LFI, mairie de Paris
PolitiqueSociété

Suite au décès d’un agent de la Ville de Paris, retrouvé mort dans un local technique lundi 2 mai, l’élue LFI Danielle Simonnet s’est empressée de faire porter la responsabilité du drame à la majorité, en présentant l’homme comme un sans domicile fixe. 

« Honte parisienne »

Suite au décès de l’agent, le Parisien l’a décrit comme une personne « fragile » et « sans domicile fixe  », des propos immédiatement repris par Danielle Simonnet, qui n’a pas hésité à parler d’« une honte parisienne ». Comment est-ce possible qu’« aucun logement ne lui ait été accordé » ? s’interroge l’élue.

« L’agent décédé était adjoint technique des installations sportives de la DJS, titulaire depuis 2016, après un parcours en emploi  « contrat aidé »  dans plusieurs directions de la Ville. Il était accompagné par la médecine préventive et une assistante sociale de la Ville depuis 2019  », a alors fait savoir la mairie. «Cet agent était titulaire d’un bail à jour auprès de  Paris Habitat pour un appartement de deux pièces dans le 15e arrondissement. Il n’était donc pas sans logement », a ensuite précisé Ian Brossat, adjoint au maire chargé du logement.

« Tentatives d’instrumentalisation »

« Notre agent disposait d’un logement social. Les tentatives d’instrumentalisation de ce drame sont indignes. L’exécutif municipal renouvelle ses condoléances à sa famille et à ses collègues, et demande que chacun respecte le déroulement des enquêtes en cours », a dénoncé l’élu PS Antoine Guillou.

Interrogée sur son Tweet, Danielle Simonnet a reconnu ne pas avoir vérifié ses sources, mais a maintenu le terme de « honte parisienne ». « C’est une authentique honte parisienne qu’un homme soit mort de cette manière. Plutôt que de s’en prendre à moi, la mairie de Paris ferait mieux d’intervenir auprès du  Parisien  pour préciser leurs informations », s’est défendu l’élue.