Politique

Malgré les nombreuses manifestations, la Loi Travail a finalement été adoptée. A quoi devons-nous nous attendre comme changement ? Le point en 7 points.

Temps de Travail

La durée légale reste bien de 35 heures par semaine. l’entreprise pourra en revanche via un accord, ramener la majoration de salaire à seulement 10%. Autre point  : il sera possible de passer de 10h à 12h de travail quotidien en cas de pic dans l’activité notamment.

Redéfinition du Code du Travail

Une commission est chargée de faire parvenir des propositions au gouvernement sous deux années pour une refonte du Code du Travail. Une commission qui s’associe aux partenaires sociaux.

Licenciement économique

Pour les TPE, un seul trimestre de baisse du CA par rapport à la même période de l’année précédente suffira pour licencier; deux trimestres seront nécessaires pour les entreprises de 11 à 299 salariés, 3 trimestres pour celles dont l’effectif est compris entre 500 et 299 et 4 trimestres pour les groupes de 300 salariés et plus.

Congés exceptionnels

Là encore des modifications. Congé pour mariage: 4 jours ; pour le mariage d’un enfant : 1 jour ; pour la naissance d’un enfant ou l’arrivée d’un enfant adopté : 3 jours ; pour le décès d’un enfant : 5 jours (contre 2 actuellement) ; pour le décès du conjoint ou partenaire de PACS, du père, de la mère, du beau-père, de la belle-mère, d’un frère, d’une sœur24 : 3 jours (contre 2 aujourd’hui) ; pour l’annonce de la survenue d’un handicap chez un enfant : 2 jours.

Temps de trajet domicile- lieu de travail

Lorsque le temps de trajet domicile-travail est plus important ou plus pénible du fait d’un handicap, il existe à présent la possibilité de délivrer une compensation sous forme de repos.

Aide des TPE/PME  sur le droit du travail

Un service public territorial d’accès au droit pour aider les entreprises de moins de 300 salariés va être créé.

Compte Personnel d’activité (CPA)

Un CPA va être ouvert pour chaque salarié dans lequel il cumulera des droits et pourra décider leurs utilisation : formation, départ anticipé à la retraite… Un compte qui regroupera par ailleurs le compte personnel de formation (CPF) et le compte pénibilité.

Politique

La CGT a lancé une cagnotte pour soutenir les grévistes réclamant l’abandon de la loi El Khomri. 350 000€ ont déjà été récoltés.

L’initiative lancée par la CGT depuis le 24 mai dernier pour apporter un soutien financier aux travailleurs grévistes est entrée dans une nouvelle phase en ce début de semaine. Le syndicat a en effet tout récemment annoncé que la cagnotte s’élevait à présent à quelques 350 000 euros. Un pari que l’organisation syndicale peut d’ores et déjà qualifier de gagné car avec une telle enveloppe, la CGT va ainsi pouvoir dédommager le personnel en grève de chez Air France, Goodyear, des raffineries et d’autres entreprises ou groupes à hauteur de 30€ à 50€ par personne et par jour de grève.

“Solidaires du mouvement”

Ce qui frappe également derrière ce mouvement, c’est la solidarité transgénérationnelle. Le secrétaire général de la fédération Info’com Romain Altmann expliquait à cet égard que “beaucoup de dons viennent de jeunes qui ont entre 20 et 30 ans et de retraités, pourtant pas touchés par le projet de loi, mais solidaires du mouvement”.

Sur les 350 000€ déjà récoltés, un premier versement de près de 160 000€ a été réalisé envers un premier groupe de salariés grévistes précise la CGT suivi d’un deuxième de près de 20 000€ destiné aux grévistes du centre de traitement des déchets d’Ivry-sur-Seine.

Par ailleurs, la CGT a précisé que les fonds récoltés seraient destinés “tous les salariés” grévistes, qu’ils soient syndiqués ou non.

 

Politique

Après une semaine de grève, la direction de la SNCF et les quatre principaux syndicats de cheminots semblent avoir trouvé un projet d’accord. 

Avec plus de 50% des effectifs de conducteurs et plus de 33% de ceux des contrôleurs en grève, le trafic ferroviaire a connu de fortes perturbations depuis le début du mois de Juin. En cause, deux causes : la nouvelle organisation du temps de travail de la SNCF en vue de l’ouverture du marché à la concurrence et la réforme du Code du Travail d’El Khomri. Après une semaine de grève, la direction de la SNCF a finalement reçu les représentants de Sud-Rail, de l’UNSA, de la CFDT et de la CGT pour négocier un projet d’accord. Un projet d’accord qui vient d’être finalisé mardi 7 juin au matin mais qui reste à présent soumis à la signature des syndicats qui ont jusqu’au 14 Juin.

La direction s’impatiente

Avec un coût total estimé à 300 millions d’euros, soit de 15 à 20 millions d’euros pas jour de grève, la direction de la SNCF commence à trouver le temps long. Quitte à mettre la pression sur les cheminots : Il n’y a plus aucune raison de faire grève pour aucun cheminot sur les motifs liés à la SNCF. Le retour à la normale peut avoir lieu demain ou après-demain, si on le veut bien » selon Guillaume Pepy. Même son de cloche du côté de l’Elysée, François Hollande déclarant qu’« il y a un moment où, selon une formule célèbre, il faut savoir arrêter une grève » 

L’UNSA et la CFDT, qui représente à eux deux 40% des cheminots, seraient enclins à signer l’accord. La CGT et Sud-Rail (60% des effectifs) restent un peu plus circonspects et préfèrent prendre du temps pour analyser le texte.