Politique

Le président d’honneur de la Banque luxembourgeoise Havilland, l’homme d’affaire anglais David Rowland, place son institution dans une perspective d’après crise financière: « J’avais l’intime conviction que l’établissement d’une banque privée traditionnelle devenait une nécessité ». En se spécialisant dans la gestion de fortune et de patrimoine pour les particuliers les plus fortunés, le succès de l’établissement repose sur son message de sécurité et de stabilité, ce qui n’a en rien freiné l’expansion de la banque depuis sa création en 2009.

Havilland, établissement bancaire indépendant et familial, a fait couler beaucoup d’encre avec ses acquisitions au dernier trimestre 2014 des succursales du Liechtenstein et des Bahamas de la Banque Pasche. Le gestionnaire de fortune, basé à Genève depuis 1885, cherche depuis quelques années à se recentrer sur son cœur de métier et se sépare en conséquence de ses filiales à l’international: Une opportunité qu’a su saisir la Banque Havilland.

L’intérêt de l’institution luxembourgeoise pour la banque suisse ne date pas de hier. En 2013, elle avait déjà racheté la succursale monégasque de Pasche. Mais on peut affirmer sans trop s’avancer que ces deux dernières acquisitions représentent une étape importante dans un éventuel processus de rapprochement des deux gestionnaires de fortune européens.

Les rumeurs vont en effet bon train sur une complète absorption par Havilland de la Banque Pasche. Ce serait un développement logique qui s’inscrirait par ailleurs dans la stratégie d’internationalisation mise en avant par la direction de l’établissement luxembourgeois. La directrice des opérations, Venetia Lean, l’explique clairement: « Ces deux acquisitions nous permettent de nous étendre géographiquement mais aussi de renforcer nos accès aux marchés émergents ». Il est ainsi peu probable qu’Havilland ne continuera pas sur cette voie.

Coup de gueulePolitique

Des milliers de personnes ont défilé ce dimanche 21 septembre 2014 un peu partout dans le monde à l’appel de plusieurs ONG afin de peser sur le sommet de l’ONU dédié au changement climatique et qui débutera le mardi 23 septembre à New-York. Une “marche du peuple pour le climat” qui aura regroupé plus de 5.000 manifestant à Paris (25.000 selon les organisateurs).

L’événement se tenait dans le cadre d’une marche mondiale pour le climat, autoproclamée “plus grande mobilisation citoyenne jamais organisée sur l’enjeu climatique“. Plus de 2 500 défilés étaient prévus dans 158 pays, de Melbourne à New York, en passant par New Delhi, Berlin, Londres et Vancouver.

A Paris, 4.800 personnes selon la police, parmi lesquelles la navigatrice engagée Catherine Chabaud, la patronne des Verts Emmanuelle Cosse, l’ancienne ministre écologiste Cécile Duflot ou le chanteur Patrice étaient venus manifester. Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète, a pris la parole sur une scène installée devant l’Hôtel de ville, sur laquelle figurait la banderole “Paris marche pour le climat“. “Hier on pouvait dire qu’on ne savait pas. Aujourd’hui on sait. Le changement (climatique) est déjà en marche“, a notamment déclaré Nicolas Hulot, qui la veille avait sonné “la mobilisation générale” dans les colonnes du Parisien. Ce mouvement a également été suivi dans plusieurs villes de provinces dont Bordeaux, Lyon et Marseille.

Lors d’un entretien avec de plusieurs ONG écologistes, le président français avait réaffirmé l’engagement de la France “pour obtenir l’accord universel sur le climat dont la communauté internationale a besoin de façon urgente“. François Hollande qui sera présent au côté de 120 chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier pour reprendre des négociations internationales sur le réchauffement climatique, cinq ans après l’échec de la conférence de Copenhague.

Crédits photo : Christian Aubry