Politique

Afin de répondre en partie aux demandes des Gilets jaunes, le gouvernement envisage de mettre en place une Prime mobilité. Quitte à la rendre obligatoire dans toutes les entreprises.

Pour faire diminuer le coût du transport domicile-travail, le gouvernement propose la mise en place d’une Prime mobilité. D’un montant forfaitaire maximal de 400€ par an par salarié, elle serait versée à ceux et celles qui optent soit pour le vélo soit pour le covoiturage. Car au-delà de l’accompagnement financier, le gouvernement vise à développer des modes de transports plus sobres en émission de CO2. Cette prime s’inscrivant par ailleurs dans le projet de loi d’orientation des mobilités (LOM).

Une façon pour le pouvoir exécutif de tenter de répondre à une problématique forte de la part des salariés de France qui n’ont d’autre choix que d’utiliser leur voiture pour rejoindre leur lieu de travail dans des zones dans lesquelles les moyens de transport manquent cruellement. D’autant que le coût du carburant ne cesse d’augmenter.

A l’instar de ce qui se pratique avec le chèque déjeuner, cette prime prendrait selon les dires de François de Rugy la forme d’un “chèque déplacement” totalement défiscalisé pour l’employeur. Des discussions dans toutes les entreprises seront engagées dès ce mois de juin pour en définir les modalités de mise en place. Le gouvernement envisageant par ailleurs de la rendre obligatoire dans toutes les entreprises.

Reste que la prime mobilité est donc soumise à de nombreux ajustements avant son éventuelle instauration. Le projet LOM est actuellement en cours d’examen à l’Assemblée nationale pour une éventuelle adoption définitive en juillet.

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Emmanuel Macron a annoncé vouloir faire baisser drastiquement le coût du permis de conduire. Une proposition qui s’inscrit dans le projet de Loi d’orientation et des mobilités.

Emmanuel Macron a profité de son itinérance mémorielle à la veille du centenaire du 11 novembre pour tenter d’arrondir les angles de sa politique, tandis que la grogne populaire sourd aux quatre coins de la France.

Le président a annoncé vouloir faire baisser de manière « drastique » le coût du permis de conduire, représentant un frein à l’insertion dans la vie professionnelle pour la plupart des jeunes. Emmanuel Macron expliquait ainsi à la presse : «Dans les territoires qui sont le plus en difficulté, où il y a moins de transports en commun, où souvent il faut sa propre voiture pour se déplacer, surtout quand on a obtenu un travail, on ne peut pas avoir l’obtention du permis qui dure des mois et des mois, qui coûte 1500 ou 1800 euros».

L’objectif annoncé est d’accompagner les jeunes, et « en particulier les jeunes qui entrent dans l’emploi ». Comment compte-t-il s’y prendre ? « En le finançant », sans pour autant avancer quelque chiffre.

Dans la même veine, le président a fait savoir qu’une aide à l’achat du premier véhicule serait mise en place, sans qu’aucun mécanisme de financement ne soit détaillé.

Cette double annonce s’inscrit dans la LOM : Loi d’orientation des mobilités, dont la présentation est attendue pour la fin de l’année 2018. Les professionnels du secteur se sont montrés pour le moins méfiants, qualifiant la proposition de « mauvaise idée » voire de « déclaration de guerre ».