Coup de gueule

Depuis début 2019 le compte Twitter « Accident du travail : silence des ouvriers meurent » tente de recenser les accident de travail en France. Ce recensement se base principalement sur les articles de presse régionaux et autres moyens de médiatisation.

Au total au 1er semestre 2019 il y a eu 469 accidents graves ou mortels ; parmi eux on déplore 172 décès. Ces chiffres ne tiennent pas compte des morts liés à une maladie professionnelle. On estime que trois personnes par jours meurent en France d’un accident ou d’une malade liée à leurs conditions de travail.

Les industries les plus touchés sont le bâtiment, le transport-livre-communication et la métallurgie. Il ne faut également pas oublier les morts de l’amiante qui représentaient 4 décès pour cause de malade professionnelle sur 5 en 2017.

Un manque d’informations fiables

Ces chiffres sont malheureusement certainement bien en dessous des chiffres réels. En effet les recensement de l’Assurance Maladie, qui possède les données les plus utilisées à ce sujet, ne comptabilisent qu’une partie des cas. Les travailleurs indépendants, auto-entrepreneurs, agents statutaires… ne sont pas comptabilisés.

Un rapport de la Commission européenne de 2014 pointe aussi les insuffisances françaises, notamment en ce qui concerne la prévention des risques chimiques. Le pays est classé 25e sur 28 pour 3 risques majeurs ; risques liés aux agents chimiques et biologiques, risques ambiants et risques liés à la posture et aux gestes.

Matthieu est la personne qui s’est décidé à reprendre ce recensement sur Twitter. Il pointe notamment l’absence de chiffres fiables et les mutations du monde du travail ; les accidents touchent de plus en plus de travailleurs précaires et intérimaires, voir des auto-entrepreneurs qui sont souvent peu représentés, mal comptabilisés et peu protégés.