GPA, manif pour tous
Politique

Dimanche 6 octobre, les conservateurs du collectif la Manif pour tous sont descendus dans les rues pour s’opposer à la loi bioéthique et à la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes.

«  Un don, pas un droit  »

Interrogé devant les grilles du jardin du Luxembourg, le prêtre François-Réginald, lui, est catégorique  : « Je suis ici pour rappeler la primauté du droit de l’enfant, nous explique ce dernier. La PMA pose des questions éthiques très graves. L’embryon est un être vivant. Il existe des alternatives à la PMA. J’ai vu des jeunes couples en désir d’enfants prier et se recueillir grâce à une médaille de Notre-Dame de Rocamadour, cela a marché. » 

Et l’ecclésiastique est loin d’être le seul à penser ainsi. A quelques mètres de lui, une Toulonnaise a fait le déplacement dans un TGV spécialement affrété pour l’occasion. « Il faut que ces gens-là apprennent la frustration, lâche-t-elle. La paternité, c’est un don, ce n’est pas un droit. » Et autour d’elle, tous approuvent. « On avait prévenu en 2013, lors du mariage pour tous, que cela allait ouvrir les vannes. Nous y sommes », explique un homme d’une cinquantaine d’années, qui affirme qu’il n’a pas voté Macron pour cette raison. « Économiquement, il n’y a rien à dire, mais sur les sujets sociétaux, c’est la catastrophe », regrette-t-il.

Et parmi tout ce beau monde figuraient même quelques médecins. « Utiliser la médecine pour priver les enfants de père, sans moi ! » revendiquait, par exemple, une radiologue des Hauts-de-Seine. 

Peine perdue

Et même si le cortège a eu un regain d’énergie aux abords du Sénat, car certains manifestants y croient encore, la plupart se sont fait une raison. « On sait que le texte sera voté malheureusement, se lamente l’un d’entre eux, mais on se doit d’être des lanceurs d’alerte. L’État est en train d’institutionnaliser l’homosexualité. On ne se bat pas contre eux. On veut juste empêcher qu’ils soient parents, pour le bien des enfants. »