Politique

L’Assemblée générale des Nations Unies a suspendu mardi la Libye du Conseil des Droits de l’Homme, en raison de la violente répression menée par Mouammar Kadhafi contre le soulèvement populaire de ces deux dernières semaines.

La LICRA ne peut qu’être satisfaite de cette décision adoptée par acclamations, qui ne fait en rien oublier le cautionnement honteux du régime de Tripoli auquel on assistait encore il y a quelques semaines dans les instances onusiennes et qui avait porté la Libye à la présidence de la Commission (ex-Conseil) des Droits de l’Homme en 2003.

La LICRA souhaite néanmoins voir dans cet acte le premier signe de vie d’un Conseil des Droits de l’Homme jusqu’alors à l’agonie, sclérosé depuis de longues années par des coalitions politico-religieuses.

Si les régimes peu respectueux des droits de l’Homme restent majoritaires au sein du Conseil, cette suspension crée un précédent unique qui doit donner un nouvel élan aux démocraties pour exiger du Conseil le respect par ses membres de l’ensemble des droits qu’il est supposé défendre.

Plus généralement, les révolutions populaires qui animent aujourd’hui le monde arabe représentent pour la LICRA une extraordinaire réplique aux allégations des représentants illégitimes de ces états, qui ne voient dans la démocratie qu’une lubie occidentale alors que l’aspiration à la liberté, à la citoyenneté et à la dignité est bien une réalité universelle.

source article : http://www.licra.org

Politique

La LICRA se félicite de la décision de justice.

Le Tribunal correctionnel de Paris a condamné ce jour Eric Zemmour pour provocation à la discrimination raciale.

La LICRA se félicite de cette décision. A tous ceux qui ont tenté d’enfermer ce procès dans l’axiome « pro ou anti-liberté d’expression », le juge a répondu, au nom du peuple Français, que les faits dénoncés pour lesquels la LICRA poursuivait le journaliste étaient bien contraires à l’ordre public.

Aux mêmes qui ont tenté d’instruire un procès en sorcellerie aux associations antiracistes, la LICRA répond que les seules et uniques limites fixées à la liberté d’expression sont celles de la loi qui protège les individus et garantit « le Vivre-ensemble ».

Dans cette affaire la LICRA a rempli sa mission de veille et d’alerte, les tribunaux leur rôle de diseur du droit. Ainsi va le bon fonctionnement de la démocratie.

A l’approche de la campagne présidentielle qui sera l’occasion d’un vaste et important débat, la LICRA appelle les représentants politiques et les leaders d’opinion à la responsabilisation de leurs propos afin de ne pas verser dans un populisme contraire aux intérêts de la République.

source : http://www.licra.org/

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi Eric Zemmour à 2.000 euros d’amende avec sursis pour provocation à la haine raciale pour ses propos controversés sur « les Noirs et les Arabes ».

Le tribunal a jugé qu’Eric Zemmour avait « dépassé les limites autorisées de la liberté d’expression ».

Politique

« Mesdames, Messieurs les Députés, est-il possible d’ester librement en justice? »

La licra a pris connaissance par une dépêche AFP publiée ce jour d’un communiqué signé par 28 députés se réclamant du « Collectif parlementaire pour la liberté d’expression ». Ces derniers déclarent à propos de l’affaire qui oppose le journaliste Eric Zemmour à cinq associations, dont la licra: « Ce procès en dit long sur la dérive qui conduit à bâillonner la liberté d’expression par les tyranneaux de la pensée unique de l’antiracisme. Avec ce procès, c’est Voltaire qu’on enterre (…) ».

De par leurs fonctions, ces parlementaires devraient être à même de savoir que si la liberté d’expression est un droit fondamental, celui d’ester en justice l’est tout autant et qu’ils ne sauraient hiérarchiser les droits sauf à contredire les textes fondamentaux.

La question alors n’est-elle pas : « Est-il possible d’ester librement en justice sans être taxé de « tyranneaux de la pensée unique » » ?

N’en déplaise à ce collectif, ce n’est ni aux élus, ni aux représentants de la société civile de fixer les limites de la liberté d’expression et de dire le droit mais bien à la justice de notre pays. Il en va ainsi du bon fonctionnement d’une société démocratique, qu’ils sont censés représenter.

Les seules limites que pose la licra à la liberté d’expression, ce sont celles des lois qui protègent nos concitoyens et garantissent « le Vivre-ensemble ».

Enfin, à ceux qui se revendiquent si aisément de l’héritage de Voltaire, comment a-t-il pu leur échapper ces bons mots du philosophe : « On parle toujours mal quand on a rien à dire ».

Source : issu de l’article du site web http://www.licra.org/