Coup de gueulePolitique

La CGT a appelé les employés français d’Amazon à la grève ce lundi 22 décembre, à seulement trois jours de Noël. Le syndicat majoritaire chez le géant du e-commerce revendique des améliorations sur les conditions de travail et une augmentation des salaires.

Le mouvement a été annoncé vendredi 19 décembre ; “nous avons appelé à la grève d’une part sur les salaires et d’autre part sur la durée de la pause”, a déclaré Sébastien Boissonnet, délégué syndical de la CGT à l’AFP. Le syndicat espère mobiliser la majeure partie des employés, sachant que la CGT a obtenu 40% des votes aux élections professionnelles, cette part reste néanmoins plus faible dans le département du Nord. Quatre plateformes sont concernées par cette grève, celles de Lauwin-Planque, dans le Nord, de Saran dans le Loiret, de Sevrey en Saône-et-Loire et de Montélimar dans la Drôme.

Il ne devrait pas y avoir de conséquences pour les livraisons. C’est ce qu’a affirmé Amazon à l’AFP, et ce que confirme Sébastien Boissonnet qui indique qu’il suffit à son employeur d’appuyer “sur un clic pour que les colis partent ailleurs”. Il a d’ailleurs expliqué que la France avait fait face à une augmentation de son activité durant les grèves en Allemagne. Le syndicaliste rajoute d’ailleurs que la mobilisation n’a pas pour but “d’embêter le client” et “bloquer les camions”, mais “faire entendre les revendications des salariés”.

Des négociations sont donc attendues par les grévistes sur une augmentation des salaires, la mise en place d’une prime d’équipe de 100 euros par mois, et une augmentation du temps de pause.

Crédits photo : Álvaro Ibáñez

Coup de gueulePolitique

Des milliers de personnes ont défilé ce dimanche 21 septembre 2014 un peu partout dans le monde à l’appel de plusieurs ONG afin de peser sur le sommet de l’ONU dédié au changement climatique et qui débutera le mardi 23 septembre à New-York. Une “marche du peuple pour le climat” qui aura regroupé plus de 5.000 manifestant à Paris (25.000 selon les organisateurs).

L’événement se tenait dans le cadre d’une marche mondiale pour le climat, autoproclamée “plus grande mobilisation citoyenne jamais organisée sur l’enjeu climatique“. Plus de 2 500 défilés étaient prévus dans 158 pays, de Melbourne à New York, en passant par New Delhi, Berlin, Londres et Vancouver.

A Paris, 4.800 personnes selon la police, parmi lesquelles la navigatrice engagée Catherine Chabaud, la patronne des Verts Emmanuelle Cosse, l’ancienne ministre écologiste Cécile Duflot ou le chanteur Patrice étaient venus manifester. Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète, a pris la parole sur une scène installée devant l’Hôtel de ville, sur laquelle figurait la banderole “Paris marche pour le climat“. “Hier on pouvait dire qu’on ne savait pas. Aujourd’hui on sait. Le changement (climatique) est déjà en marche“, a notamment déclaré Nicolas Hulot, qui la veille avait sonné “la mobilisation générale” dans les colonnes du Parisien. Ce mouvement a également été suivi dans plusieurs villes de provinces dont Bordeaux, Lyon et Marseille.

Lors d’un entretien avec de plusieurs ONG écologistes, le président français avait réaffirmé l’engagement de la France “pour obtenir l’accord universel sur le climat dont la communauté internationale a besoin de façon urgente“. François Hollande qui sera présent au côté de 120 chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier pour reprendre des négociations internationales sur le réchauffement climatique, cinq ans après l’échec de la conférence de Copenhague.

Crédits photo : Christian Aubry

Coup de gueulePolitique

Plusieurs manifestations culturelles toulousaines risquent d’être perturbées par le mouvement de contestation des intermittents. Le festival Rio Loco et la programmation de certaines salles de théâtre sont actuellement toujours incertains. Une assemblée générale doit se tenir ce mercredi pour décider de la suite du mouvement.

La colère des intermittents s’est donc propagée en province. Après plusieurs manifestations en région parisienne, c’est aujourd’hui la ville rose qui est touchée. Contestant ainsi une possible remise en cause de leur statut, de nombreux professionnels du monde du spectacle ont voté la grève à Toulouse.

Premier concerné par ce mouvement, le festival Rio Loco qui avait rassemblé près de 125 000 spectateurs lors de l’édition 2013, pourrait voir certains de ses spectacles annulés faute de personnels. Ce fut déjà le cas pour la soirée spéciale d’hier mardi 10 juin organisée en partenariat avec un banque et l’hôpital Sourire. Rappelons ici que sur les 624 salariés du festival, 74 dépendent du régime des intermittents.

L’ensemble des théâtres de la ville rose devrait également souffrir de ce mouvement. Comme l’explique Eric Vanel, coordinateur du théâtre du Grand Rond et délégué régional du syndicat national des arts vivants, “leurs directeurs ont décidé eux-mêmes de se mettre en grève parce que le mouvement concerne aussi bien les employeurs que les employés”. Les salles du Grand Rond, Le Hangar, Le Ring, le Chien Blanc, du Pont Neuf, du Pavé, du Fil à Plomb et la Cave Poésie ont ainsi pris part au mouvement.

Crédits photo : David Olivari