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La LDH proteste et condamne l’arrestation d’Aurore Martin

Communique de la LDH La militante basque française Aurore Martin, a été interpellée le 1er novembre au matin plus d’un an après une première tentative avortée à Bayonne, ont annoncé la gendarmerie et le parquet.

Aurore Martin, membre de Batasuna, a été arrêtée à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) en exécution d’un mandat d’arrêt européen délivré par la justice espagnole, après un premier rejet récent pour insuffisance de motif d’une demande identique. Cette arrestation atteste d’un acharnement relayé par les autorités françaises.

La Ligue française des droits de l’Homme condamne avec force à la fois le recours à une procédure aussi violente vis-à-vis des droits de la défense et des libertés individuelles et l’aveuglement qui la sous-tend.

Rappelons que les juridictions espagnoles qui viennent d’obtenir la remise d’ Aurore Martin sont des juridictions d’exception, ont été dénoncées par la Cour d’appel de Pau comme ayant cautionné des actes de torture, et, pour cette raison, se sont vues refusées les demandes d’extradition formulées.

La décision du gouvernement français n’en est que plus incompréhensible et condamnable. Elle s’inscrit davantage dans la volonté d’une criminalisation des opposants politiques à l’initiative des gouvernements des deux pays que d’une lutte efficace contre le terrorisme.

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La LDH appelle au rassemblement antiraciste d’Aigues-Mortes

Unis contre le racisme. Dans la nuit du 4 au 5 août, un groupe de jeunes d’origine maghrébine a été pris pour cible par un couple muni d’une carabine de chasse. Leur seul tort a été de vouloir renseigner ces personnes qui semblaient perdues. Pour seule réponse un « c’est pas les Arabes qui vont nous renseigner chez nous ». S’ensuivent des coups de feu et une chasse à l’homme qui auraient pu aboutir à une véritable tuerie raciste.

Notre République, ainsi menacée dans ses valeurs les plus fondamentales, ne peut rester silencieuse face à un tel passage à l’acte raciste.

Car il s’agit bien là d’une tentative insupportable de crime basée sur la haine de l’autre. Ces faits, bien trop graves, relèvent de l’inacceptable pour notre pays.

Lorsqu’ un acte raciste est perpétré, c’est la République toute entière qui est attaquée.

Nous, citoyens, devons être aux côtés des victimes de cette nuit terrifiante qui aura vu, durant plus de 45 minutes, ces jeunes et ces enfants tenter d’échapper comme ils le pouvaient au sort funeste qu’un couple, animé par une intolérance criminelle, avait décidé de leur infliger.

Nous, citoyens, ne pouvons nous taire lorsque qu’un tel déferlement de violences racistes vient mettre à mal le pacte républicain.

Nous, citoyens, voulons démontrer notre attachement sans faille à cette promesse d’égalité et au vivre ensemble.

Nous, citoyens, ne laisserons pas se banaliser le racisme et nous nous élèverons de toutes nos forces, c’est là notre devoir, contre la haine et le rejet de l’autre. Partout où de tels actes ne seront pas dénoncés fermement, ils risqueront de se répéter, gangrénant toujours plus insidieusement toutes les strates de notre société. Il est donc de notre responsabilité et du devoir de tous de s’affirmer comme antiraciste.

Unis et fraternels, nous, citoyens, associatifs, syndicalistes, élus, artistes, ferons en sorte que la dignité et l’intégrité les plus élémentaires de ces enfants de la République ne puissent plus être ainsi bafouées.

Nous appelons à une mobilisation républicaine le samedi 1er septembre à Aigues-Mortes à 15 h, place des Armes, au pied de la tour Constance.

La LDH sera représentée par la fédération du Gard et la région du Languedoc-Roussillon.

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Romeurope demande au Premier ministre de rompre avec le passé

Communiqué du Collectif national droits de l’Homme Romeurope

La situation des Roms roumains et bulgares en France demeure extrêmement préoccupante : évacuations à répétition des lieux de vie, expulsions du territoire, entraves dans l’accès au droit commun (scolarisation, santé, protection sociale…), difficulté voire impossibilité effective d’accéder à l’emploi salarié, stigmatisation. Le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope a saisi le Premier Ministre, Jean Marc Ayrault sur la situation inchangée des Roms migrants présents en France. Aujourd’hui encore, dans de nombreuses villes, les évacuations des lieux de vie continuent sans solutions alternatives et au mépris du caractère inconditionnel du droit à l’hébergement, mettant des hommes, des femmes et des enfants à la rue, dans une précarité toujours plus grande. Ce constat s’inscrit malheureusement dans la suite de la politique menée de longue date par les pouvoirs publics. A Nantes, Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, en Ile-de-France…, rien n’a changé pour ces familles.

La lettre adressée par le Collectif Romeurope au Premier Ministre, rappelle les engagements pris par le candidat François Hollande, le 27 mars dernier, dans un courrier adressé au Collectif : En ce qui concerne la situation des Roms aujourd’hui sur notre territoire, ma préoccupation est aussi la vôtre : la situation de ces femmes, de ces enfants, de ces hommes qui vivent dans des campements insalubres n’est pas acceptable. Je souhaite que, lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées. On ne peut pas continuer à accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution. Cela les conduit à s’installer ailleurs, dans des conditions qui ne sont pas meilleures. »

Le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope demande donc au gouvernement :

l’arrêt de toute évacuation de lieux de vie sans proposition d’hébergement ou de relogement,
l’instauration d’un moratoire sur les expulsions du territoire français de ces ressortissants européens,
l’accès effectif au droit commun : droit à la protection sociale, droit à l’éducation, accès aux soins et à la protection de la santé,
la levée des mesures transitoires qui limitent l’accès au marché du travail français des ressortissants roumains et bulgares, véritable frein à l’insertion de ces citoyens européens.

L’urgence de la situation requiert un positionnement rapide et concerté du gouvernement. C’est pourquoi le Collectif demande également la mise en place d’un comité interministériel, sous l’autorité du Premier Ministre, permettant un pilotage et une plus grande cohérence de politiques publiques respectueuses à l’égard de ces ressortissants européens.

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La Ligue des droits de l’Homme rend hommage à Raymond Aubrac

Communiqué de la LDH

C’est avec une profonde tristesse que la Ligue des droits de l’Homme apprend le décès de Raymond Aubrac. Ce grand résistant, figure du courage et de l’engagement, militant infatigable des droits et de la fraternité, avait honoré le 84e congrès de la LDH, organisé à Saint-Denis, de sa présence et de sa participation.

La Ligue des droits de l’Homme s’incline devant sa mémoire et assure sa famille et ses proches de ses condoléances les plus sincères.

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LDH : Rwanda : 6 avril 1994 – 6 avril 2012

Le 6 avril 1994, l’attentat contre l’avion du président Juvenal Habyarimana a sonné le début d’un génocide soigneusement préparé qui, en trois mois, a provoqué la mort d’au moins huit cent mille Tutsi et de nombreux Hutu dont le Premier ministre, madame Agathe Uwilingiyimana. Dix-huit ans après, alors que des procédures contre des auteurs présumés d’actes de génocide et de crimes de guerre sont engagées, le rôle de la France dans la catastrophe humaine qui a plongé le Rwanda dans la nuit et le sang n’est pas complètement établi. C’est l’effet de la théorie du « double génocide » qui continue à justifier le rôle d’arbitre que s’est donné à la France en « s’étant interposé entre factions rivales », ainsi que l’ordre donné aux forces françaises de l’opération Turquoise de ne pas désarmer les troupes du gouvernement intérimaire rwandais qui commettait le génocide.

Après dix-sept années d’une enquête conçue pour justifier des conclusions définies a priori, le rapport d’expertise balistique portant sur l’attentat du 6 avril, demandé par les juges Poux et Trevidic a confirmé, en janvier dernier, que l’enquête menée de Paris par le juge Bruguière n’avait visé qu’à justifier la politique de la France dans ce pays.

La LDH est attentive à ce que le travail de justice se poursuive pour établir toutes les responsabilités dans des exactions que la Cour pénale internationale a justement qualifiées d’entreprise génocidaire. Elle doit permettre d’abord que les procédures engagées depuis de nombreuses années contre les personnes résidant en France soupçonnées de complicité de génocide aboutissent, mais aussi de poursuivre l’instruction de la plainte menée contre certains membres des forces armées françaises en raison de leur comportement durant l’opération Turquoise.

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Tous unis pour la Syrie : arrêtons un an de massacre !

Communiqué FIDH

Aujourd’hui, la FIDH aux côtés de centaines d’organisations de la société civile à travers le monde parmi lesquelles de nombreuses ligues membres de la région ANMO, se mobilise contre une année de répression sanglante en Syrie. Nos organisations appellent la Russie à soutenir toutes actions décisives du Conseil de sécurité des Nations unies afin de mettre fin à la crise. http://www.fidh.org/TOUS-UNIS-POUR-LA-SYRIE-ARRETONS

De l’Indonésie à l’Egypte, du Royaume uni à l’Afrique du Sud, du Canada au Brésil, des militants et des célébrités sont solidaires avec le peuple syrien, engagé depuis un an dans des manifestations pacifiques et se joignent à l’appel adressé à la communauté internationale « Tous unis pour la Syrie : arrêtons un an de massacre ».

Lire le communiqué de presse signé par nombreuses ONG internationales qui appellent la Russie à soutenir toute action du Conseil de Sécurité afin de mettre fin à la crise en Syrie.

Lire la lettre ouverte signée par d’anciens leaders mondiaux et intellectuels exhortant le Conseil de Sécurité des Nations-unies à retirer le permis de tuer dAssad.

Voir la vidéo : UNITE FOR SYRIA : STOP ONE YEAR OF BLOODSHED

Rejoignez la campagne sur Facebook en téléchargeant votre photo

Rejoignez la campagne sur Twitter avec « SVP RT : TOUS UNIS POUR LA SYRIE : ARRÊTONS UN AN DE MASSACRE http://bit.ly/zUvHAZ #UNITEFORSYRIA »

Par ailleurs, nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement aujourd’hui, simultanément à la campagne, de syrianstories.org, en partenariat avec Telecomix.

Lire l’article complet sur http://www.ldh-france.org

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8 mars 2012 : journée internationale de lutte pour les droits des femmes

LDH = 8 mars 2012 : « Egalité, parité, effectivité ! »

Appel de la LDH pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes La cause des femmes, la conquête de l’égalité des droits face à une société patriarcale tissée d’injustices se heurtent aujourd’hui avec violence aux retombées d’une mondialisation sourde aux peuples, d’une crise économique saoulée de profits, d’une austérité présentée comme solution alors qu’elle est au cœur du problème.

Toutes et tous, nous souffrons des délocalisations, des pertes d’emplois, du chômage et de la précarité. Toutes et tous, nous serrons les poings devant les fermetures de classes, de maternités et de centres d’interruption volontaire de grossesse (CIVG), devant le manque de logements sociaux. Toutes et tous, nous refusons la politique anti-immigration qui stigmatise et précarise à l’extrême les femmes étrangères. Toutes ces politiques rendent la vie des femmes toujours plus difficile : parce qu’elles vont devoir pallier les carences de services publics ; parce qu’elles vont devoir se débrouiller pour trouver un centre d’IVG ; parce qu’elles vont devoir compter et recompter un salaire insuffisant pour faire face à leur quotidien.

Le gouvernement, qui avait tant promis aux femmes, n’a rien tenu. Ou si peu ! La seule disposition favorable récente, la loi de juillet 2010 contre les violences faites aux femmes, n’est que très partiellement appliquée, faute de moyens financiers effectifs, de mesures d’information des victimes et de formation des professionnel(le)s.

Parce que la crise est là, avec ses conséquences sociales, des idées dangereuses pour les libertés et pour l’égalité circulent dans tout le corps social. La banalisation des thèmes d’extrême droite réhabilite le discours familialiste : on nous refait le coup de la femme au foyer, et dans la foulée, on organise la remise en cause d’un droit chèrement acquis, celui de l’IVG. Pendant ce temps, d’autres, encore plus « libéraux », prônent la pratique des mères porteuses et la professionnalisation de la prostitution, qui, dans les pays qui l’ont expérimentée, ouvre un boulevard à la traite et au proxénétisme.

Dans une telle société, les rapports sociaux entre hommes et femmes restent inégaux. Le sexisme continue à se donner les formes les plus variées pour perpétuer sa domination et le patriarcat se porte bien. Ce n’est pas de cette société dont nous voulons.

En France, les droits des femmes sont inscrits dans les lois, mais elles ne sont pas appliquées ! Nous voulons l’effectivité de l’égalité et de la parité que nous promet la loi. Travail, salaires, carrière, justice, représentation électorale, partage de l’éducation des enfants et des tâches ménagères : il y a tant à faire et à conquérir ! Cette égalité, toujours promise jamais totalement réalisée, toutes et tous, nous en avons plus que jamais besoin face aux discriminations et face aux risques de régression sociale, d’asphyxie démocratique.

Il nous revient, à toutes et à tous, d’interpeller les candidat(e)s aux élections présidentielle et législatives sur leurs engagements. Quelle est leur volonté politique en matière d’égalité ? Quelle est leur intention, pour commencer, de rétablir un ministère de plein droit chargé des droits des femmes et qui soutiendrait les associations qui agissent en leur faveur.

C’est pourquoi nous manifesterons le 8 mars, pour les droits des femmes, pour l’égalité, la parité, et parce que c’est dans l’action que nous en assurerons l’effectivité.

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Une LDH à l’offensive !

Trop souvent, nous assistons à une soumission du débat politique à l’unique échéance de l’élection présidentielle. Commentaire par ci, sondage par là, phrase choc d’un côté, petite phrase de l’autre. Si le spectacle n’est guère réjouissant, il a surtout plein de défauts : faire de la politique un repoussoir à idées ; focaliser sur la personnalité des candidats présidentiels et leurs qualités supposées ; réduire le débat à l’exercice du pouvoir ; privilégier la forme du débat plutôt que le fond. La LDH ne peut se satisfaire de cette façon de faire de la politique. La LDH ne peut se soumettre à ce calendrier rabougri. Nous nous situons dans un horizon qui, même s’il ne peut ignorer les échéances électorales, ne s’y limite pas.

Pour répondre à cet impératif, pour nous catégorique, une série de tracts est maintenant disponible. Ces tracts reposent sur l’unité stratégique suivante : ils se situent dans le cadre du Pacte pour les droits et la citoyenneté, en faisant des propositions sur les thèmes qui sont ceux du pacte ; ils ne visent pas à poser des questions aux candidats et aux partis, mais à les interpeller sur les propositions qui sont les nôtres ; ils répondent au souhait que nous avons de ne pas se satisfaire d’être des femmes et des hommes « contre » ; ils apportent des réponses concrètes sur nos terrains d’intervention.

Six tracts thématiques : « et la justice ? »

« et les conditions de vie ? »

« et la démocratie ? »

« et les étrangers ? »

« et le logement ? »

« l’année des droits ? »

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pour visualiser les tracts c’est ici : http://www.ldh-france.org/Une-LDH-a-l-offensive

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Contre la dictature des marchés, solidarité avec le peuple grec

Alors que les politiques d’austérité ne font qu’exploser la dette publique, on impose au peuple grec encore plus de mesures suicidaires. Les nouvelles mesures imposées vont non seulement perpétuer le cycle infernal de la récession qui conduit tout droit à l’explosion du déficit public et au défaut de paiement, mais elles vont, partout en Europe, accentuer la baisse des salaires et des dépenses publiques. Ce que les élites de la finance n’ont pas envie de comprendre c’est que c’est le modèle économique qui ne fonctionne pas. Manifestation, le samedi 18 février à 14h00, métro Trocadéro à Paris – parvis des droits de l’Homme, soutenue par la LDH La nuit du 12 février, 199 député-e-s grecs ont voté les nouvelles mesures imposées par la Troïka (UE, BCE, FMI) qui plongent le pays dans un chaos et une misère encore plus profonde. 101 député-e-s ont désapprouvé soit la totalité, soit une partie de ce nouvel accord. Sous la menace de la faillite et absolument conscients que le parlement n’allait pas décider, mais seulement ratifier les diktats, la majorité des député-e-s a cédé au chantage. Alors que dans tout le pays le peuple exprimait son opposition aux projets monstrueux des créanciers, le parlement accordait aux banques le droit de mort et de vie sur le peuple grec, tout en admettant que ce n’est plus aux institutions politiques ni aux élu-e-s de gouverner. Au delà du drame que vit la Grèce, cette évolution constitue le renversement le plus flagrant du système et des traditions politiques européennes ; et, en tant que tel, il annonce l’avenir de toute l’Europe. Contrairement à ses députés, la population du pays n’a pas cédé face à ce chantage. A Athènes et partout dans le pays, le peuple qui résiste a inondé les rues. Encore une fois la seule réponse du gouvernement a été la répression.

Alors que les politiques d’austérité ne font qu’exploser la dette publique, on impose au peuple grec encore plus de mesures suicidaires :

La réduction du SMIC de 22%, pour gagner 450 euros par mois net et 586 brut, contre 751 euros brut jusqu’alors ; Pour les jeunes, la réduction s’élève à 35%. L’abolition des conventions collectives, par branche et par métier, qui sont remplacées par des contrats individuels au niveau de l’entreprise. L’application rétroactive de toutes les réductions à partir de janvier 2012, des salaires, retraites et allocations chômage (qui passent de 461 euros/mois à 359, touchable uniquement pendant un an). La baisse de la retraite minimum à 392 euros/mois (contre 503 euros aujourd’hui). Le licenciement de 150.000 fonctionnaires de 2012-2015, dont 15.000 d’ici la fin 2012. L’abolition du statut du fonctionnaire. Le démantèlement de l’Etat social et la liquidation de toute la richesse du pays pour 50 milliards d’euros par la privatisation.

Ces mesures viennent s’ajouter à bien d’autres imposées et appliquées depuis plus de deux ans. Les salaires et les retraites ne font que baisser, les impôts directs et indirects ne font qu’augmenter, alors que le chômage devient le quotidien de plus en plus de grecs.

Au niveau social, le peuple grec fait face à des phénomènes de misère et de pauvreté qu’il n’avait pas vécus depuis l’occupation. Les faits sont accablants, selon « Médecins du monde » le centre ville d’Athènes vit une véritable crise humanitaire : une personne sur dix se nourrit aux soupes populaires, le ministre de l’éducation met en place la distribution de repas gratuits dans certaines écoles en réponse aux nombreux évanouissements d’élèves pour cause de malnutrition.

Les nouvelles mesures imposées vont non seulement perpétuer le cycle infernal de la récession qui conduit tout droit à l’explosion du déficit public et au défaut de paiement, mais elles vont, partout en Europe, accentuer la baisse des salaires et des dépenses publiques, et ce à un moment où le nombre de pauvres ne cesse d’augmenter dans tous les pays, y compris en Allemagne. Ce que les élites de la finance n’ont pas envie de comprendre c’est que c’est le modèle économique qui ne fonctionne pas.

La Grèce est le laboratoire de l’austérité en Europe ! Résistons partout en Europe ! Solidarité avec le peuple grec ! Non au sacrifice des peuples sur l’autel de la finance !

MANIFESTATION SAMEDI 18 FEVRIER 2012 à 14H Métro Trocadéro au parvis des droits de l’Homme

Signataires : (au 17 février 8h) LDH Initiative des travailleurs et étudiants grecs de Paris Nouveau Parti Anticapitaliste Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde Union Syndicale SOLIDAIRES ATTAC Marche Mondiale des Femmes Convergences et Alternative FASE Marches Européennes Parti de Gauche Les Alternatifs Gauche Unitaire Mémoire des luttes Initiatives Pour un Autre Monde Alternative Libertaire M12M PARIS Les indignés

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Tribune collective

Trois ans après le lancement de l’opération Plomb Durci, aucune justice n’a été rendue aux victimes du conflit dans la bande de Gaza et dans le sud d’Israël. Au cours de cette attaque militaire menée par Israël sur la bande de Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, 1 410 Palestiniens ont été tués, dont plus de 80% de civils, et 9 Israéliens dont 4 civils. La laborieuse quête de justice pour les victimes du conflit débute en novembre 2009, au moment où l’Assemblée générale des Nations unies adopte le rapport Goldstone. L’Assemblée générale laisse alors un an et demi aux autorités israéliennes et palestiniennes pour poursuivre en justice les responsables présumés des graves crimes commis pendant le conflit. Le 18 mars 2011, un Comité d’experts indépendants a établi que ni le gouvernement israélien, ni la partie palestinienne n’ont satisfait aux demandes d’enquêtes formulées par l’Assemblée générale.

En Israël, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les organisations palestiniennes représentant les victimes telles qu’al-Mezan, al-Haq et le Centre palestinien pour les droits de l’Homme (PCHR) sont confrontées à un mur de silence dressé par la justice israélienne. Exemple parmi d’autres, sur les 490 plaintes pénales envoyées par le PCHR au Procureur militaire israélien au nom de 1 046 victimes palestiniennes, l’ONG n’a obtenu de réponse substantielle que dans deux cas.

Depuis l’opération Plomb durci, le Procureur militaire n’a ouvert que 47 enquêtes criminelles qui ont mené à la seule condamnation de trois soldats à des peines dérisoires, eu égard à l’ampleur des nombreux crimes commis pendant l’attaque. La plus lourde peine infligée est de sept mois et demi de prison, pour le vol d’une carte de crédit. Ces enquêtes souffrent d’un problème structurel essentiel car elles ont été menées par l’armée israélienne elle-même et manquent donc d’impartialité, de transparence et de l’expertise nécessaire.

Côté palestinien, les enquêtes ouvertes par l’Autorité de facto dans la bande de Gaza n’ont conduit à aucune poursuite et ne se sont pas avérées plus indépendantes. En Cisjordanie, des enquêtes indépendantes et poussées ont certes été menées mais n’ont conduit à aucune condamnation.

Vers qui se tourner dans ce cas pour obtenir justice ? En l’absence d’enquêtes internes fiables, le rapport Goldstone préconisait notamment le recours à la Cour pénale internationale. Cet ultime recours pour les victimes de l’opération plomb durci apparaît très peu réaliste tant il est mis en doute par les gouvernements occidentaux. La France, pour ne citer qu’elle, a conditionné son soutien à la reconnaissance du futur État palestinien à l’engagement de ce dernier à ne pas saisir la Cour pénale internationale dès sa proclamation car, selon elle, une telle démarche nuirait au processus de paix. Cette exigence envers les Palestiniens est condamnable à plusieurs égards. Elle suppose que les négociations politiques peuvent légitimement prévaloir sur la recherche de justice, ce que nos organisations réfutent fermement et part du postulat, aussi erroné que dangereux, que la lutte contre l’impunité peut entraver le processus de paix, alors qu’il ne saurait y avoir de paix durable sans justice. Par ailleurs qu’elle est en parfaite contradiction avec le soutien constant apporté par la France à la Cour pénale internationale depuis sa création, le cas libyen en étant le dernier exemple.

Reste donc aux victimes dans la bande de Gaza à saisir elles-mêmes la justice civile israélienne pour obtenir des indemnisations pour les dégâts humains et matériels subis.

Les Palestiniens font alors face à un mur d’obstacles absurdes. Tout d’abord, la victime doit payer pour obtenir justice. Les tribunaux israéliens imposent aux demandeurs de verser une provision avant le début de la procédure. Le montant n’est pas fixé par la loi, mais dans la grande majorité des cas, les juges demandent au minimum 10 000 shekels (plus de 2 000 euros, le salaire moyen à Gaza étant de 314 euros) au demandeur réclamant une indemnisation pour la mort d’un de ses parents. En règle générale, plus la violation faisant l’objet d’une plainte civile est grande, plus la provision réclamée à la victime est importante.

Par ailleurs, les avocats gazaouis ne sont pas autorisés à entrer en Israël pour représenter leurs clients auprès des tribunaux. Ils sont donc obligés de faire appel à des avocats israéliens, mais ces derniers n’ont pas le droit de venir à Gaza pour rencontrer leurs clients. S’ajoute à cela le fait que, depuis 2007, l’armée israélienne refuse aux Palestiniens de Gaza le droit de se rendre au tribunal en Israël, même s’ils sont munis d’une convocation. L’absence du plaignant entraîne alors automatiquement un non lieu.

Deux ans se sont maintenant écoulés depuis l’adoption du rapport Goldstone par l’Assemblée générale des Nations unies. Le rapport est en voie de classement sans suite, faute d’une volonté politique et d’attention médiatique. Au cours de sa dernière session de septembre, l’Assemblée générale aurait dû faire un nouveau bilan de l’application des recommandations du rapport. Il n’en a rien été et les représentants de l’OLP, focalisés sur l’adhésion de la Palestine à l’ONU, n’en ont fait aucune mention.

A l’époque de sa parution, des Palestiniens avaient mis en garde contre « un rapport de plus » comme il en est publié plusieurs dizaines, chaque année, sur les violations des droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens. Le rapport Goldstone représente pour les victimes l’espoir que soit mis fin à l’impunité, par le respect du droit international par toutes les parties. Cet espoir doit être préservé.

Signataires :

François Walter, Président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture
Pierre Tartakowsky, Président de la Ligue des droits de l’Homme
Claude Léostic, Présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
Ishai Menuchin, Directeur exécutif du Comité public contre la torture en Israël
Raji Sourani, Directeur du Centre palestinien pour les droits de l’homme
Issam Younis, Directeur général du Centre Al Mezan pour les droits de l’homme
Shawan Jabarin, Directeur général d’Al-Haq
Sahar Francis, Directrice d’Addameer

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