Coup de gueulePolitique

Selon un rapport publié ce mardi 16 septembre 2014 par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM), plus d’une personne sur 9 souffriraient encore de la faim actuellement dans le monde, soit plus de 805 millions de personnes.

Ce chiffre a diminué de plus de 100 millions au cours des dix dernières années et de plus de 200 millions depuis 1990, et l’insécurité alimentaire dans le monde devrait continuer à diminuer selon ce rapport à condition que les efforts appropriés soient intensifiés dans l’immédiat. A ce jour, 63 pays en développement ont atteint l’Objectif du millénaire pour le développement (OMD) à savoir, réduire de moitié la proportion de personnes sous-alimentées d’ici 2015.

« C’est la preuve que nous pouvons remporter la guerre contre la faim et cela devrait inciter les pays à aller de l’avant avec l’aide de la communauté internationale, selon les besoins« , ont indiqué dans le rapport les chefs des trois agences, José Graziano da Silva, Kanayo Nwanze et Ertharin Cousin, soulignant qu’une réduction accélérée, substantielle et durable de la faim est possible à condition que les dirigeants du monde fassent preuve de l’engagement politique nécessaire.

Plusieurs régions et sous-régions restent toutefois encore largement sujettes à des problème de sous-aliementation. En Afrique subsaharienne par exemple, plus d’une personne sur quatre reste chroniquement sous-alimentée, alors que 526 millions de personnes souffrent de malnutrition en Asie, la région la plus peuplée du monde.

Crédits photo : UN

Coup de gueuleEconomiePolitique

conventionLors de la conférence des ambassadeurs, François Hollande et Laurent Fabius ont rappelé l’importance pour la France de tenir sa place dans le monde. C’est en partageant ce constat que le Franco-marocain Richard Attias organise depuis trois ans un forum au Gabon dans le but de développer le commerce international avec le continent le plus prometteur de cette dernière décennie. Une analyse qui a d’ailleurs été validée dans le dernier rapport sur l’impact économique de la francophonie, de l’économiste de Planet Finance Jacques Attali …

Actuellement le déficit extérieur de la France se chiffre à 29,2 milliards d’euros, seulement sur le premier semestre de l’année. C’est pourquoi quand la conférence des Ambassadeurs 2014 se rassemble à l’Elysée, François Hollande rappelle qu’il a désormais confié à Laurent Fabius le soin de rétablir la balance commerciale, en lui donnant la consigne de «n’écarter aucun pays» !

Une mission d’autant plus stratégique que la France connaît une croissance nulle pour le second trimestre consécutif, et se prépare à rentrer en récession. Pour pouvoir enfin voir le retournement opérer, les socialistes comptent désormais sur les capacités des entreprises à exporter, comme le rappelait notamment Manuel Valls à l’université du MEDEF

L’homme d’affaires Richard Attias partage ce sentiment et développe justement depuis de nombreuses années les relations économiques entre les deux rives de la Méditerranée. Dans une interview accordée à Slate Afrique, il nous explique pourquoi il a fait le pari de l’Afrique, « un continent qui représente 54 pays et 2 milliards d’individus d’ici à 2050, et qui doit à marche forcée se doter d’infrastructures, développer son agriculture, l’éducation et les hôpitaux ».

Autant de secteur, où l’excellence française est reconnue ! C’est pourquoi, en plus des liens culturels et historiques, cette piste est également privilégiée par Jacques Attali. Pour l’auteur du rapport sur l’impactéconomique de la francophonie, remis à l’Elysée il y a quelques jours, «il faudrait aller vers une union francophone potentiellement aussi forte et intégrée que l’Union européenne afin de renforcer la coopération sur des secteurs économiques essentiels»…

Le plus difficile sera d’assurer le passage des incantations aux actions. Une nécessité pourtant vitale tant pour l’économie française que pour la population africaine encore trop souvent victime de la grande pauvreté…

Politique

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L’ONU a publié dimanche 8 septembre son rapport « World Happiness Report 2013 », une étude réalisée par des chercheurs américains qui s’intéresse au bien-être des individus aux quatre coins du monde.

Établi à partir de différent critères mesurés entre 2010 et 2012 (tels que le PIB par habitant, le libre arbitre, le support social, la sécurité, la corruption ou encore l’espérance de vie), les chercheurs en charge de l’étude ont établi des notes sur 10 pour 130 pays. Ils en ont ensuite dégagé un classement des pays où il fait le meilleur vivre.

On retrouve de nombreux pays Scandinaves dans les dix premières places du classement : le Danemark et la Norvège occupent les deux premières marches du podium, puis vient la Suède en cinquième position, la Finlande en septième et l’Islande en neuvième. A leurs côtés, la Suisse et les Pays-Bas occupent la troisième et quatrième position suivie par le Canada, l’Autriche et l’Australie, respectivement en sixième, huitième et dixième position. La France occupe une bien fade vingt-cinquième place, devant l’Allemagne.

Le rapport arrive à la conclusion que, malgré la crise financière de 2007-2008, le bonheur de la population mondiale a légèrement augmenté ces dernières années. Les auteurs de l’étude expliquent cela par les améliorations de niveau de vie observées en Afrique subsaharienne et en Amérique latine, qui compensent le déclin de certains pays industrialisés.

« De plus en plus de dirigeants mettent en valeur l’importance du bien-être comme objectif dans le monde. Le rapport 2013 apporte la preuve que l’analyse et la mesure systématique du bonheur peu nous en apprendre beaucoup sur la manière d’augmenter le bien-être mondiale et le développement durable« , a commenté Jeffrey Sachs, directeur du Earth Institute de l’université Columbia.