Coup de gueule

Au total, c’est 100 000 personnes qui ont manifesté dans les rues de la capitale et des grandes villes françaises samedi dernier. Les partis de la gauche de la gauche, des syndicats et des associations se sont rassemblés en réponse à l’appel du collectif 3A : « Alternative A l’Austérité ». L’événement a été organisé pour dénoncer la politique d’austérité du gouvernement.

A Paris, le mouvement a rassemblé près de 30 000 personnes dans un défilé allant de la place Denfert-Rochereau à l’Assemblée Nationale. Une trentaine de manifestations ont également eu lieu dans les villes de province, notamment à Toulouse où la CGT a décompté environ 6 000 participants. Le mouvement a été suivi à plus petite échelle à Bordeaux et à Strasbourg.

La manifestation a eu lieu juste avant le vote de l’Assemblée Nationale du budget d’austérité, jugé inefficace par le collectif 3A. Elle fait également écho à la « répression accrue des mouvements sociaux, écologiques et citoyens » selon les propos de Jean-Luc Mélanchon recueillis par le JDD et AFP, suite à la mort de Rémi Fraisse à Sivens.

Ce rassemblement est un véritable succès, chaque entité a marché ensemble, le PG, le PCF, le NPA et bien d’autres. Comme l’indique Eric Coquerel, coordinateur du parti de Gauche, « c’est la plus grande diversité politique syndicale et associative depuis l’élection de François Hollande, de ce côté de l’échiquier politique ».

Le mouvement ne devrait pas s’arrêter là, de nombreuses personnalités politiques et syndicales étaient présentes, réunies pour dénoncer ensemble la politique du gouvernement, notamment le budget 2015 qui, selon Olivier Besancenot (NPA) est « une facture, douloureuse, présentée à des millions de personnes, pour payer un cadeau qui a été fait au patronat, qui est le pacte de responsabilité. Ce cadeau, on le paie avec des suppressions d’emploi ».

Crédits photo : Jebulon

Coup de gueule

Plus de 35 000 agriculteurs ont manifesté leur colère mercredi 5 novembre sur l’ensemble du territoire. Suivant l’appel de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitations Agricoles (FNSEA) et du syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA), ils dénoncent « le poids des contraintes environnementales et administratives » .

Les rassemblements ont pris une ampleur nationale avec des actions à Paris, Toulouse, Marseille, Strasbourg, Le Mans, Nancy, Épinal, Besançon mais aussi en Bretagne et à Lille où un agriculteur a reçu un coup de taser de la part d’un Policier. Les manifestants ont organisé des opérations « escargot », déversé du fumier dans les villes, et ralenti le passage aux péages de plusieurs autoroutes.

Parmi leurs revendications, les agriculteurs veulent être soutenus par les collectivités locales, qui devraient élaborer dans les cantines publiques des plats à partir de produits issus de l’agriculture française et ainsi mettre en place un « patriotisme alimentaire ».

Cependant, la plus importante des contraintes contestées par le FNSEA est relative à la réglementation sur la pollution par les nitrates. Suite à la révision du classement des zones jugées vulnérables aux nitrates, 3 800 communes ont été rajoutées à la liste par la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, portant l’ensemble des communes protégées à 23 000. D’autres tensions persistent entre les écologistes et les agriculteurs, notamment sur le barrage de Sivens jugé par le milieu rural comme indispensable.

La Confédération Paysanne soutient le mouvement, accusant le système d’être tourné exclusivement sur « la compétition et la rentabilité » mais souligne le fait qu’il ne faut pas revendiquer « le droit de polluer en paix ».

Crédits Photo : Croquant

Coup de gueulePolitique

Plusieurs milliers d’Alsaciens ont manifesté ce samedi 11 octobre dans les rues de Strasbourg contre la fusion de leur région avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne. Un mouvement emmené par le Conseil Régional lui même qui souhaiterait à la place l’instauration d’un conseil d’Alsace.

Ils étaient 7.000 selon la police et plus de 20.000 pour les organisateurs à s’être déplacés place de Bordeaux à Strasbourg ce samedi pour dénoncer la future réforme territoriale. Un texte qui devrait prochainement être soumis à l’Assemblée en deuxième lecture.

Un mouvement qui aura eu le mérite d’unifier une région le temps d’une après-midi (Haut-rhinois et Bas-rhinois) et de mobiliser sa population peu habituée aux manifestations. Concernant les élus, la droite alsacienne, l’UMP en tête à l’origine de cette manifestation avec les chambres régionales, s’est montrée plus unie que jamais pour s’opposer au projet de réforme territoriale mais la mobilisation ne s’est pas résumée aux limites de l’UMP alsacienne. Des partisans de tout horizon politique étaient réunis.

Rappelons également que la politique du Conseil régionale avait été vivement critiquée suite à l’annonce de la mise en place d’un tarif SNCF préférentiel pour venir manifester: cinq euros l’aller-retour en TER contre 36,40€ en tarif plein. Une utilisation indue de fonds publics pour de nombreux députés socialistes.

Crédits photo : Claude TRUONG-NGOC

Coup de gueulePolitique

Des milliers de personnes ont défilé ce dimanche 21 septembre 2014 un peu partout dans le monde à l’appel de plusieurs ONG afin de peser sur le sommet de l’ONU dédié au changement climatique et qui débutera le mardi 23 septembre à New-York. Une « marche du peuple pour le climat » qui aura regroupé plus de 5.000 manifestant à Paris (25.000 selon les organisateurs).

L’événement se tenait dans le cadre d’une marche mondiale pour le climat, autoproclamée « plus grande mobilisation citoyenne jamais organisée sur l’enjeu climatique« . Plus de 2 500 défilés étaient prévus dans 158 pays, de Melbourne à New York, en passant par New Delhi, Berlin, Londres et Vancouver.

A Paris, 4.800 personnes selon la police, parmi lesquelles la navigatrice engagée Catherine Chabaud, la patronne des Verts Emmanuelle Cosse, l’ancienne ministre écologiste Cécile Duflot ou le chanteur Patrice étaient venus manifester. Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète, a pris la parole sur une scène installée devant l’Hôtel de ville, sur laquelle figurait la banderole « Paris marche pour le climat« . « Hier on pouvait dire qu’on ne savait pas. Aujourd’hui on sait. Le changement (climatique) est déjà en marche« , a notamment déclaré Nicolas Hulot, qui la veille avait sonné « la mobilisation générale » dans les colonnes du Parisien. Ce mouvement a également été suivi dans plusieurs villes de provinces dont Bordeaux, Lyon et Marseille.

Lors d’un entretien avec de plusieurs ONG écologistes, le président français avait réaffirmé l’engagement de la France « pour obtenir l’accord universel sur le climat dont la communauté internationale a besoin de façon urgente« . François Hollande qui sera présent au côté de 120 chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier pour reprendre des négociations internationales sur le réchauffement climatique, cinq ans après l’échec de la conférence de Copenhague.

Crédits photo : Christian Aubry

Politique

Les militants démocrates protestent la décision de Pékin concernant le contrôle du prochain scrutin destiné à élire le chef de l’exécutif de la région administrative en 2017.

À la suite de cette manifestation, mardi, la police locale interpelle 19 personnes. Ces individus font partie de ceux qui se sont confrontés aux forces de l’ordre.

Selon la porte-parole de la police, ces personnes sont âgées entre 20 et 45 ans. Le motif de leurs interpellations est « rassemblement illégal et violences sur les forces de l’ordre ». Les médias de la ville annoncent que les autorités arrêtent trois autres manifestants à leurs domiciles. Malgré l’importance de l’affrontement entre les deux camps, la manifestation n’a causé ni décès ni blessé. Il est à rappeler qu’afin d’éparpiller la foule, les autorités ont utilisé des sprays au poivre.

Dans le but d’obtenir un scrutin libre lors de la prochaine élection de l’année 2017, les Hongkongais ne cessent pas de faire parler d’eux depuis le mois de juin

Coup de gueule

Plusieurs milliers de sympathisants propalestiniens sont descendus dans la rue ce samedi malgré l’interdiction de manifester pour crier leur solidarité à l’égard du peuple palestinien. Le rassemblement a toutefois rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre. Au final, plusieurs blessés et des dizaines d’interpellations.

44 personnes ont donc été interpellées samedi durant les violences qui ont accompagné ce rassemblement dans le nord de la capitale. 19 personnes étaient toujours en garde à vue dimanche matin. Elles sont soupçonnées de violences aggravées (en réunion ou avec arme) sur personne dépositaire de l’autorité publique, outrages, rébellion, dégradations aggravées ou encore participation à un attroupement. Sept policiers et gendarmes ont été blessés.

Après des incidents similaires lors de la précédente manifestation le dimanche 13 juillet dernier lors de laquelle cinq personnes avaient été arrêtées puis renvoyées en correctionnelle pour violence sur les forces de l’ordre, la préfecture avait alors décidé d’interdire une manifestation jugée à risque. Si des débordements étaient à craindre, il ont effectivement eu lieu et le quartier de Barbès au Nord de Paris s’est vite transformé en lieu d’affrontements. Vitrines brisées, feu de poubelles, des évènements qui en feraient presque oublier les raisons d’un tel rassemblement, un mouvement de soutien et de solidarité.

Crédits photo : Ernest Morales

Coup de gueulePolitique

Un mouvement de contestation des agriculteurs a eu lieu ce mardi en région parisienne alors que le projet de loi d’avenir de l’agriculture est actuellement étudié à l’Assemblée nationale. Les manifestants entendent notamment dénoncer la multiplication abusive des normes régissant la pratique de leur activité.

Ainsi, plusieurs centaines de manifestants ont envahi ce matin la place de la Concorde masqués de sac-poubelles et équipés de palettes pour bloquer la circulation. D’autres points centrales en région parisienne ont également été perturbés. Le marché de gros de Rungis et la circulation sur l’autoroute A1 notamment qui furent bloqués dans la nuit de lundi à mardi.

Ces manifestations interviennent alors que le projet de loi sur l’agriculture est actuellement examiné en commission à l’Assemblée avant d’être soumis aux débats au début du mois de juillet. Dénonçant la multiplication des « contraintes » faisant peser sur les exploitations agricoles toujours plus de restrictions et de charges, les syndicats agricoles avaient donc appelé à une journée de mobilisation nationale.

Principalement mis en cause dans ce projet de loi, l’article concernant la délimitation d’une zone d’interdiction d’épandage de produits phytosanitaires (comprenant des produits homologués en agriculture biologique) à moins de 200 mètres de toute zone d’habitation publique. Alors que plus de 100 000 hectares seraient concernés pour la seule région Ile-de-France, la FDSEA rejette en bloc cette nouvelle mesure qui, comme le souligne Dominique Barrot, secrétaire général du syndicat, « vient encore un peu plus réduire l’outil de travail des agriculteurs, dans un contexte de demande alimentaire mondiale croissante. Plus grave pour les producteurs spécialisés, c’est le risque d’être obligés d’arrêter leurs activités».

Crédits photo : Croquant

EconomiePolitique

Contestant un plan de sauvegarde de l’emploi insuffisant, plus de 200 salariés de Seita protestaient mardi devant le siège du cigarettier à Paris. Les conditions du plan social étaient alors annoncées et négociées avec les syndicats lors d’un comité central extraordinaire ce même jour.

Ainsi, comme prévu au mois d’avril, le plan de sauvegarde de l’emploi du groupe Seita devrait se traduire par la fermeture de l’usine de Carquefou, près de Nantes, la fin du centre de recherche de Bergerac (Dordogne), ainsi que des suppressions de postes à Fleury-les-Aubrais (Loiret) et au siège. Au total, 366 suppressions nettes d’emplois sur 1.150 sont prévues, soit près du tiers des effectifs.

Des salariés de la Seita sont donc venus de toute la France pour exprimer leur mécontentement et manifester devant le siège de la filiale d’Imperial Tobacco à Paris dans le 14ème arrondissement. Comme le souligne Eric Comparot, délégué central CGT, « les salariés voulaient tous venir. C’est très tendu, il n’y a pas de volonté d’apaisement de la direction qui a refusé toute discussion ».

Sébastien Torre, salarié du groupe, estime quant à lui que ce plan est inacceptable alors que l’entreprise fait des bénéfices. « Le groupe réembauche en Pologne près de 150 personnes pour faire la même chose que nous. C’est une délocalisation masquée », selon ce salarié.

Alors qu’Imperial Tobacco avait déjà supprimé plus d’un millier d’emplois en 2008 lors de la reprise de l’ex-régie publique des tabacs, le groupe, quatrième mondial sur le marché, a annoncé en février un résultat net en recul de 6% et un plan d’économies de 300 millions de livres (365 millions d’euros).

Crédits photo : Fabien1309

Coup de gueulePolitique

Plusieurs organisations syndicales dont la CGT-Retraités, ont appelé les retraités à se rassembler dans la capitale le mardi 3 juin prochain afin de défendre leur pouvoir d’achat et de plaider pour une meilleure prise en charge de la perte d’autonomie.

En effet, comme l’explique Annick Merlen, secrétaire générale de la Fédération générale des retraités de la fonction publique (FGRFP), la situation «ne s’arrange pas pour les retraités ». Il est temps pour le gouvernement d’agir de manière responsable dans le sens « d’une augmentation du pouvoir d’achat ». Les syndicats déplorent également que la loi pour adaptation de la société au vieillissement ne soit plus à l’ordre du jour alors qu’il est de plus en plus nécessaire de «prendre en charge la perte d’autonomie».

L’unité des syndicats sur ce point, l’appel à manifester ayant été relayé par plus de huit organisations syndicales, devrait permettre de rassembler prés de 20 000 à 25 000 personnes, estime François Thiery-Cherrier, le secrétaire général de l’UCR-CGT qui espère que le mouvement du 3 juin marquera les esprits.

Les syndicats réclament en premier lieu la possibilité de s’entretenir avec le premier ministre Manuel Valls et la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine, sur les questions de la retraite et du conditions de vie des retraités.

Crédits photo : Zil

Coup de gueulePolitique

Plus de cinq millions de fonctionnaires de français étaient appelés par les syndicats, ce jeudi 15 mai, à manifester pour une revalorisation des salaires de la fonction publique. Une journée d’action relativement suivie pour défendre le pouvoir d’achat et dénoncer  le gel des salaires depuis 2010.

Alors que les salaires des fonctionnaires n’ont pas été revalorisés collectivement depuis plus de quatre ans, les syndicats ont souhaité dénoncer le maintien du gel des salaires jusqu’en 2017 annoncé par le gouvernement Valls. Ils réclament de ce fait un dégel immédiat du point d’indice qui sert de base au calcul des salaires.

Initié par sept syndicats dont, la CFDT, le CFTC, la CGT, et l’Unsa, ce mouvement de grève aura rassemblé plusieurs milliers de fonctionnaires à Paris comme dans les grandes villes de provinces. Qu’ils soient infirmiers, enseignants, pompiers, éducateurs, policiers ou gardes champêtres, ils étaient plus de 20 000 selon les syndicats (10 000 selon la police) à défiler dans les rues de la capitale.

A Marseille, la police aura recensé 3 200 manifestants et les organisateurs 31 000. A Nice, ils étaient 1 300, selon la police. A Toulouse, ils étaient plus de 10 000 selon les organisateurs (3 000 selon la police), tandis qu’à Lyon, la préfecture a recensé 2 700 manifestants. A Strasbourg, ils étaient entre 1 100 (police) et 2 000 (syndicats). Et à Nantes, un millier de personnes, selon la police, ont également défilé.

Toutefois, cette mobilisation n’aura semble-t-il pas été suffisante. La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a le jour même opposé une fin de non-recevoir aux manifestants comme elle s’en est expliqué au micro de France Info, « nous ne pourrons faire de geste que le jour où la croissance redémarrera dans notre pays. Elle est nulle. En croissance zéro, il n’y aura pas de revoyure ».

Crédits photo : Romanceor