International

Le président brésilien accuse, sans preuve, l’acteur Leonardo DiCaprio de financer les incendies d’Amazonie à travers l’ONG WWF

Il semble que cette accusation ridicule prenne sa source dans les poursuites lancées contre quatre pompiers volontaires. Ces derniers sont accusés, également sans preuves, d’avoir été payés par WWF pour allumer des feux de forêts à des fins photographiques. Par extension, selon le président du pays, l’acteur financerait les feux de forêt par son soutien à cette organisation. Ce que semble avant tout viser Bolsonaro, c’est la figure médiatique de l’acteur qui ne cache pas son soutien à la cause écologiste. Bolsonaro est un anti-écologiste convaincu.

Des accusations ridicules à des fins politiques

Les quatre pompiers volontaires arrêtés font parti de la Brigade des incendies d’Alter do Chao. Ils sont accusés d’avoir provoqué des feux dans l’État amazonien du Para, au nord du pays. Cette arrestation est vivement dénoncée par plusieurs ONG comme « abusive ». Ces poursuites sont si grotesques que le gouverneur de l’État a dessaisi le commissaire en charge de l’enquête. La police n’a pour l’instant apporté aucune preuve tangible au dossier mais des « indices ». La logique policière voudrait que les pompiers aient provoqué des feux afin de revendre les images à WWF pour obtenir des fonds de DiCaprio.

Ces accusations sont rejetés par WWF brésil. L’ONG responsables de la brigade des pompiers volontaires a aussi nié les accusations en bloc. L’acteur américain a aussi nié avoir fait récemment un don à WWF et a salué « le peuple brésilien qui travaille pour sauver son héritage naturel et culturel ». Ceci n’est pas la première attaque contre les ONG luttant en faveur de l’environnement au brésil. Le brésil est un des pays les plus dangereux pour les militants écologistes, particulièrement depuis l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir ; une cinquantaine d’entre eux y sont tués chaque année.

Politique

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Un article du quotidien australien ”The Age” annonce que le pays des antipodes pourrait devenir le premier à interdire la cigarette traditionnelle en remplaçant son usage par celui des cigarettes électroniques.

Selon nos confrères australiens, le gouvernement fédéral d’Australie serait actuellement en train de tester l’efficacité de la cigarette électronique en vue d’interdire l’usage des cigarettes traditionnelles sur son territoire.

Le gouvernement aurait déjà investi plus d’un million de dollars dans une étude “pionnière” qui déterminera, d’ici 2015, si les cigarettes électroniques peuvent ou non être utilisées comme substituts aux cigarettes composées de tabac.

Coral Gartner, responsable de l’étude au Centre de Recherche de l’Université du Queensland, estime que les e-cigarettes pourraient être “bénéfiques pour la santé publique” si elles remplaçaient complètement les cigarettes traditionnelles.

Rendue “fashion” par des célébrités comme Katy Perry ou Leonardo DiCaprio, les e-cigarettes ont tellement de succès que des compagnies de l’industrie du tabac comme Philip Morris développent leur propre marque.

Reste toutefois à déterminer si ce nouveau gadget à la mode contient moins de produits chimiques que le tabac.