Coup de gueulePolitique

La Maison des syndicats est la dernière salle en date a avoir été prêté à des membres de l’extrême droite la plus radicale

Ce 26 octobre des militants du Gud et des néo-nazis montaient la garde devant une salle prêtée par la mairie de Nantes. Ces derniers protégeaient la conférence de l’auteur fasciste Laurent Obertone. Des policiers cagoulés et lourdement équipés étaient là pour leur prêter main-forte. Cette salle municipale n’est pas la première que la maire « socialiste » de Nantes prête à ce genre d’individus.

Un fasciste dans la maison des syndicats ?

Laurent Obertone appelle de ses vœux une guerre civile, un « effondrement ». Pour lui la guerre civile arrive et sera le fruit du communautarisme. L’homme prône le retour à une France ethniquement homogène. Selon lui l’insécurité, les maladies et la « baisse du QI des français » sont à lier à l’immigration. L’homme est la coqueluche de toute la fachosphère, des plus modérés aux plus virulents.

Le plus honteux est que cette réunion publique ait été organisée dans la Maison des Syndicats. Comment ne pas y voir une provocation de la part de la mairie qui laisse des fascistes entrer dans un bâtiment qui abrite les organisations sociales et syndicales. De plus les militants syndicaux n’ont évidemment pas été prévenu de la venue de ce personnage. A quel jeu dangereux joue donc la mairie ? Ces militants d’extrême droite qui s’en prennent régulièrement aux militants de gauche et aux syndicalistes sont invités dans les lieux d’organisation des gens qu’ils attaquent. Souvenons-nous de la tentative d’homicide sur deux adolescents en mai 2017 ; ces derniers étaient supposés être des « antifa » pour des membres du Gud.

Un problème récurrent

La CGT et Solidaires ayant protesté la mairie a finalement proposé à Obertone de tenir sa réunion dans la salle de l’Égalité. Loin d’empêcher cette réunion la mairie a donc fourni un autre bâtiment municipal aux fascistes ainsi qu’une protection policière. Sans la protestation des organisations syndicales la mairie n’aurait pas bougé. Ce n’est pas la première fois qu’un problème de ce genre arrive. Les militants d’extrême droite Le Gallou, Alain Soral, Renaud Camus et des militants du FN se sont vus prêter des salles par la mairie de Nantes.

A chacune de ses réunions, l’extrême droite en profite pour se rassembler dans une ville qui lui est peu acquise et pour commettre des agressions en marge de ces évènements. La mairie faisant à chaque fois mine d’ignorer l’identité des militants ou le responsable ayant accepté de prêter ces salles. Rappelons certaines des attaques fascistes à Nantes pour faire bonne mesure ; attaque à un main armé d’un bar cet été et tentative d’incendie d’un squat de migrant. L’attaque la plus grave reste l’agression de deux jeunes en mai 2017. Peut-être serait-il temps de cesser de faire la sourde oreille.

Nantes, imprimante 3D, immobilier
Politique

Un logement social de 95m² va être construit pour la première fois en France grâce à l’utilisation d’une imprimante 3D. Un habitat social aux performances thermiques élevées.

Est-ce que l’imprimante 3D est l’avenir de l’immobilier à caractère social ? Certainement car la technologie offre deux grands avantages : la rapidité et l’efficacité thermique. Pour cela, il faudra encore patienter quelques mois puisque la toute première maison construite grâce à une imprimante 3D sera édifiée au cours du mois de Septembre. Un projet qui est le fruit d’une collaboration entre la Nantes Métropole Habitat, la Caisse des Dépôts et des consignations, l’Université de Nantes, le CNRS, l’Ecole centrale et le Laboratoire des sciences du numérique L2SN. BatiPrint 3D est le nom donné à ce robot de 4 mètres qui va déposer plusieurs couches de mousses polyuréthane, le tout guidé par capteur laser en suivant les plans préalablement conçus.

Rapidité et efficacité thermique

Une maison de 5 pièces au total, pour 95m² de surface habitable sera ainsi bâtie. Et ce logement social présent déjà des avantages de par son mode de conception : “L’objectif c’est qu’il n’y ait pas besoin de chauffage. Il n’y aura pas de coins. Donc, pas de pont thermique pour faire entrer le froid” comme l’explique Benoit Furet, chercheur à l’Université de Nantes. Pas de perte de chaleur, pas de note de chauffage donc. Et c’est sans compter sur la rapidité de construction qui plaide également en faveur de l’imprimante 3D, le directeur innovation et évolution chez Nantes Métropole Habitat Luc Stéphan explique à cet égard : “Globalement, on est sur des murs en deux jours… c’est très peu par rapport aux techniques classiques où il faut compter une à deux semaines”

L’imprimante 3D signe-t-elle ici la fin du travail des maçons ? A priori non car après une phase de formation, ils seront affectés au pilotage de ce robot d’un nouveau genre. Et ils devront par ailleurs couler du béton dans les parois de la maison, chose que l’imprimante ne peut encore réaliser.