaido a «  choisi l’ambassade du pays dans lequel il veut aller. C’est une ambassade européenne. Il a même envoyé des valises  », assurait déjà le président de l’Assemblée nationale constituante, Diosdado Cabello, début mai. 

«  Nous ne pouvons pas entrer dans les locaux d’une ambassade de quelque pays que ce soit, en l’occurrence de l’Espagne ou de la France, et faire en sorte que la justice les arrête de force. Ce n’est pas possible, expliquait jeudi le ministre des affaires étrangères, Jorge Arreaza. Mais nous espérons que ces gouvernements changeront d’avis et livreront ceux qui veulent échapper à la justice vénézuélienne  ».

«  C’est une honte pour la diplomatie de l’Espagne, c’est une honte pour la diplomatie de la France ce qui s’est passé, et ils vont en payer le prix très, très bientôt  », a-t-il ensuite menacé.

Dès le lendemain, les forces de sécurité vénézuéliennes ont encerclé l’ambassade de France à Caracas, avant d’y couper le gaz et l’électricité. 

Réponse française

Ces mesures portent «  atteinte au fonctionnement normal de notre représentation diplomatique  », a immédiatement protesté le quai d’Orsay. « Juan Guaido ne se trouve pas à la résidence de France à Caracas. Nous l’avons confirmé à plusieurs reprises aux autorités vénézuéliennes  », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès Von der Mühll. 

La crise politique vénézuélienne est profonde, «  seule une voie démocratique et des élections libres, transparentes et crédibles permettront de la résoudre durablement, et de mettre un terme aux souffrances de la population vénézuélienne  », a ajouté la porte-parole.