Politique

Le président d’honneur de la Banque luxembourgeoise Havilland, l’homme d’affaire anglais David Rowland, place son institution dans une perspective d’après crise financière: « J’avais l’intime conviction que l’établissement d’une banque privée traditionnelle devenait une nécessité ». En se spécialisant dans la gestion de fortune et de patrimoine pour les particuliers les plus fortunés, le succès de l’établissement repose sur son message de sécurité et de stabilité, ce qui n’a en rien freiné l’expansion de la banque depuis sa création en 2009.

Havilland, établissement bancaire indépendant et familial, a fait couler beaucoup d’encre avec ses acquisitions au dernier trimestre 2014 des succursales du Liechtenstein et des Bahamas de la Banque Pasche. Le gestionnaire de fortune, basé à Genève depuis 1885, cherche depuis quelques années à se recentrer sur son cœur de métier et se sépare en conséquence de ses filiales à l’international: Une opportunité qu’a su saisir la Banque Havilland.

L’intérêt de l’institution luxembourgeoise pour la banque suisse ne date pas de hier. En 2013, elle avait déjà racheté la succursale monégasque de Pasche. Mais on peut affirmer sans trop s’avancer que ces deux dernières acquisitions représentent une étape importante dans un éventuel processus de rapprochement des deux gestionnaires de fortune européens.

Les rumeurs vont en effet bon train sur une complète absorption par Havilland de la Banque Pasche. Ce serait un développement logique qui s’inscrirait par ailleurs dans la stratégie d’internationalisation mise en avant par la direction de l’établissement luxembourgeois. La directrice des opérations, Venetia Lean, l’explique clairement: « Ces deux acquisitions nous permettent de nous étendre géographiquement mais aussi de renforcer nos accès aux marchés émergents ». Il est ainsi peu probable qu’Havilland ne continuera pas sur cette voie.

Coup de coeur

Le blogueur américain spécialisé dans la diffamation et dans la consommation d’alcool, Robert Eringer, a dépassé les limites du mauvais gout en lançant une nouvelle salve d’accusations mensongères à l’encontre de l’ancien policier André Muhlberger, décédé cet été dans des conditions dramatiques. André Muhlberger

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Coup de coeur

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Le blogueur Robert Eringer, a été condamné par la justice française à verser une amende de 3000 euros, ainsi que 9000 euros de dommages et intérêts au Prince Albert de Monaco, pour l’avoir diffamé ainsi que plusieurs autres personnalités monégasques.

Il y a quelques jours, la justice américaine a rejeté l’ultime recours en justice du blogueur Robert Eringer, qui accusait la principauté de Monaco de ne pas avoir pas réglé sa dernière facture lorsqu’il travaillait au service du Prince Albert.

Un nouveau revers judiciaire pour le « faux espion, mais vrai escroc » (dixit Stéphane Bern) qui intervient seulement quelques mois après la condamnation par la justice française de ce même Robert Eringer à verser des dommages et intérêts au Prince Albert (entre autres) pour diffamation et injure publiques.

« Condamnations pénales »

Outre ce jugement en faveur du Prince, d’autres décisions correctionnelles ont été rendues et ont toutes retenu la culpabilité de Robert Eringer. Ce dernier a ainsi été condamné par la 17e chambre du Tribunal correctionnel de Paris pour avoir notamment diffamé l’avocat d’Albert de Monaco, Maitre Thierry Lacoste, le chef de l’administration du palais, Claude Palmero, ou le chef de la sûreté monégasque André Muhlberger.

Au total, ce sont donc cinq condamnations pénales concernant des délits de diffamation, que la justice a infligées au blogueur.

« Les ravages de la mythomanie »

Robert Eringer, habitant de Santa Barbara en Californie, a travaillé pendant quelques années comme consultant pour la Principauté monégasque, avant de se faire remercier suite à différentes frasques.

Il est connu pour ses théories conspirationnistes, ainsi que pour ses accusations mensongères à tous vents, comme l’a expliqué le journaliste spécialisé dans la noblesse européenne, Stéphane Bern, dans un article publié en 2009 sur La Tribune de Genève, où il dénonçait les « accusations infondées d’un faux espion mais vrai escroc, Robert Eringer, dont il suffit de lire le blog pour mesurer les ravages de sa mythomanie. »

Dans son essai consacré aux célèbres faux-espions, The real lives of fake spies : collateral damage behind the world’s most fraudulent sleuths, la journaliste américaine Sarah L. Knight avait d’ailleurs consacré un chapitre à Robert Eringer.

Celui qui s’était fait faire une carte d’agent secret immatriculée 001 semble avoir un problème particulier avec Monaco, puisque depuis qu’il s’est fait renvoyer des services de la Principauté, Eringer a totalisé pas moins de 30 condamnations pour diffamation et injure publiques, atteinte à la vie privée et à l’image du Prince.

Quand le journalisme prend des allures de règlement de comptes, la vérité n’en sort jamais gagnante !